Pénin est en l’an 2006 une petite commune rurale du Ternois,
comptant 356 habitants (sources INSEE 1993), dont 213 électeurs, 105 maisons.
Le village est situé dans le triangle St-Pol, Aubigny-en-Artois,
Avesnes-le-Comte, au croisement des départementales 77 et 82, non loin de la
R.N. 39 Arras-Littoral, à mi-chemin entre deux grandes localités : St-Pol (14
km) et Arras (22 km), respectivement chefs-lieux d'arrondissement et de
département. La ville la plus proche est le chef-lieu de canton
Aubigny-en-Artois : 9 km. La poste est à Tincques (4 km).
Pénin se trouve entre les 50ème et 51ème degrés de latitude Nord.
Le méridien de Paris passe à Saint-Pol.
L'altitude moyenne est de 133 m.
Un hameau : Doffines, situé à environ 1,5 km du village, entre
Pénin et Izel-les-hameau.
La superficie du terroir de Pénin avoisine les 900 ha. C'est le
2ème du canton.
On trouve dans les registres de délibérations du Conseil municipal
l'année 1819, un rejet de proposition visant à rattacher Pénin et Averdoingt en
une seule commune.
Fête communale (la "ducasse" de "dédicace",
fête du saint patron de la paroisse) : le deuxième dimanche de juillet.
Parmi les curiosités du village, la motte féodale, le château,
puis l'église où est conservé un bas-relief intéressant, et un mégalithe,
polissoir néolithique vieux de 10 000 ans, placé
sur le parvis.
TOPONYMIE : UN
HYDRONYME
On accordera que c'est pousser trop loin l'amour du latin et de la
mythologie que de torturer le nom de Pénin pour y découvrir les dieux Pénat
comme l'ont fait déjà certains étymologistes qui se sont penchés sur la
question de l'origine de ce nom (Harbaville).
Aussi loin que l'on remonte, le toponyme ne semble pas avoir subi
de variations notables, à part la perte de l'accent, dont la faute incomberait
aux machines à écrire qui n'accentuent pas les capitales (une seule des plaques
Michelin placées à l'entrée de la commune respecte l'accent).
1155 T Etrun : Pénin 1200
C Aubigny : Pénin 1275 : Penyn 1290 : T chap. d'Arras : Penin
1309 A d'Artois : Pénin.
Pas d’étymologie commune avec Espinehem, Ospinehem, Spinehem ou
Epainchen, hameau de Roëllecourt (P-de-C), qui se prononce "épenin"
dans le patois local. Certains ont avancé qu’il s’agissait d’un Epenin qui
aurait subi l'aphérèse, perdu son "é". Comparer avec Les Pénins,
hameau de la Nièvre. Dans ce dernier cas, le radical spina signifie en latin
épine. Le toponyme désignerait alors un lieu où poussaient en abondance les
buissons épineux, l'aubépine.
Par ailleurs, en gaélique, pen = montagne (la colline sur laquelle
on édifia la motte, puis l'église ?). C'est l'explication que donne Monsieur
Ricouart. Hypothèse à rejeter.
D'autres toponymistes (Dauzat) ont avancé une origine patronymique
: un nom mérovingien en "in" dérivé de Peninius, nom d'homme latin,
ou un nom d'homme germanique : Penning, variante de Benning. Cette
hypothèse est également à rejeter. Mais les Germains ont peut-être ici leur mot
à dire...
La première germanisation
du Nord de la Belgique, nous rapporte Gysseling, n'est pas l'oeuvre des Francs
au Vème siècle. La germanisation des régions de langue néerlandaise est
essentiellement due aux envahisseurs germaniques du VIème siècle avant notre
ère. Notre patois présente certaines affinités avec la langue germanique. Autre
souvenir de nos lointains ancêtres, "Marie Grauette", qui servait
autrefois à éloigner les enfants des puits n'est que le prolongement de la
"Meergrau", génie des eaux chez les Germains. Les Celtes, les
"Gaulois" de nos livres d'Histoire, sont arrivés à l'âge du fer, vers
- 1200. Ils furent bousculés et expulsés du Nord de la Gaule vers - 400 par
d'autres celtes germanisés, les Belges. Ils parlaient, dans les territoires
bornés au sud par la région de la Canche et par les Ardennes, l'Eifel et les montagnes
de l'Allemagne centrale, une langue qui était intermédiaire entre le germanique
et le celtique, et se rapprochait surtout de l'italique. Elle se caractérise
entre autres par le maintien du "p" indo-européen qui, en germanique,
est devenu "f", et en celtique une aspiration "h", dans des
noms d'établissements munis du suffixe "io" ou "inio".
Pénin serait un hydronyme pré-romain ; c’est l’hypothèse la
plus vraisemblable : Pénin, remontant à Péninio, serait dérivé d'un mot qui
survit également dans le nom de Peene, ruisseau arrosant Noordpeene et
Zuytpeene (Nord). Cette hypothèse est confortée par l’archéologie. Le village
primitif, comme on le voit au chapitre suivant, s’est implanté au bord d’un
cours d’eau : la Scarpe.
UNE
ORIGINE TRÈS ANCIENNE : LE PALÉOLITHIQUE
La Scarpe, affluent de l'Escaut arrosant Arras et Douai, prend sa
source à Berles-Monchel. Mais si on suit une vallée sèche, une succession
d'anciens fossés qui ne sont plus entretenus de nos jours, on arrive à
Béthencourt, hameau de Tincques. Cette vallée sèche est inondée en hiver, quand
la terre est gorgée d'eau. Certaines années très humides, comme ce fut le cas
en hiver 1995, d'autres sources se remettent à donner de l'eau, près du
"Bois Madame" au lieudit "les chaudières". Chacun sait qu'à
cause du pompage intensif dû aux besoins toujours croissants en eau de nos
cités, le niveau de la nappe phréatique a baissé. La Ternoise, qui prend de nos
jours sa source à St Michel, sortait autrefois de terre à Ternas. Nos sources
apportaient autrefois leurs effluents à la Scarpe. C’est au bord de cet ancien
cours d’eau, le « Fleurin » que devait se dresser le village
originel, aux abords de la nationale Arras-Saint-Pol. Pénin serait bien un
hydronyme. En 2001, année très pluvieuse, le Fleurin a coulé de janvier à août
sans interruption. D'après les anciens, le Pénin primitif s'étendait au temps
jadis non loin de l'ancien moulin à huile. A l'automne, le laboureur remonte à
la surface des débris qui prouvent qu'il y eut là des habitations. On y trouve
parfois des outils en pierre taillée. Augustin Flippe se souvient d’y avoir
ramassé aux temps de sa jeunesse, de jolis bifaces qu’il s’empressait de porter
à son professeur d’Histoire au collège saint Louis. Yvan Macron y a trouvé une belle amande, un peu épointée,
qu'on peut dater de l'acheuléen moyen (+ ou - 100000 ans, industrie de
l'homo-erectus), et une petite meule à grain.
LE
NEOLITHIQUE
Signalons les lieux-dits "Les Bises-Pierres" et "La
Grosse-Borne". Il s’agit peut-être de l'emplacement de monuments
mégalithiques remontant à la fin du néolithique, il y a 10 000 ans. De tels
monuments jalonnent généralement les itinéraires néolithiques, le néolithique
étant une période caractérisée par la naissance de l’agriculture et du
commerce). On peut encore voir un polissoir de l'âge néolithique : la
"pierre Saint Martin".
Entre le hameau de Doffines et Berles-Monchel, existe un lieu-dit
"Le Pas de Saint-Martin". Cette appellation est due à une légende
sans doute vieille d'une douzaine de siècles, remontant aux temps de
l'évangélisation de nos campagnes vers le VIIème siècle. Elle raconte que saint
Martin, ce célèbre saint tourangeau qui, au IVème siècle, partagea un jour son
manteau avec un pauvre, de passage dans la région (?), emprunta le petit chemin
dit "d'Aubigny" (supprimé en 1975). Le cheval du saint aurait fait un
faux pas sur une grosse pierre et y aurait laissé l'empreinte de sa glissade.
On retrouve cette légende dans plusieurs communes du département : à Aumerval
et à Molinghem. La pierre fut découverte par un fermier du village labourant
son champ. Le cultivateur, voulant débarrasser son terrain de cet encombrant
témoin, le ramena à la ferme de Doffines. Dès ce jour, ses animaux commencèrent
à dépérir, puis à mourir. Il attribua la cause du désastre à la pierre qu'on
soupçonna douée d'un pouvoir surnaturel. Il la ramena à son point de départ.
Une chapelle à la dévotion de Saint-Martin fut édifiée à son emplacement et
notre grès placé au milieu. Cet édifice fut rasé en 1685, nous dit-on dans le
terrier de 1698. Seul subsistait le grès.
En janvier 1972, à l'occasion d'un labour profond, un cultivateur
a exhumé avec sa charrue au lieudit "Le Pas St-Martin", de nombreux
matériaux de construction (pierres de taille, grès, silex), vestiges de l'édifice.
Sur le labour, ces débris affectaient la forme d'un quadrilatère de 16 mètres
sur 10, sans cloisonnements intérieurs. Un rapport envoyé à la Commission
départementale des monuments historiques reconnaissait là les fondations de la
chapelle St-Martin. La pierre devait continuer à dormir sous 1,50m de terre,
jusqu'au début de 1975.
A cette date figurait dans les travaux prévus au remembrement, le
comblement du petit chemin d'Aubigny. La machine chargée de l'opération,
ramenant pour cela de la bonne terre d'un champ contigu, afin de niveler, mit à
jour plusieurs gros grès, et un conducteur d'engin ramena dans la benne, un
énorme bloc de grès, long de 2,30m, large de 0,90m, épais de 0,50m, pesant
environ 2 tonnes et affectant une forme irrégulière. Voilà qui accréditait la
légende... Mais qu'en est-il exactement ? Tirons un peu le vrai du faux. Notre
pierre semble provenir des nombreux bancs de grès landénien encore exploités à
Pénin au siècle dernier. Il présente sur sa face supérieure deux plages polies
mesurant l'une 60 cm de longueur, l'autre 35 cm, sur une largeur de 4 à 11 cm.
Plus loin, la "glissade", une fente de 10 cm de long et 2 mm de large
semble avoir servi à l'affûtage de tranchants de haches ou d'outils de l'époque
néolithique, tandis que les surfaces, d'un poli exceptionnel, auraient servi au
polissage de ces mêmes haches. C'est un "polissoir". On en trouve 4
dans le Nord : à Aubenchel-au-bac, Féchain, Ors et Solesmes ; 2 dans la Somme :
à Assevillers et Béhencourt.
En 1979, en creusant une fosse pour enterrer une citerne pour une
pompe à essence en face de la maison POYTEAU rue de Maizières, non loin de
l'église, un terrassier a eu la surprise de voir apparaître sur sa pelle, un
hachereau du néolithique en jadéite, pierre très dure, très dense, à grain fin
et de couleur vert olive, qu'on ne trouve pas dans la région. Les haches en
pierre taillée qu'on retrouve dans nos contrées sont en silex. La plupart des
haches en pierre polie (plus rares) sont également en silex, mais on en trouve
quelquefois en jadéite, comme la nôtre, provenant probablement d'Armorique,
sinon de Sardaigne. Des courants commerciaux existaient en effet entre la
Méditerranée et la Mer du Nord. Pénin se trouvait sur la piste qui menait en
Grande-Bretagne, la route de l'étain au chalcolithique...
Notre hache a peut-être, qui sait, été polie sur la pierre
St-Martin... C'est peut-être à tort que nous appelons souvent ce genre d'outil
"hache". C'est peut-être un outil aratoire, le soc d'une charrue
primitive ?
C'est au néolithique que les hommes se firent cultivateurs. Cela
semble être une hache votive, car elle ne semble pas avoir servi. Elle peut
avoir été enterrée là à l'âge du bronze.
Les légendes, partie intégrante du folklore de nos campagnes,
n'ont actuellement que le mérite de faire sourire ; cependant, il faut
considérer qu'elles ont toutes une base certaine, et qu'elles n'ont de faux que
leur interprétation. En ce qui concerne la légende de St Martin, révélons
qu'elle trouve son prolongement dans un dicton de Givenchy-le-Noble, village
voisin de quelques kilomètres, dans lequel il est dit "Qu'il ne faut pas
aller à Pénin pendant la neuvaine de Sainte-Brigide, parce que les vaches y
meurent". Cette neuvaine se place pendant la 2ème quinzaine de janvier, ce
qui signifie, d'une part que les animaux de Pénin sont morts à cette époque de
l'année, et d'autre part que les gens de Givenchy n'ignoraient pas le caractère
épidémique de cette maladie.
Présentant des marques mystérieuses, notre fameuse pierre a
peut-être servi, avant le VIIème siècle, à l'exercice des cultes du moment
(autel druidique ?). Elle a été amenée sur le parvis de l'église et sert aujourd'hui la cause du tourisme.
LES 13 BOSQUETS
Ce fut César qui conféra le nom de "Belges" aux Gaulois
de notre région, sans doute par association d'idée avec Belga, ce chef qui
avait conduit l'une de leurs expéditions en Grèce. Les Belges donnèrent du fil
à retordre aux légions romaines. Rappelons cette phrase célèbre de César :
"Fortissimi sunt Belgae..." (De tous les peuples de la Gaule, les
Belges sont les plus braves.). La conquête de la Belgique se situe vers - 52.
Nous appartenions à l'une des 8 tribus belges : les Atrébates.
Les Belges qui harcelaient les légions de César se réfugiaient
dans les vastes forêts qui couvraient le sol de notre pays. La région était,
dans l'Antiquité, couverte de grandes forêts, peu habitées, séparées de steppes
herbeuses et sillonnées par des vallées marécageuses, l'ensemble formant un sol
peu favorable à une forte occupation humaine. Son souvenir s'est conservé dans
la toponymie des villages comme Lambres, St-André-au-Bois, St-Rémy-au-Bois,
St-Josse-au-Bois, Beaurains (Belrem -rem = bois), Lespinoy. Les cartes montrent
encore, dans la microtoponymie, les traces de ce caractère boisé, se traduisant
par des lieux-dits l'Épine, l'Épinette, le Fay. Marc Bloch a évoqué ces bois
humanisés dès le Moyen Âge : pleins de clairières cultivées (Lignereuil =
clairière au lin), de bûcherons, de boisilleurs, de charbonniers, de bétail
paissant ou croquant des glands...
Les défrichements du Moyen Âge, conduits parfois par des abbayes,
sont à l'origine même du Comté de St Pol. Il s'est formé à partir d'une unité
géographique : plateaux calcaires couverts par la forêt trouée de prairies
naturelles ... pays au sol pauvre, la "deserta silvarum terra
Morinorum", zone forestière s'opposant à toute pénétration extérieure.
C'est grâce au défrichement monastique que le Comté de St Pol a pu se
développer à partir du XIème siècle (Abbayes St Vaast, Abbaye d’Etrun, Abbaye
de Clairmarais). De nombreuses communes ont conservé des lambeaux de cette
forêt primitive.
Il subsiste des bribes de ce tissu forestier, autrefois important.
Le village était autrefois environné par quelque 13 boqueteaux
("boquets" dans le patois local) : bosquet Brodel (supprimé), bosquet
Brûlé, bosquet Dérodé (XVIIIème ; un
bois dérodé est un bois débroussaillé, débarrassé de ses ronces), bosquet
Chevalier, bosquet Gaillard, bosquet Guislain, bosquet Tincques-Piessante,
bosquet Tranquil. Il en reste quelques uns : le bosquet Baron et le bosquet
L'antonne dans la section ZD, le bosquet Zozo et le bosquet Haté dans la
section ZH, le grand bosquet Madame et le petit bosquet Madame dans la section
ZC, le bosquet des Quatre et le bosquet Mademoiselle dans la section ZE. Ces
boqueteaux, qui se trouvaient tous au Nord de Pénin, constituaient un tissu
forestier important qui se prolongeait par le bois des Hérombus à Averdoingt
(lieu-dit "Le sentier des Hérombus" à
Pénin, section ZC).
UNE VOIE ROMAINE
Sous le règne de Claude, de 41 à 54, Thérouanne fut élevée au rang
de colonie romaine, étape sur la route du Boulonnais, base de départ vers la
Grande-Bretagne, à égale distance de la cité d'Arras (Nemetacum) et Boulogne,
et en même temps de Tournai et Cassel, autant de points forts des lignes de
défense romaines. Pendant cette période, empruntant ce qui n'était que des
pistes au néolithique, les Romains renforcèrent les lignes de communications
entre les différentes garnisons, constituant l'admirable réseau routier qui
reste la base du réseau actuel. La voie Thérouanne-Amiens traverse notre
village, passant par cette série de petits chemins rigoureusement alignés qui
forment les limites communales de Bailleul-aux-cornailles, Pénin,
Avesnes-le-Comte (site gallo-romain important) et Barly, pour rejoindre à La
Cauchie, un peu avant Thièvres, la voie d'Arras à Amiens (très net sur la carte
au 25 000ème) (la route d'Averdoingt à Villers-sir-Simon) .
Les voies romaines étaient jalonnées de bornes milliaires (un
mille romain valait 1480 m) hautes de deux à trois mètres. Le souvenir d'une
telle borne s'est-il perpétué dans notre lieu-dit "La grosse borne"?
(lieu-dit situé à vrai dire assez loin de notre voie).
L'étude des noms des villages de la région donne à penser que les
Romains ont eu une certaine influence dans la région. Alors, quels sont nos
ancêtres ? Gaulois ? et pourquoi pas Romains puisque la domination romaine
s'est exercée pendant des siècles avec la présence d'une colonie romaine sans
doute importante (de 50 av. J.C. à 406), ou franque à partir de 410 environ ?
Le premier chef connu des
Francs est Ricmer, roi des francs saliens. Le premier roi de tous les Francs
est dans une certaine mesure à l'origine de la dynastie mérovingienne, donc de
la monarchie française. Son fils Theudemer s'installe dans la région de
Thérouanne. On le trouve roi de Thérouanne de 409 à 414. Guermond, roi de Tongres, qui lui succède,
est roi des Francs de 419 à 427.
Vers 431, le roi de Thérouanne Clodion le chevelu, arrière-grand-père
de Clovis, s'empare de Tournai et devient le roi de tous les Francs. Les Francs
saliens se répandent jusqu'à la Somme. Thérouanne, plus que la capitale du
Ternois, devient un centre régional. Il le sera jusqu'à sa destruction par
Charles Quint en 1553.
Les chemins qui aboutissaient à Thérouanne perdirent de leur
importance après le XVIème, mais on peut les retrouver en consultant la carte
de l'I.G.N., qui reproduit les sentiers qui existaient encore à une époque
récente. Si Charles Quint ne l'avait pas détruite, Thérouanne serait à l'heure
actuelle l'une des plus grandes villes de la Région.
AU IXème SIÈCLE : LES
RAIDS NORMANDS : LA MOTTE FÉODALE
Les vingt dernières années du IXème siècle furent marquées par les
ravages des Normands. Certaines villes du Nord rappellent ces pirates par un
cortège annuel de géants.
En 860, des pirates normands (Danois ?) débarquèrent dans
l'embouchure de l'Yser : ils ravagèrent le Comté de Thérouanne. Installés à
Boulogne, Courtrai et Gand, les Normands remontaient les nombreuses rivières de
la région, pillaient les villes et les monastères.
En 879, une armée normande (quelques centaines, au plus un millier
?) débarque sur nos côtes entre Boulogne et Calais. Le Ternois est ravagé en
879, puis en 881.
Les rois carolingiens se montraient incapables d'organiser la
lutte contre les Normands. Aussi, sous la conduite de petits seigneurs locaux,
la population prit en main sa défense. Le petit-fils de Charles-le-Chauve,
Louis III, les mettra en défaite le 3 août 881 à Saucourt, hameau de Nibas, au
sud de St-Valéry-sur-Somme (la commune de Saucourt-en-Vimeu n'existe pas ;
c'est une erreur des historiens). Ce succès sera célébré dans le Ludwigslied,
un des premiers grands textes de la littérature allemande. Les annales de
l'abbaye St-Vaast font le récit de la première grande défaite normande. C'est
le sujet d'une chanson de geste "Gormond et Isembart" (peut-être plus
ancienne que la chanson de Roland). Louis fit construire une forteresse à
Etrun-sur-l'Escaut, entre Cambrai et Valenciennes.
Carloman succéda à son frère Louis en 882. En 883, les pillages
reprennent (mise à sac et incendie de la cathédrale d'Arras). Les Annales de St
Vaast nous rapportent : "Les Francs se préparent à résister en
construisant des fortifications, afin d'interdire aux Normands l'usage des
cours d'eau". A cette époque, les châteaux forts étaient construits en
bois (Il faudra attendre les XIIème et XIIIème siècle pour voir s'imposer la
pierre). Quelques semaines suffisaient à la construction de telles mottes. On
amoncelait une grande quantité de terre qu'on tirait en partie du grand fossé
qu'on creusait sur son pourtour. On entourait la plate-forme d'une palissade de
planches assemblées avec une extrême solidité et formant un rempart. Dans cette
enceinte, on construisait une forteresse en bois d'où on contrôlait les
alentours.
Dans un pré au nord de l'église (la ferme du Chapitre d’Arras), on
peut encore voir une belle motte féodale à plate-forme. Beaucoup de mottes
féodales ont été édifiées, comme la nôtre, à proximité d'une ancienne voie
romaine réutilisée au Moyen Âge. Terninck la qualifie à tort de
"tumulus". Il est difficile de la dater avec certitude. La nôtre est
du type motte avec basse-cour. Elle se trouve au centre du village, à 75 m à
l'ouest de l'église. Elle est proche de la route venant de Villers-Sir-Simon et
de la R.N. 39 d'Arras à Montreuil. Sur le cadastre ancien, une parcelle
s'appelle "au dessous de la motte". La motte est en sommet de
versant, à 135 m d'altitude en position dominante, avec vue sur les environs,
dont Averdoingt.
Notre motte, tronconique, est très bien conservée, malgré quelques
petites modifications. La plate-forme est plane, de 27 m de diamètre ; les
versants sont raides. Sa hauteur maximum est de 4 mètres. Les fossés sont très
visibles et larges de 17,50 m en haut, et de 4,40 m au fond. La coupe affecte
une forme générale en U. La basse-cour correspond à l'emplacement de la ferme à
cour carrée au nord-est. De gros grès y ont été trouvés. La motte de Pénin est
un pré à l'heure actuelle.
La région ne sera débarrassée du péril normand qu'en 891. Le siège
infructueux de Saint-Omer en 892, marque la dernière incursion des Vikings.
Après l'An 1 000, l'émiettement en fiefs des grandes principautés
féodales aboutit à la multiplication de ces mottes. On les trouve près des
grandes voies de circulation qu'elles contrôlent. On en trouve non loin de
Pénin à Aubigny-en-Artois (2), Averdoingt, Avesnes-le-Comte,
Bailleul-aux-cornailles, Beaufort-Blavincourt, Camblain-l'Abbé, Denier, Estrée-Cauchy,
Hermaville, Lattre-Saint-Quentin, Tincques. (cf.: "Dictionnaire des
châteaux et fortifications du Moyen Âge" par Charles Laurent Salch aux
éditions Publitotal).
La frontière séparant deux principautés féodales était renforcée
par une succession de fortins de ce type.
Pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale, une
galerie-abri fut percée dans la motte féodale, la trouant de part en part. On y
a retrouvé les ossements d’un cheval enseveli là par les troupes en 1914-1918.
Pour avoir une idée de ce qu’était une motte féodale au IXème
siècle, on peut visiter le château à motte reconstitué à 49480
St-Sylvain-d’Anjou, au nord d’Angers. Ce site est unique en Europe. C’est assez
impressionnant. En le visitant, vous faites un bond d’un millénaire en
arrière !
Ricmer,
roi des francs saliens.
Teudemer,
roi de Thérouanne de 409 à 414 ; roi de tous les Francs ;
épouse
Blesinde de Cologne (375-418).
Clodgard
I, dit Clodion le chevelu, Roi de Thérouanne de 414 à 447, roi de Cambrai, roi
de tous les Francs, épouse Ildegonde de Cologne.
Ragnhard
I ou Racagnaire, roi de Cambrai + 467.
Richard
1er d'Arras, tué par Clovis en 510.
Richard
II, Comte d'Artois.
Richarianne,
née vers 530, épouse Richard, Comte de Brandebourg.
Sigebert,
Comte de Ponthieu, cité en 613.
Thierry
1er, Comte de Ponthieu, cité en 640.
Walmar
de Boulogne et de Ternois, cité de 656 à 688.
Thierry
II, Comte de Ponthieu, cité en 730 et 734.
Walbert,
Comte de Lommois, épouse la fille du Comte de Ponthieu et devient
lui-même
Comte de Ponthieu.
Ingelbert
+ 814, Comte de Ponthieu, duc de Francie maritime, épouse Berthe, fille de
Charlemagne.
Hardnit
+ 826, Comte de Ponthieu de 814 à 826.
Hugues
I, Comte de Ponthieu de 836 à 882, épouse Adelinde de Vermandois, soeur de
Pépin II, petite-fille de Helgaud de Boulogne.
Helgaud,
Comte de Ponthieu et de Ternois de 882 à 926.
Heluin
II, Comte de Ponthieu et de Ternois de 926 à 945 (+).
Roger
1er, Comte de Montreuil, Comte de Ternois de 937 à 957 (règne).
Guillaume,
Comte de Montreuil et de Ternois
+ vers 980
Hugues
1er, premier Comte du Ternois indépendant de 979 à 990.
Anselme
990-1003
Hugues II
1003-1034
Roger
1034-1067
Hugues
1er Candavène Comte de St-
1067-1070
Hugues
II Comte de St-Pol + 1130
Hugues
III Comte de St-Pol + 1141
Enguerrand Comte de St-Pol + 1150
Anselme
(frère d'Enguerrand)
Hugues
IV, qui prit part à la 4ème croisade et mourut en 1205
Elisabeth,
qui épousa Gaucher de Châtillon
Par
la suite, le Comté de St-Pol passe aux Luxembourg.
Voilà
qui aidera peut-être à mieux comprendre la dévolution de la seigneurie de
Pénin.
Notre petit pays se trouvait "in pago Atrebasenti",
faisait partie du pays des Atrébates (groupés autour d'Arras). Au IVème siècle,
on distingua le pagus Bononensis (Boulogne) et le pagus Tervannensis
(Thérouanne) dont le sud, drainé par la rivière de la Ternoise, deviendra notre
Ternois. Cette entité géographique correspond à l'ancien arrondissement de
Saint-Pol.
Elle s'est rattachée pendant longtemps soit au Comté de Boulogne,
soit au Comté de Ponthieu, soit au Comté de Vitry. C'est en 979 qu'apparaît la
lignée des Comtes du Ternois indépendant. Par la suite, le Comté de Saint-Pol
passe aux Luxembourg.
La dévolution ancienne de la seigneurie de Pénin est très obscure.
Aucune mention n'est faite, dans les chartes des chevaliers de ce nom, mais on
trouve dès le XIVème siècle près de Lillers une famille "de Pénin",
issue peut-être des premiers seigneurs de l'endroit. Ces Pénin étaient écuyers
et hommes de fief du château de Lillers. Galter de Pénin est témoin d'une
charte de donation au prieuré d'Aubigny en 1282. Possédaient-ils encore quelque
chose de la seigneurie dont ils portaient le nom ? On l'ignore. Walleran de
Pénin, demeurant à Brebières, est anobli en 1470. Il portait : "D'azur à 3
bandes d'argent". Ces armes pourraient être revendiquées pour servir de
blason communal. Elles sont représentées par un très joli décor floral sur un
petit massif derrière l’église.
En 1320, Roger de Longueval (page 8), chevalier, est seigneur de
Pénin en partie. Son bisaïeul Baudoin avait accompagné saint Louis aux
croisades en 1270. Roger habita Pénin de 1320 à 1350. Le généalogiste de la
famille DE LONGUEVAL nous fait remarquer que la terre de Pénin était à cette
époque possédée par la famille de BETHENCOURT. Il s'y fixa sans doute à
l'époque du mariage de son fils. Il fonda deux obits. De son mariage avec N. DE
GOUY, fille du seigneur de Gouy-en-Artois, il eut trois fils, dont le plus
jeune, Guillaume, est signalé en 1371 par Froissart à cause de sa bravoure. Il
est à noter qu'un certain Hanotinus de Longueval vivait déjà à Pénin en 1172 ;
d'après Dom Gosse qui a écrit la généalogie des Longueval d'où ces notes sont
tirées ; la généalogie des Longueval de Dom Gosse est en 1988 propriété de Monsieur
Jean Paul LONGUEVAL à 62170 MONTCAVREL, non loin de MONTREUIL.
En 1389, son fils Gilles de Longueval, seigneur de Pénin en
partie, acheta le fief de la Vasserie, sis à Pénin, et y fonda un obit. Il
épousa Agnès de BETHENCOURT. Il aurait eu son tombeau dans l'église de Pénin.
Son fils, Hugues de Longueval, seigneur de Pénin en partie, sieur
de la Vasserie dont il releva le fief acheté par son père, fut homme d'armes
des Ordonnances de France. Il mourut au village de Lattre-St-Quentin (62), où
il avait des propriétés.
De son mariage avec Antoinette d'Assignies, il eut quatre enfants.
Son second fils fut : Antoine de Longueval, seigneur de Pénin en partie,
d'Ecourt-St-Etienne au pays de Namur en Belgique. Il hérita du fief de la
Vasserie à la mort de son frère aîné, fut homme d'armes des ordonnances de
France sous le commandement des Comtes de Vendôme. L'historien Molinet le cite
parmi les guerriers qui se signalèrent le 25 juillet 1487 à la journée de
Hinges ou des fromages. Il combattait sous les ordres de Philippe de Clèves,
duc de Gueldres, et du comte de Nassau. Il épousa Jeanne d'Abbeville. De cette
union naquit : Jean de Longueval, sieur de la Vasserie. Il quitta Pénin vers
1540 pour demeurer à Béthonsart. Il servit sous Charles Quint, qui avait hérité
de l'Artois des ducs de Bourgogne. Il fut fait prisonnier de guerre par les
Français et conduit à Doullens où il mourut. Il avait épousé Anne Horix. Sa
famille fut victime des dissensions entre François 1er et Charles Quint.
En 1473, la "terre et seigneurie" de Pénin appartenait à
la famille de Wavrin, seigneurs de Lillers. On peut se demander si ceux-ci ne
l'avaient pas acquise de leurs vassaux. Ce fief ne comprenait alors que 35
mesures de bois (15 ha) et quelques rentes en argent et en nature.
En 1569 (rôle des Centièmes), Pénin faisait partie de la baronnie de
Rollancourt. Le terrier de 1708 confirme cette situation.
En 1607 naquit (à Pénin ?) Jean-Charles de LONGUEVAL de la
VASSERIE qui fut le 13ème évêque de Saint-Omer. Il mourut en 1675
avant d’avoir obtenu ses bulles du pape . Il fut inhumé en haut de la nef
latérale de gauche près de le chapelle de St Blaise, avant dernière chapelle
latérale côté nord. Une dalle marquait l’endroit de sa sépulture et portait ses
armoiries, mais elle a disparu à la révolution.
Il y a une famille qui pourrait se rattacher à celle des LONGUEVAL
d’Artois : les SANSON dont les membres furent les exécuteurs de la
guillotine et dont l’un d’eux exécuta Louis XVI. En fait, sa famille se nommait
SANSON de LONGVAL et était originaire d’Amiens.
Le 25 décembre 1595, Philippe de BETHENCOURT (page 9), seigneur de
Lacque et de Pénin, est créé chevalier par lettres patentes (collection
Béthencourt 2 J 1 AD). Le même Philippe de BETHENCOURT vendit la seigneurie et
le château à Georges DESPLANQUES DE BETHUNE (page 8)(cf.
terrier de 1708).
La famille DESPLANQUES- DE BETHUNE serait apparentée aux seigneurs
d’Hesdigneul : Pierre des
Plancques était le fils de Michel des Plancques, seigneur de Hesdigneul,
lieutenant de Béthune en 1522, et par là même garde des sceaux de la
gouvernance de Béthune. Il a formé deux branches : l'aînée, celle de
Béthune-Hesdigneul, encore représentée en Belgique, et la cadette, qui nous
intéresse, branche de Béthune-St Venant, aujourd'hui éteinte. Certains
prétendent que la famille se rattache au célèbre Sully, duc de Béthune,
ministre de Henri IV. Le titre "de Béthune", remplaça progressivement le patronyme
"des Plancques". La filiation est mise en doute par le généalogiste
Chérin, dans le dossier Plancques (des) figurant au Cabinet des Titres de la
Bibliothèque Nationale au fonds Chérin 157.
Jean de LONGUEVAL o ca 1170
Avoué de Thérouanne
!
Aubert de LONGUEVAL
dit "le chien" o ca 1200
seigneur de
Longueval en 1240
son écusson se
trouve à la salle des croisades
du château de
Versailles
son frère Antoine se
croisa en 119O et
mourut en terre
sainte à Gaza
x ?
!
Guillaume de
LONGUEVAL o ca 1230
seigneur de
Longueval et de Hem en 1263
châtelain de Péronne
chevalier en 126O
son sceau figure sur
un acte d'échange en 1265
x Catherine de SAINT
MARTIN
!
Aubert de LONGUEVAL
o ca 1260
seigneur de
Longueval, Framerville et Croissy ; chevalier
mort dans un combat
naval en 1283 sur les côtes d'Aragon
x Anne de MEULLANT,
dame de Croissy-en-Brie
la
filiation proposée par Dom GOSSE est fausse ; celle proposée par GOETHALS
semble
correcte
!
Aubert de LONGUEVAL
o ca 1280
fonda en 132O deux
obits à l'église de Pénin
habita Pénin de 132O
à 135O
x Marie de NEELE
!
Aubert de LONGUEVAL
o ca 1325
cité par Froissart
en 1371
x Denise de TALMA
!
Gilles de LONGUEVAL
o ca 1370
avait son tombeau en
l'église de Pénin
fonda un obit à
l'église de Pénin
a acheté le fief de
la Vasserie à Pénin en 1389
x Agnès de
BETHENCOURT, fille de Robert seigneur de Pénin
! et de Marguerite de
SAVEUSE
Hugues de LONGUEVAL
o ca 1420
seigneur de la
Vasserie (Collection Rodière)
+ à
Lattre-St-Quentin
x Antoinette
d'ASSIGNIES
!
Antoine de LONGUEVAL
o ca 1460
seigneur de la
Vasserie après son frère aîné Jean,
mort à Pénin
x Jeanne d'ABBEVILLE
o ca 1480
!
Jean de LONGUEVAL o ca 1500
sieur de la Vasserie
quitta Pénin vers
154O pour habiter à Béthonsart
brûlé comme
protestant à Bruxelles en 157O
x Anne THORIN o ca 1510
!
François
de LONGUEVAL o ca 1539
Déclaré noble le 24-10-1583
o ca 1539
+ ca 1625
x Jeanne ALLARD o ca
1540
!
Jean Charles de
LONGUEVAL, 13éme évêque de St-Omer
o 1607
+ 1675
possédait le manoir
de la Vacherie (La Vasserie)
à Pénin (cf. terrier
de Pénin de 17O8)
Jean de BETHENCOURT
x
Guillemette d’AUXY
!
Gilles de
BETHENCOURT
x
Adèle de
CREQUY
!
Jacques de
BETHENCOURT
x
Agnès de
BERGHE-ST-VINOCQ
!
Bertrand de
BETHENCOURT + 1270/
x
Béatrice de
BREAUTÉ
!
Renaud de
BETHENCOURT + 1290/
x
Marie de
HAMES
!
Bauduin de
BETHENCOURT + 1380/
x
Marie d'AUXY
!
Renaud de
BETHENCOURT
Grand Maître
d'hôtel du duc de Bourgogne
x
Marie de
MAILLY
!
Robert de
BETHENCOURT ; seigneur de Pénin
x
Marguerite de SAVEUSE, Dame de Pénin
!
-----------------------------------
!
!
Etienne de
BETHENCOURT ; seigneur Agnès de
BETHENCOURT
x de x
Jeanne de
LANNOY Pénin Gilles de LONGUEVAL
!
Etienne de
BETHENCOURT ; seigneur de Pénin
x
Michèle BENOIT dite "de
Morville"
!
Jean de
BETHENCOURT ; seigneur de Pénin
x
Hélène de
BELENGER
!
Antoine de
BETHENCOURT ; seigneur de Pénin en 1551
x
Barbe
AVERDOINGT dite de Remy
!
Antoine de
BETHENCOURT ; seigneur de Pénin en 1569
cité dans
les centièmes de Pénin de 1569
+ octobre
1596 à Arras
x cm
17-3-1558 Collection Béthencourt 2J8
Florence de
LESCOURVET
!
Philippe de
BETHENCOURT ; seigneur de Pénin
Capitaine
d'infanterie wallonne, sieur de Lombize
a vendu le
château de Pénin à Georges DES PLANQUES,
puis
est parti à Carency
o 1558/ à
Pénin
+ à Carency
x
Anne
Catherine D'ENGREMONT dite DAMANS
Par les DE CREQUY, on peut remonter jusque Charlemagne, mais Adèle
DE CREQUY n’a pu être identifiée dans la généalogie de cette famille.
LES de BETHUNE DESPLANQUES
Jean DESPLANQUES
cm 20 mars 1380
Simone D’HESDIGNEUL
!
--------------------------------------------- ! !
Bauduin DESPLANQUES, seigneur d’Hesdigneul Jeanne DES PLANCQUES
fait prisonnier à la bataille d’Azincourt x
cm 16-1-1441 Jean
ROBILLARD
Bonne DE BERLETTE !
! Wilhelmine
ROBILLARD
Jean DESPLANQUES cm 5-4-1468
cm 24-11-1473 Etienne
LEMAIRE
Jeanne DU BOIS DE FIENNES !
! Catherine
LEMAIRE
Michel DESPLANQUES x
cm 20 juillet 1529 Antoine
DE GOSSON
Antoinette DE BOURS !
! Gaspard
DE GOSSON
Pierre DESPLANQUES x
cm 26 septembre 1559 Robertine
LEFLON
Jacqueline LE HYBERT
!
Jean DESPLANQUES
cm 23 mars 1593
Françoise DE FLECHIN
pierre tombale en l’église d’Hesdigneul (+ 1636)
!
Georges DES PLANCQUES DE BETHUNE
seigneur de Berlette
a acheté le château et la seigneurie de Pénin
à Philippe DE BETHENCOURT
cm 22 janvier 1606 Hélène DE ZILLEBECQUE
!
Jean de BETHUNE
a fait construire l'aile XVIIème du château
cm 1638 Anne Catherine de GHERBODE
!
Adrien François de BETHUNE
(ca1657-1714) ; terrier de 1708
cm 13 octobre 1681 Madeleine de LIERES
qui héritera de la seigneurie de Lières
!
François Eugène de BETHUNE
(1693-176O) ; terrier de 1720
a fait construire l'aile XVIIIème du château
Député aux États Généraux
x 28 août 1727 Marie Ernestine de HOUCHIN
!
----------------------------------------------------------
! ! !
Adrien de BETHUNE Marie
Ernestine de BETHUNE Marie Antoinette de BETHUNE
(1736-1794)
(1729-1794)
(1763-1779)
guillotiné
guillotinée
x Marie de BERNARD x Charles de RAYMOND x Louis de LAVIEFVILLE
! CALONNE
marquis de Modène guillotiné
!
-----------------------------------------------------------
! ! !
Louis de BETHUNE Marie Amélie de BETHUNE Marie Louis de BETHUNE
(1778-àMetz)
(1768-1818)
1771-1812)
au service de la x Georges de TRAMECOURT x Isabelle de LAVIEFVILLE
République
Député du P-de-C
guillotinée à cause de
en l'An
VIII de 1816 à 1827 son perroquet
!
!
Charles Louis de BETHUNE
x 1839
Marie Charlotte de VASSINHAC
___________________________________________________!__
! !
Eugène Charles de BETHUNE Marie Charlotte de BETHUNE
x 1872 à Nogent-Vernisson 45 x 1872
Marie Marguerite AMELOT de CHAILLOU Marie Joseph d’HINNISDAL
! !
Joséphine Marie de BETHUNE SULLY Elie Anne Marie Sophie d’HINNISDAL
x 1902 à Clos Roy 45 x 1901 Paris 7ème
Paul Marie de LESSEPS Jean Louis de LUBERSAC
fils de Ferdinand de LESSEPS, !
fondateur de la compagnie du canal de SuezMarie
Thérèse de LUBERSAC
x
1926 Paris 7ème
Aymard
Marie Fernand de NICOLAY
!
Charles
Henry de NICOLAY
x
1948 Paris 16ème
Monique
Marie de GOURGUFF
!
Sophie
Marie de NICOLAY
x
1970 Pittefaux
Jean
François DESMYTTERE
notaire
à Boulogne-sur-mer
propriétaire des terriers
de Pénin
de 1708 et 1720
Au Nord-Ouest du village, entre le "Blanc moulin" et le
"Moulin à l'huile", un lieu-dit "La justice". N'était-ce
pas là que s'élevaient les fourches ou les piliers de la justice, où l'on
justiciait les criminels? On sait que les fourches patibulaires étaient
dressées sur un endroit élevé, à proximité des routes, afin d'inspirer aux
populations la crainte du châtiment. Adrien de Béthune-Desplanques était
seigneur haut-justicier à Pénin (AD du Pas-de-Calais J non côté p 230), et
avait un bailli.
Dépend du village de Pénin un petit hameau : Doffines, situé entre
Pénin et Izel-les-hameau. S'écrivait "Daufines" en 1159. Le
"d" de Doffine ou Doffines est parasite, comme dans Dostreville pour
Ostreville. Dans les Usages de l'Artois que Maillart a publiés en tête de ses
Coutumes, Offin (arrondissement de Montreuil) est aussi appelé Doffines. Le
radical, selon Ricouart, est un nom d'homme, Offo, Offinus. On peut en effet
hésiter entre Offinius, nom d'homme latin, et le germanique Offo ou Uffo. En
juin 1239, Jehan Bridous, chevalier, seigneur d'Averdoingt, tenait en hommage
lige de Robert, comte d'Artois, sa terre de Daufine, sauf les féautés qu'il
devait à Baudoin de Sus-Saint-Léger, à Hugues, comte de Saint-Pol, à Thomas,
comte de Flandre, et à Roger, seigneur de Dours.
Au XIIème siècle (Marie, abbesse de 1142 à 1183), l'autel de Pénin
appartenait déjà à l'abbaye d'Etrun. Cela donnait aux abbesses le droit d'en
présenter le prêtre au choix de l'évêque (droit de patronage).
Une bulle du pape Alexandre III confirme en 1169 la donation de diverses
terres sur Izel et Pénin faite par Hugues Auerdon et Dieburge son épouse, à
l'abbaye d'Etrun.
En 1208, l'abbaye d’Etrun avait la jouissance de la dix-huitième
partie de la dîme de Pénin.
En 1569, Gaspard Bocquet,
fermier des abbesses d'Etrun, percevait la dîme en leur nom sur les territoires
de Pénin, Villers et Doffines, et devait en verser une partie au curé de Pénin,
au curé de Villers, et aux chapelains du chapitre de la cathédrale d'Arras
(Notre Dame). Il devait leur fournir annuellement à la Saint-Jean : un mouton et un agneau, 200 gerbées (bottes
de paille de blé), un millier de vesces (bottes d'avoine semée en automne avec
de la vesce, et servant autrefois dans la région de fourrage pour les chevaux)
et 500 seures (bottes de paille d'avoine)
(cf. "Histoire d'Etrun" de Lesueur de Moriamé : Comptes de
1564-1565 de Nicolas Toursel, receveur de l'abbaye).
L'abbaye d'Etrun possédait des droits et des propriétés dans 69
villages d'Artois.
Le hameau de Doffines apparaît dans deux des "Quatre cent
vues des villages d'Artois en 1605-1610" (numéros 80 et 301). Messieurs
Berger et Dubois nous présentent sur ces vues "un manoir à étage cantonné
d'une tourelle, rez-de-chaussée aveugle".
En 1698, le hameau comptait 35 personnes pour 6 foyers, ce qui représentait
le septième de la population totale du village.
Au XVIIIème, la seigneurie se partageait entre l'abbaye d'Etrun
qui fera agrandir le choeur de l'église du village en 1737, et les de Valicourt
d'Ambrines (Louis de Valicourt acheta la terre d'Ambrines en 1682 à la famille
Gosson). La dernière abbesse d'Etrun fut Henriette de Beaufort, qui emmena avec
elle en 1792 la crosse, aujourd'hui conservée au château du Cauroy, ainsi que
des reliquaires provenant de l'abbaye.
La ferme du hameau, qui dépendait de la famille de
Béthune-Desplanques après avoir longtemps été du ressort des familles d'Hersin,
date du XVIIIème siècle. Elle est aujourd'hui la propriété de Jean-Marie
Lavigne, maire depuis 1995.
Les mesures agraires locales : 1
mesure = 42 ares
1
quartier = 1/4 de mesure
Le terroir
se composait en 1698 de :
59
mesures de manoirs amasés (bâtis).
21
mesures de manoirs non amasés.
8
mesures de bois
1860
mesures de terres labourables.
La propriété se
partage en 1698 entre 5 seigneuries:
Le Comte de Béthune-Desplanques est le plus gros propriétaire :
194 mesures de terre et manoirs en 40 parcelles (moyenne de la parcelle : 4
mesures 85 verges).
L'exemple de Pénin montre une concentration de la propriété
foncière aux mains de la noblesse. En 1753, le Comte de Béthune détiendra à lui
seul autant de terres que 84 paysans en moyenne.
Le chapitre d'Arras est le plus gros propriétaire ecclésiastique
avec 126 mesures (pas de manoirs amasés en 1698). Il lève la dîme à Pénin (une
gerbe sur sept), Avesnes-le-Comte, Lattre-St-Quentin, Noyelles-Vion et
Noyellettes. Il possédait à Pénin la ferme de la motte (Dans un acte passé au
Chapitre de la cathédrale vers l’an 1518, Ingeran le Sergent chanoine d’Arras,
donne pour la fondation de deux messes par semaine, la somme de 1800 ( ?)
à prendre entre autre sur des rentes qu’il possédait sur la motte de
Pénin ; document archives évêché).
Les Brigittines d'Arras avec 27 mesures ½
Les Augustines d'Arras : 2 mesures ½
L'abbaye d'Etrun n'a que 2 mesures 3 quartiers à Pénin. Elle lève
la dîme à Pénin, Manin, Villers-sir-Simon, Givenchy-le-noble et autres lieux.
En 1208, l'Abbaye a la jouissance de la 1/18ème partie de la dîme de Pénin.
Le reste était composé de propriétés roturières. La coutume
successorale favorisait le morcellement à l'infini des propriétés roturières,
le droit d'aînesse ne s'appliquant qu'aux fiefs.
Les gros
propriétaires :
-
Charles
François de Libessart (1696-1756) est en 1753 le plus gros propriétaire de la
paroisse (son père, fils d'un maître peigneur de St-Pol, est fermier du Sieur
Pruvost dès 1693, et se qualifie de seigneur de Saint Laurent en 1710). Il a du
acheter les terres et la ferme baptisés « fief de Saint Laurent ».
Mais en 1765, les héritiers revendent ce fief, ainsi que plusieurs autres
terres, à Louis Eugène Ernest DE BETHUNE (1731-1790). Avant la seconde guerre
mondiale, le fronton de la maison de la famille FLIPPE, rue de Villers,
présentait une niche dans laquelle il y avait une statuette de saint Laurent
avec son gril. Cette maison est aujourd’hui propriété de Meur Cagniart,
beau-fils d’ Augustin FLIPPE. La statuette appartient aujourd’hui Augustin
Flippe (1934- ), domicilié à
Aubigny-en-Artois.
-
Ignace
Cuvelier CUV1 (ca1689-1752), est en même temps fermier et lieutenant de
Monsieur Bouquel (maire d'Arras), à Villers-sir-Simon dès 1720, et laboureur et
lieutenant pour les Messieurs du Chapitre d'Arras à Pénin. Il a acheté 37
mesures de terre en 1753.
-
Jean
Alexis Boilly (ca1691-1775) x Marie Marguerite Bocquet, fils de Adrien Boilly,
lieutenant en son temps de la seigneurie de Monsieur de Warlus à
Villers-sir-Simon, possède 13 de ses 21 mesures par achat.
-
(Philippe)
Joseph Bocquet (1712-1771), a acheté 10 mesures sur les 13 qu'il possède en 1753
(sa fortune lui vient de son beau-père Ignace Cuvelier, précité).
-
En
1698, Hélène Leleu, veuve de François Cuvelier (ca1649-1694) cf. CUV2 p 13,
laboureur, exploite en tout 67 mesures (28 hectares), étendue dont ne devaient
pas disposer beaucoup de paysans.
En 1753, Pénin compte 16 seigneuries au lieu des 5 de 1698.
En 1760, 5 seigneuries (comme en 1698). Seigneurie principale :
Comte de Béthune-Desplanques ; 4 seigneuries secondaires : 2 bourgeois, 1
chapitre et 1 abbaye.
Les paysans ne sont pour la majorité que des petits propriétaires.
1 paysan sur 3 à Pénin possède moins de 1 mesure entre 1698 et 1753. Une
différence très nette s'observe entre les différentes couches de la paysannerie
:
En 1698, les laboureurs (23 % des propriétaires) ont 3 fois plus
de terres que les manouvriers (24 % des propriétaires).
En 1710, Pénin a perdu le quart de sa population. L'épidémie a eu
pour conséquences d'importantes mutations de propriétés.
En 1753, les laboureurs représentent 29 % des propriétaires et
possèdent 7 fois plus que les manouvriers (30 % des propriétaires).
Entre ces deux dates, ce sont essentiellement les fermiers qui ont
profité des mutations de propriété, par achat.
La région d'Avesnes-le-Comte est formée d'un plateau crayeux
couvert de limon. La culture des terres se faisait aux XVIIème et XVIIIème
siècles, suivant l'assolement triennal : les terres portant les mêmes cultures
sont groupées sur le terroir en 3 soles, afin que puisse s'exercer le droit de
vaine-pâture (le berger pouvait y mener le troupeau communal).
En fait, le terroir n'est pas divisé en 3, mais en 9 cantons, ce
qui semble montrer qu'il n'était pas soumis à un unique assolement, mais à
trois rotations de cultures simultanées.
Le terrier de 1753 présente une liste très intéressante des
lieux-dits de Pénin. Certains noms évoquent l'assèchement de terres humides,
d'autres des défrichements, des brûlis (bosquet brûlé, bosquet dérodé) entre
Pénin et Doffines.
Des termes locaux :
Dans la région d'Avesnes, les grains d'hivernage étaient un
mélange de seigle et de vesces semé en automne pour le cheval (au début du
siècle, la vesce était un mélange d'avoine et de vesce pour les chevaux). Les
warats étaient composés de vesces, de lentilles et de fèves semées pour le
bétail au printemps. Les dravières étaient de l'avoine coupée de fèves, de
lentilles et de pois.
Les cultures industrielles comme navette, colza et oeillettes
n'ont été introduites dans la région de Lens qu'en 1760.
Sous l'Ancien Régime, Pénin faisait partie du bailliage
d'Avesnes-le-Comte, ainsi que Ambrines, Beaufort, Blavincourt, Denier,
Givenchy-le-Noble, Izel-les-hameau, Lattre-St-Quentin, Lignereuil, Manin,
Noyelle-Vion, Noyellette, Sars-le-bois et Villers-sir-Simon.
Toutes les seigneuries n’avaient pas forcément de bailli. Il
fallait au moins être seigneur de moyenne justice pour en avoir un. Celui de
Pénin était seigneur haut-justicier, et avait donc un bailli.
Les fonctions du bailli seigneurial de notre petit village ne
doivent pas être confondues avec celles du bailli royal d'Avesnes-le-Comte, qui
était, lui, un officier royal chargé de fonctions judiciaires. Notre bailli
avait pourtant des responsabilités importantes. C'était souvent un laboureur.
Il était le gérant des finances du seigneur. Il jouait un rôle important dans
la vie sociale du village. Il était en quelque sorte le fondé de pouvoir du
seigneur. Les baillis étaient les relais entre le seigneur et les paysans, ils
avaient le droit de participer au contrôle des comptes que leur présentait
chaque année le "collecteur d'impôts" ; deux fois par an, ils
assumaient la publication, par cri public, des bans relatifs à l'entretien des
chemins, des fossés, ou à la réglementation des moissons... Pour chaque
contrevenant, des amendes étaient prévues ! D'autre part, le bailli avait la
surveillance des "cabarets" et notamment le contrôle des mesures dont
se servait le "cabaretier" pour vendre bière et boissons alcoolisées.
Sur le plan de la justice, les affaires importantes relevaient de la justice
royale, mais les affaires mineures (maraudages, querelles de voisinage ou
d'héritage, ivresse publique, ouverture ou fréquentation des cabarets aux
heures des offices religieux, etc.) ressortissaient, en première instance, de
la juridiction du Bailli seigneurial, lequel présidait également aux
changements de "propriétaire", c'est-à-dire quand il y avait vente de
bien-fonds ; le notaire ayant rempli sa tâche et témoignant de la légalité de
la vente, il s'agissait ensuite (la terre appartenant toujours symboliquement
au seigneur) de "déshériter" de son bien le vendeur, pour en
"adhériter" l'acheteur.
La Paroisse, et on l'oublie souvent en ce XXème siècle où on croit
avoir tout inventé, avait une vie politique que deux assemblées concrétisaient.
L'Assemblée paroissiale regroupait, le dimanche après la messe,
sous le porche de l'église, sous la présidence du Bailli, les hommes chefs de
famille, les "chefs de feu" selon l'expression du temps, et les
veuves ayant des enfants à charge. Jusqu'en 1702, les Assemblées de Paroisse
furent présidées par les Baillis, mais à cette date, le Roi Louis XIV leur
enleva cette prérogative.
Une deuxième assemblée existait, et c'était la Chambre
Eschevinale. Les échevins étaient choisis par le bailli parmi les notabilités
du lieu, mais n'étaient pas révocables, ce qui leur donnait plus de poids et
d'assurance. Ils se réunissaient dans un "cabaret" ou une maison
particulière ; leurs délibérations demeuraient secrètes. Le bailli faisait
exécuter les décisions prises, et enregistrées par le greffier ; elles
concernaient toute la vie sociale du village, depuis la nomination d'un
Sergent, ou l'attribution de secours aux pauvres, jusqu'aux réclamations
portées au seigneur.
LES
LIEUTENANTS
Le lieutenant était le remplaçant du bailli quand celui-ci ne
résidait pas dans le village. Le lieutenant était une sorte de maire du village
avec, toutefois, certaines différences. Certains villages avaient plusieurs
lieutenants, du fait qu'il y avait plusieurs seigneuries. Le lieutenant devait
s'assurer du respect de la "coustume" du lieu et de la garde des
droits de son seigneur. Entouré des hommes de fiefs, de son greffier, et, pour
certaines affaires importantes, du bailli, le lieutenant rendait des sentences
qui étaient exécutées par le sergent de paroisse, l'équivalent de notre garde
champêtre. Le prestige du lieutenant était important du fait qu'il représentait
le seigneur, mais aussi parce qu'il était le plus important censier du village.
Il arrivait qu'il fût enterré dans le choeur de l'église paroissiale avec son
épouse et ses enfants, droit seulement partagé avec le seigneur du lieu et le
curé.
La plupart du temps, le bailli était en même temps le collecteur
de la dîme.
Mais ce n'était pas toujours la règle. Ces deux fonctions
pouvaient être exercées par la même personne, mais il n’y a aucun rapport entre
les deux fonctions.
Dans les registres BMS, quand on parle d’un bailli, il s’agit
forcément du bailli du seigneur. Le bailli est un officier seigneurial.
Les collecteurs de dîme, le fermier de la dîme, se recrutaient,
comme les baillis, parmi les gros fermiers qui la perçoivent en même temps
qu'ils exploitent le domaine des abbayes. Le paysan ne pouvait enlever sa
moisson avant le passage du décimateur. La dîme de Pénin se partage entre
l'Abbaye d'Etrun (6 gerbes sur 7) et le chapitre d'Arras (1 gerbe sur 7).
En 1208, Guillaume de Hauteclocque +1208 fit donation à l'Abbaye
d'Etrun de 1/8 de la dîme de Pénin (cf. "Histoire de l'Abbaye
d'Etrun" du Comte de Héricourt). A combien se montait la dîme à Pénin ?
Cela a pu varier au cours des âges. Avant l'apparition des
moissonneuses-batteuses, les gerbiers (les "caous" en patois)
comportaient 15 gerbes à Pénin. Cela voudrait-il dire que la dîme s'élevait au
1/15ème des récoltes avant la Révolution ?
Gaspard BOCQUET est fermier et dîmeur de l'abbesse d'Etrun en 1569
à Pénin (pas de BOCQUET à Doffines dans les centièmes de 1599).
Jean-Paul BOCQUET ; ca1643-1703) x Marie Madeleine DELABRE
est bailli du seigneur en 1671 et 1685,
et lieutenant du chapitre d'Arras en 1678, à la ferme de la motte.
Pierre CUVELIER est bailli de Pénin avant 1663 (cf CM Bethencourt
2J9 HULEUX-CUVELIER du 09-12-1663)
X ?
Xx ?
Xxx Anne GUIDé
Xxxx Gertrude LAURAIN
Nicolas LECOINTE (ca1633-1712) x Marguerite CARRE, bailli du
seigneur de 1695 à 1710.
Jean Martin BOILLY (ca1669-1704) x Anne Catherine CUVELIER, fils
du lieutenant de Villers, est dîmeur des abbesses d'Etrun à Pénin,
Villers-sir-Simon et Doffines de 1695 à 1704 et 1705.
Philippe BOMONT
(ca1657-1715) lieutenant de Doffines en 1705 (cf contrat de mariage de son neveu LECOINTE x
BACHELET du18 décembre 1705 - 2J10-269R)
Jean Baptiste LECOINTE (ca1680-1750) x Marie Antoinette MARTIN,
fils du bailli Nicolas (précité), devient dîmeur du chapître d’Arras, par
contrat passé le 2-6-1713 avec "A.L. Pluquin, chapelain de l’Abbaye
d’Etrun, au nom de la communauté des chapelains de la cathédrale d'Arras"
(bail Me Bacquet à Arras : registre 291-1F423V).
Charles de Libessart (ca1650-
) x DARRE xx CANLERS, seigneur de St Laurent, jieutenant de Doffines en
1693 pour Meur de Chelers, bailli du comte de Béthune en 1711, 1715, 1719 et
1720, rédacteur du terrier de 1708 conservé au château de Pittefaux 62, Jean
Philippe CUVELIER(/1693-1774) étant greffier.
François POULAIN (ca1655-1728) x Marie Françoise LOCQUET, fermier
à Doffines et bailli du comte de Béthune avant 1728
Adrien CUVELIER (ca1690-1763) x Marie Françoise CARTON
(ca1690-1766), est bailli du comte de Béthune en 1724
Adrien François BOCQUET (ca1677-1737), de Doffines, est bailli du
comte de Béthune en 1737
Jean Baptiste LECOINTE (1723-
) x Victoire PREVOST, fils de Jean-Baptiste, est fermier et bailli du
comte de Béthune en 1769 ; il demeure à Etrun en 1754.
Charles Antoine DELAIRE (ca1699-1769) x Marie Maximilienne LEBLAN,
fermier à Doffines est bailli du comte de Béthune en 1761 (cf. : Vingtièmes de
1761).
Charles François de Libessart (1728- ) (de Doffines) x 1758 Cécile CARTON,
fermier du Chapitre d'Arras, lieutenant de Pénin en 1774, devient bailli du
comte de Béthune en 1775 (petit-fils du bailli Charles de Libessart et
petit-neveu du bailli Adrien François BOCQUET).
La fonction se transmettait entre parents, les baillis précités
étant tous alliés.
Le bailli était assisté, lorsqu'il ne résidait pas dans le
village, d'un lieutenant (souvent aussi un parent), et d'un sergent (le garde
champêtre d'alors).
Charles François de Libessart x 1758 Cécile CARTON est lieutenant
de Pénin en 1774, puis bailli du comte de Béthune en 1775.
François Joseph POULAIN (1705-1774) de Doffines x Marie Marguerite
BOCQUET (1705-1774) est lieutenant de Pénin pour l'Abbesse d'Etrun en 1760,
"dîmeur de l'Abbesse d'Etrun" avant 1774 ; il est dit bailli du comte
de Béthune à sa mort en 1774.
Il est à signaler que c'est (Jean) Martin GAMBIER, ayant épousé la
petite-fille d'un bailli, qui sera le premier Maire de Pénin...
" Le Centième, institué en 1569 par
Philippe II, roi d'Espagne, était un impôt sur le capital immobilier et (dans
certaine mesure) mobilier (égal au centième de la valeur des biens mobiliers et immobiliers), levé sur ses
sujets des Pays-Bas. Chez nous les rôles dressés à cette occasion ont servi de
base à la perception de l'impôt foncier jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
Après un siècle et demi de service, ces rôles étaient si délabrés qu'il fallut
les transcrire. La copie fut exécutée de 1720 à 1722. C'est elle seule qui,
miraculeusement, est parvenue jusqu'à nous. Cette copie se trouve aux AD.
Les rôles des centièmes reprend chaque parcelle en indiquant le
nom du propriétaire, et du locataire. Il est ainsi possible de récapituler tout
ce qu’une personne possède sur le terroir. Ce sont les matrices cadastrales de
l’époque. Une analyse de ce registre nous permettrait de reconstituer non
seulement la propriété, mais aussi l'exploitation rurale de l'Ancien Régime. Il
ne donnerait qu'une approximation de la population. En effet, certains
Péninois, propriétaires de terres dans des villages voisins, n'apparaissent pas
ici, mais sont probablement cités dans les Centièmes de Villers, Izel ou autres
lieux. Il conviendrait de consulter les Centièmes des villages environnants.
Il existe des registres séparés pour Pénin et Doffines.
Voici la liste des personnes citées à Pénin et Doffines :
|
BACHELER |
Antoine |
|
|
Martin |
|
BAULART |
Marie |
|
BAYART |
Jean
; de Doffines |
|
BERTHE |
Antoine |
|
BOSQUET |
Gaspard |
|
|
Hubert |
|
|
Martin |
|
BROUVART |
Antoine |
|
BRUNET |
Lambert |
|
|
Antoine |
|
CAMPION |
Jehan
(Jean) |
|
CESAR |
Jehan |
|
COAILLET |
Jehan |
|
|
Martin |
|
CORDONNIER |
Philippe |
|
|
Toussaint |
|
CORNINFLOS |
Pierre
; de Doffines |
|
CUVELIER |
Guillebert
(Gilbert) |
|
|
Jehan
; de Arras |
|
|
Louis |
|
|
Louise |
|
|
Martin |
|
|
Pasquier
(Pascal) |
|
|
Toussaint |
|
DAVION |
Anne |
|
DE
BEAUMONT |
Pierre |
|
DE
BECOURT |
Antoine |
|
DE
BETHENCOURT |
Antoine
page 8 |
|
|
Martin |
|
DE
CHELERS |
Jean
; de Doffines |
|
DE
HERLIN |
Charles |
|
DEMONS |
Louis
; de Doffines |
|
DESCHAMPS |
Philippe |
|
DESMILLEVOYE |
Robert |
|
DE
WISME |
Mahieu |
|
DIETTE |
Pierre
; de Doffines |
|
|
Robert |
|
DU
CROCQ |
Pol (Paul) |
|
|
Rolland (Roland) |
|
FAULQUET |
Melchior |
|
FOURNE |
Jehan |
|
|
Yan |
|
|
Michiel (Michel) |
|
GAUDON |
Estienne
(Étienne) |
|
GODART |
Jehan |
|
|
Polle
(Paule) |
|
GOSSON |
Paul
; de Doffines |
|
GUIGNON |
Guille
(Gilles) curé |
|
HEUNET |
Antoine |
|
|
Gérard |
|
|
Mathieu
; de Avesnes-le-Comte |
|
|
Pol
(Paul) |
|
HUMART |
Antoine |
|
|
Lambert |
|
LE BAILLY |
Isaac |
|
|
Pasquier
(Pascal) |
|
|
Pierre |
|
|
Robert |
|
LE
COINTE |
Antoine
; de Doffines |
|
|
Louis |
|
|
Louise |
|
|
Martin |
|
|
Philippe |
|
LE
FRANCQ |
Jehan
(est-ce un de LA PERSONNE dit LE FRANCQ ?) |
|
LELEU |
Jehan |
|
|
Yan |
|
LE
MAUVAIS (?) |
Robert |
|
LE
ROUX |
Antoine
; de Arras |
|
|
Jehan |
|
|
Thomas |
|
LONGUEPEE |
Gaspard
(meunier) |
|
|
Pierre |
|
LOUET |
Nicol |
|
MALBRANCQUE |
Catherine |
|
|
Jude |
|
|
Pierre |
|
MALPAU |
Louis;
de Doffines |
|
|
Noël ;
de Doffines |
|
MAUDUIT |
Mahieu |
|
|
Thomas |
|
LEMAIRE |
Antoine |
|
MERCHIER |
Pierre |
|
NOËL |
Nicol |
|
OBRY |
Claude |
|
|
Franchois
(François) |
|
|
Guitte |
|
|
Jean |
|
|
Yan |
|
PAUTRIQUET |
Jehan |
|
(LE)
PECQUEUR |
Adrien |
|
|
Michiel |
|
PHILIPPE
(FLIPPE) |
François
; de Marteloy (hameau de Rebreuviette) |
|
PLANCQUIET |
Martin |
|
PULVREL
(PEUVREL) |
Antoine |
|
|
Philippe |
|
|
Rémy |
|
RAMON |
Jehan |
|
|
Toussaint |
|
RENAULT |
Robert |
|
RIGAUT |
Jean
; de Doffines |
|
ROUSSEL |
Estienne |
|
SOUTIN |
Robert |
|
VAAST |
Nicolas |
|
VAILLANT |
Pierre |
|
WAGON |
Jehan |
Beaucoup de patronymes sont aujourd'hui disparus, mais on retrouve
des BOCQUET, CORNINFLOS, CUVELIER, DUCROCQ, GAMBIER, LECOINTE, LELEU et OBRY
dans les registres paroissiaux. On trouve encore à Pénin en 2006 des BOCQUET,
DUCROCQ, et LELEU.
Il est à noter que de nombreux propriétaires, comme de nos jours,
n'habitent pas Pénin.
La filiation ne peut malheureusement pas toujours être établie
entre les personnes citées ici et celles qui le sont dans les registres BMS.
Deux ou trois générations les séparent. Le Gros des notaires d’Arras et les
dispenses de consanguinité du diocèse d’Arras ayant brûlé en 1915, il est
difficile pour le généalogiste de combler ce vide. Quelques Péninois descendent
de Jean DE MONCHEAUX dit « Adin », la filiation ayant été retracée
par Rodière (voir aussi le terrier de 1708) ; Jean ADIN maria sa fille
Jeanne DE MONCHEAUX à Jean de CAVEREL, receveur général du Comte de St-Pol en
1556 et seigneur en partie de Ligny-St-Flochel, ancêtre n° 2052 du Mal LECLERC
(on peut voir le blason des DE CAVEREL dans l’église de Ligny-St-Flochel).
Le vingtième était un impôt sur le revenu créé en 1749. Il serait
intéressant d'analyser ce registre, car c'est un véritable cadastre avant la
lettre. Il décrit les limites du terroir, indiquant les seigneuries avec les
droits correspondants. En commençant par le centre du village, rue après rue,
le rôle nous donne pour chaque parcelle le nom du propriétaire et de
l'occupant, la superficie et le revenu. Il donne une idée du nombre de maisons
en 1749, car il précise si la parcelle est bâtie (manoir amasé) ou non.
Rappelons qu’un terrier est, en quelque sorte, un inventaire des
terres d’un seigneur ou d’une abbaye, avec le nom des propriétaires ou des
occupeurs successifs (parfois cinq générations comme pour les OBRY, ce qui nous
rattache aux Centièmes ; six pour les GAMBIER, mais il n’a pas été
possible de les rattacher), et, parfois, la façon dont elle leur a été
transmise. Ce document sert à établir le montant des taxes que doivent payer
les propriétaires au seigneur ou à l’abbaye. Cela ressemble beaucoup à notre
actuelle taxe foncière.
Le terrier de 1611 Propriété de la famille DE BETHENCOURT ?
Qu’est-il devenu ? Parti à Warlus 62 ? noyé dans les archives de la
famille de BETHUNE ? (signalons que ces archives, déposées aux AD du
Pas-de-Calais au siècle dernier, n’ont jamais été côtées !).
Le terrier de 1708 , du Comte DE BETHUNE rédigé par Guislain
d’Houdain, procureur des baronnies d’Aubigny , demeurant à Camblain-l’Abbé
62, sur papier, d’après le terrier de 1611. Archives privées conservées au
château de Souverain-Moulin à Pittefaux 62. Nous donne parfois 1 ou 2
générations supplémentaires au-delà des BMS.
Une copie papier est maintenant disponible aux AD à Dainville (don
de l’auteur).
Le terrier de 1720, du Comte DE BETHUNE rédigé par le bailli
Charles François DE LIBESSART sur parchemin. Archives privées conservées au
château de Pittefaux 62. Apporte peu au généalogiste. Un microfilm des terriers
de 1708 et de 1720 a été réalisé par les AD ; il n’est malheureusement pas
de très bonne qualité.
Le terrier de 1698 pour le Chapitre d’Arras aux AD. Apporte parfois 2
ou 3 générations supplémentaires au généalogiste
Le terrier de 1753 pour le Chapitre d’Arras (aux AD ou à
l’évêché ?). Un peu tardif pour nous apporter des indications utiles au
point de vue généalogique
LE DROIT D’AFFORAGE
Le terrier de 1708 nous apprend que le seigneur de Pénin jouissait
du droit d’afforage. Ce droit seigneurial est assez rarement mentionné en
Artois. Seul le Comte de Béthune pouvait, après les avoir goûtés, mettre un
prix à la bière, au vin et autres breuvages. Le lieutenant, les hommes de fief
et le sergent dressaient un procès-verbal, et l’on percevait une taxe
seigneuriale lors de la mise en perce de tout
tonneau de vin ou de bière.
Un inventaire des archives communales réalisé sous le second empire fait remonter les BMS à 1672, mais les registres 1672-1693 ont disparu. Les plus vieux que nous pouvons consulter en 2007 remontent à 1693. Les registres paroissiaux 1693-1792 sont déposés aux Archives Départementales du Pas-de-Calais. Ils comptent un peu plus de 3000 actes pour 3 siècles. Leur analyse nous permet d'imaginer ce qu'était la vie du village aux XVIIème et XVIIIème siècles. On naissait, on se mariait et on mourait souvent dans son village. La population était ancrée à son terroir.
Signalons pour les chercheurs, que toutes les généalogies des
familles de Pénin ont été reconstituées .
Cela fait le bonheur des généalogistes amateurs, car on trouve plus de
5400 résultats sur Geneanet pour Pénin…
Nous apportent des compléments intéressants avant 1693 les
contrats de mariage de la collection Bethencourt, dont les index alphabétiques
2J8, 2J9, 2J10, 2J11, 2J12, 2J13 et 2J14 réalisés par l'association Arpège,
sont consultables aux Archives Départementales. Très utile également le terrier
de 1708 du château de Pénin (Microfilm côte : 1 Mi 1115 R1 + copie papier
déposée aux AD) qui nous donne parfois des filiations sur 3 ou 4 générations avant
1693. Très utiles les relevés des notaires de Frévent réalisés par
l’association généalogique de Frévent, et les relevés 4E32 et 4E33
des notaires d’Avesnes-le-Comte réalisé par Meur Morand.
LIEU D'ORIGINE OU DE
RÉSIDENCE DES ÉPOUX DE 1693 à 1792
1/6 des mariants sont originaires de Pénin. Les jeunes gens se
mariaient dans un rayon qui n'excédait guère 10 km (plus des 3/4 des mariages).
|
1 |
AGNEZ-LES-DUISANS (1) 13 km |
|
2
|
AMBRINES (7)
2 km |
|
3 |
ARRAS (3) 21
km |
|
4 |
ARVERY (duché d'Aoste Italie) (1) 800 km |
|
5 |
AUBERS 59 (2) 38
km |
|
6 |
AUBIGNY-EN-ARTOIS (1) 10 km |
|
7 |
AUCHEL (1) 20 km |
|
8 |
AVERDOINGT (7) 3
km |
|
9 |
AVESNES-LE-COMTE (7) 7 km |
|
10 |
AVONDANCE (1) 34 km |
|
11 |
BAILLEUL-AUX-CORNAILLES (16) 6 km |
|
12 |
BARALLE (1) 45 km |
|
13 |
BAVINCOURT (1) 14 km |
|
14 |
BERLENCOURT (5) 8 km |
|
15 |
BERLES-MONCHEL (6) 4 km |
|
|
BETHENCOURT = hameau de TINCQUES |
|
16 |
BETHONSART (1) 8 km |
|
17 |
BETHUNE (1) 27 km |
|
18 |
BLAINVILLE-SUR-MER 50 (1) 50 km |
|
19 |
BLAVINCOURT (3) 6 km |
|
20 |
BOISLEUX (1) 27 km |
|
21 |
BOUQUEMAISON 80 (1) 17 km |
|
22 |
BOURET-SUR-CANCHE (1) 15 km |
|
23 |
BRIAS (1) 12 km |
|
24 |
CALONNE-RICOUART (1) 18 km |
|
25 |
CANLERS (1) 12 km |
|
26 |
CAPELLE-LES-BOULOGNE (1) 72 km |
|
27 |
CHELERS (4) 5 km |
|
28 |
CROISILLE (1) 33 km |
|
|
DOFFINES = hameau de Pénin |
|
29 |
DUISANS (5) 15 km |
|
30 |
ESTREE (Art de Montreuil) (1) 50 km |
|
31
|
ESTREE-WAMIN
(1) 8 km |
|
32 |
FIEFS (1) 22
km |
|
33 |
FLERS 62 (2) 11 km |
|
34 |
FOSSEUX (1) 10 km |
|
35
|
FOUFFLIN-RICAMETZ (3) 8 km |
|
36 |
FREVILLERS (1) 8
km |
|
37 |
GAUCHIN-VERLOINGT (1) 13 km |
|
38 |
GIVENCHY-EN-GOHELLE (1) 22 km |
|
39
|
GIVENCHY-LE-NOBLE (6) 3 km |
|
40 |
GOUY-EN-TERNOIS (8) 5 km |
|
41
|
GRAND-RULLECOURT (1) 10 km |
|
42 |
GUESCHART 80 (1)
37 km |
|
43 |
HABARCQ (1) 20
km |
|
44 |
HALLOY (paroisse d'Orville 80, diocèse
d'Amiens (1) 19 km |
|
45 |
HAUTEVILLE (2) 9
km |
|
46 |
HERLIN-LE-SEC
(1) 12 km (Libessart) |
|
47 |
HERMAVILLE (4) 7
km |
|
48 |
HERNICOURT (1)
15 km |
|
49 |
HERSIN-COUPIGNY (1) 16 km |
|
50 |
HESDIN (1) 33 km |
|
51 |
IZEL-LES-HAMEAU (10) 4 km |
|
52 |
LA-COMTE (1) 10 km (Tanet) |
|
53 |
LATTRE-ST-QUENTIN (1) 8 km |
|
54 |
LESPESSES (1) 26 km |
|
55 |
LIERES (2) 25 km |
|
56 |
LIGNEREUIL (1) 4 km |
|
57 |
LIGNY-St-FLOCHEL (3) 5 km |
|
58 |
LILLERS (2) 26 km |
|
59 |
MAGNICOURT-EN-COMTE (3) 8 km |
|
60 |
MAGNICOURT-SUR-CANCHE (2) 9 km |
|
61 |
MAIZIERES (15) 3
km |
|
62 |
MANIN (4) 4 km |
|
63
|
MINGOVAL (2)
8 km |
|
64 |
MONCHY-BRETON
(2) 9 km |
|
65 |
MONTENESCOURT (1) 11 km |
|
66 |
NEDONCHEL (2) 24 km |
|
|
NEUVILLE-PLANQUETTE = hameau de Averdoingt |
|
67 |
NOEUX-LES-MINES (1) 20 km |
|
68 |
NOYELLE-VION (6) 9 km |
|
69 |
NUNCQ (1) 14 km |
|
70 |
OSTREVILLE (1)
10 km |
|
71
|
PENIN (49) |
|
72 |
RACQUINGHEM
(1) 43 km |
|
73 |
REBREUVE-SUR-CANCHE (1) 12 km |
|
|
RICAMETZ (hameau de Foufflin-Ricametz) |
|
74 |
ROELLECOURT (3) 8 km |
|
75 |
SAILLY-AU-BOIS (1) 25 km |
|
76 |
ST-MICHEL-SUR-TERNOISE (3) 9 km |
|
77
|
ST-OMER (1)
52 km |
|
78 |
ST-POL (1) 13
km |
|
79 |
SARS-LE-BOIS (1) 6 km |
|
80 |
SAVY-BERLETTE
(3) 6 km |
|
81
|
SIBIVILLE (2)
12 km |
|
82 |
ST-NICOLAS-EN-LATTRE (1) 22 km |
|
83 |
STE-CATHERINE-LES-ARRAS (1) 19 km |
|
84 |
STEENVOORDE
59 (1) 57 km |
|
85 |
SUS-SAINT-LEGER (1) 13 km |
|
86 |
TARASCON 13
(1) 800 km |
|
87 |
TERNAS (3) 6
km |
|
88 |
THELUS (1) 23
km |
|
89 |
TILLOY-LES-HERMAVILLE (2) 6 km |
|
90 |
TINCQUES (9) 4 km |
|
91 |
TRAMECOURT (1) 30 km |
|
92 |
TROISVAUX (1) 13 km |
|
93 |
VALHUON (1) 14 km |
|
94 |
VILLERS-BRULIN (1) 6 km |
|
95 |
VILLERS-SIR-SIMON (17) 1,5 km |
Entre parenthèses : la fréquence ; distance à vol d'oiseau.
Les chiffres concernant les hameaux ont été inclus dans la commune
de rattachement.
Voici les 16 localités qui sont le plus souvent citées comme lieu
d'origine de l'un des deux époux, dans un rayon de 10 km (par ordre
décroissant) :
Villers-sir-Simon, Bailleul-aux-cornailles, Maizières,
Izel-les-hameau, Tincques, Gouy-en-Ternois, Ambrines, Averdoingt,
Avesnes-le-Comte, Givenchy-le-noble, Berles-Monchel, Noyelle-Vion, Berlencourt,
Manin, Chelers, Hermaville.
LES MARIAGES DES BMS DE PENIN DE 1693 A 1792
1693
31-03-1693 LECOINTE BOMONT
26-05-1693 DE LIBESSART DARRE
04-06-1693 ROUSSEL PIGOUCHE
18-08-1693 BOMONT DIGNE
1694
15-06-1694 VIART CUVELIER
30-06-1694 ATTAGNANT
DIGNE
1695
15-02-1695 BOILLY CUVELIER
11-04-1695 DUCROCQ
OBRY
1696
10-01-1696 PRUVOST
CUVELIER
0?-02-1696 BRASSART
LEGRU
28-02-1696 LAIGLE BOMONT
06-03-1696 MONVOISIN
HANOT
20-06-1696 BELVAL
OBRY
24-07-1696 NOTEBART
CANLERS
25-09-1696 DIEVAL PEUVREL
16-10-1696 CUVELIER
BOMONT
1697
05-02-1697 OBRY LEFEBVRE
06-08-1697 BOCQUET
GAMBIER
07-08-1697 BALAVOINE
LEFEBVRE
1698
12-08-1698 DAMIENS
LECOINTE
1699
16-11-1699 GOTTRANT
PROUVE
17-11-1699 FLAMBRY
BOMONT
1700
20-04-1700 BLON CUVELIER
11-05-1700 DELEMOTTE
DIGNE
12-05-1700 LEGRU
CORNINFLOS
21-07-1700 OBRY PEUVREL
03-08-1700 LEBOUCQ
OBRY
1701
22-04-1701 LAVIGNE
CUVELIER
06-05-1701 BERTOUX
OBRY
02-08-1701 ROUSSEL
DEMERIN
25-10-1701 CREPIN
DEMERIN
15-11-1701 BOCQUET
CANLERS
1702
11-05-1702 PEUVREL
CUVELIER
27-06-1702 HANOT DORLENCOURT
18-07-1702 CUVELIER
DEFURNE
1703
07-02-1703 CORNINFLOS
OBRY
20-02-1703 CHRETIEN
LOIRE
20-02-1703 PRUVOST
BOCQUET
19-06-1703 DE LA CHASSE CANLERS
03-07-1703 BAUDE GAMBIER
07-07-1703 LEGRU EVRARD
05-11-1703 LECOINTE
LEFEBVRE
13-11-1703 BOCQUET
PHILIPPE
1704
30-04-1704 FLORENT
HUCLIER
1705
21-04-1705 DEPREZ
LEROUX
11-08-1705 LECOINTE
HUCLIER
1706
12-01-1706 LECOINTE
BACHELET
22-04-1706 DURIEZ OBRY
03-07-1706 ROGER
CUVELIER
28-09-1706 SART POLLION
1707
01-02-1706 POTE BELVAL
15-02-1706 CAPY DIEVAL
27-07-1706 LANTIER
HUCLIER
27-07-1706 LEFEBVRE
CUVELIER
03-11-1706 BLON CUVELIER
1708
10-07-1708 LOIRE LEFEBVRE
23-10-1708 GAMBIER
DUSSAUSSOY
04-12-1708 BOCQUET
PEUVREL
1709
12-02-1709 PATOU
LECOINTE
20-06-1709 DE TRAMECOURT DE BETHUNE
03-09-1709 DESAILLY
DUMONT
24-09-1709 LECOINTE
PUCHOIS
1711
17-02-1711 BERTOUX
BLOCQUET
28-03-1711 BRINGOUX
THILLIEZ
14-04-1711 DUCROCQ
DEFURNE
04-05-1711 BELVAL
LECOINTE
05-05-1711 MIELLET
BOUTMY
14-07-1711 MOLIN BLONDEL
17-09-1711 PIERRON
CUVELIER
06-10-1711 BOUTMY
DEMERIN
06-10-1711 CUVELIER
THILLIEZ
07-10-1711
DURIEZ LEGAY
03-11-1711 HUCLIER
LOIRE
1712
06-04-1712 LECOINTE
MARTIN
31-05-1712 DEMERIN
CUVELIER
27-06-1712 DE LIBESSART
CANLERS
27-06-1712 DUMONT
BELVAL
11-10-1712 BOCQUET
LELEU
03-11-1712 CUVELIER
HANOT
15-11-1712 LELEU
BACHELET
1713
26-04-1713 DORLENCOURT
DUSSAUSSOY
09-05-1713 CORNINFLOS BOCQUET
08-06-1713 DEFURNE
DEFRANCE
1714
29-05-1714 FRANCOIS
CUVELIER
27-09-1714 SAINTLEGER PROUVE
1715
26-02-1715 HURTREL
MOLIN
02-07-1715 CUVELIER
BELVAL
09-07-1715 LEMAIRE
CUVELIER
25-09-1715 ROBIQUET
HANOT
1716
24-02-1716 BELLEUR?
DUFOUR
09-06-1716 DIEVAL THILLIEZ
04-11-1716 LELEU DUSSAUSSOY
1717
08-02-1717 FLAMBRY
DEMERIN
04-11-1717 LEGRU BOCQUET
1718
10-01-1718 CARNEL
BACQUOT
18-01-1718 THILLIEZ LELEU
01-02-1718 DEPREZ
DIEVAL
28-02-1718 CUVELIER
CARPENTIER
01-03-1718 GRONNIEZ
BELVAL
01-03-1718 THILLIEZ DESAILLY
27-06-1718 DUMONT
LECOINTE
18-10-1718 FINET OBRY
15-11-1718 SEBERT
LIEBERT
24-11-1718
DES ESSART DE BETHUNE
1719
07-11-1719 VIART DURIEZ
1720
17-04-1720 GAMBIER
DELIBESSART
26-06-1720 HUCLIER
LEROUX
22-10-1720 LEDUC GRONNIEZ
19-11-1720 TANET
LEGAY
1721
11-01-1721 DORLENCOURT CAPY
11-01-1721 PLANQUETTE DIEVAL
22-07-1721 BOILLY CAPY
29-07-1721 BALAVOINE
CUVELIER
29-07-1721 BRASSART
DEMERIN
30-09-1721 DIEVAL LEFEBVRE
1722
02-06-1722 CORNINFLOS HUCLIER
02-07-1722 CAPY LECOINTE
13-10-1722 CODEVEL
DORLENCOURT
1723
19-01-1723 BOCQUET
BOILLY
03-02-1723 BOCQUET
DURIEZ
08-02-1723 DASSONVAL
MOLIN
06-04-1723 PETIT BOCQUET
06-07-1723 LELEU BOCQUET
26-10-1723 OBRY LELEU
03-11-1723 LEONARD
LECOINTE
23-11-1723 DELANNOY
CITERNE
1724
26-04-1724 CUVELIER
OBRY
27-04-1724 BOILLY BOCQUET
14-06-1724 LECOINTE
HERNEQUET
17-08-1724 ROBIN GRONNIEZ
11-09-1724 BERTOUX
BARABANT
0?-0?-1724 DAMIENS
LECOINTE
30-10-1724 BOCQUET
GAMBIER
30-10-1724 DESMOLIN
HERMANT
02-12-1724 LELEU BRASSART
1725
16-01-1725 BERTOUX
DIEVAL
07-11-1725 HUCLIER
LEGAY
1726
12-02-1726 MOLON
BOCQUET
18-06-1726 CUVELIER
BOCQUET
26-06-1726 BRASSART
ROUSSEL
1727
22-04-1727 DUCROCQ
DE LA CHASSE
29-07-1727 LEGRU FLAMBRY
1728
13-01-1728 DUCATEL
LEFEBVRE
09-02-1728 DOUBLET
GOUDEMET
07-04-1728 THOMAS
LELEU
01-07-1728 DUCROCQ
BOCQUET
06-07-1728 LEGRU BOCQUET
1729
01-03-1729 HOCHEDE
BOILLY
26-04-1729 POULAIN
BOCQUET
26-07-1729 LEBLAN CUVELIER
1730
07-02-1730 ROUSSEL
CUVELIER
14-02-1730 BOCQUET
OBRY
1731
05-02-1731 LEFEBVRE
GAMBIER
1732
03-01-1732 PENEL DELAIRE
17-06-1732 LELEU DURIEZ
01-07-1732 LEGAY DEMERIN
1733
07-07-1733 POITEAUX
ROUSSEL
21-07-1733 PEUVREL
OBRY
1734
04-05-1734 DIEVAL
OBRY
13-05-1734 DEMERIN
FLAMBRY
03-06-1734 LECOINTE
BOILLY
06-09-1734 GAMBIER
BOCQUET
09-11-1734 ANSART
CUVELIER
16-11-1734 LEGRU LAIGLE
1735
25-01-1735 BOCQUET
DIEVAL
26-01-1735 HANOT BELVAL
20-05-1735 DUCROCQ
DELETOUR
1736
22-11-1736 LAINE DUCROCQ
1737
08-01-1737 BOCQUET
BERTOUX
29-01-1737 CORNINFLOS LEGRU
05-02-1737 FLAMBRY
BELVAL
22-05-1737 GLORIANT
BOCQUET
1739
05-10-1739 DORLENCOURT
DE LA CHASSE
1740
18-08-1740 ROUSSEL
LELEU
1741
22-11-1741 BOUTMY
LEGRU
1742
14-06-1742 ANSART
FLAMBRY
1743
28-05-1743 ATTAGNANT
BOCQUET
23-07-1743 DIEVAL LAVIGNE
15-10-1743
CATTELAIN MOLIN
12-11-1743 LEFEBVRE
TRONCHON
1744
14-01-1744 HUCLIER
DUMONT
11-02-1744 VALET HACHE
18-02-1744 LEGRU BOCQUET
24-11-1744 THELLIER
LECOINTE
1745
19-01-1745 CANLERS
BRINGOUX
27-01-1745 DEPREZ
BRASSART
16-02-1745 BEAUCOURT DE
LIBESSART
10-05-1745 HUCLIER
BOUTMY
29-06-1745 BAILLEUL
DIEVAL
1746
01-02-1746 LECOINTE
HACHE
19-04-1746 HOGUET
HUCLIER
31-10-1746 BETHENCOURT DEMERIN
1747
04-02-1747 LAVIGNE
CUVELIER
02-12-1747 DE LABY
DE LA CHASSE
1748
23-04-1748 LECLERC
LECOINTE
1749
29-07-1749 DESECQUE
FLAMBRY
1750
27-01-1750 CUVELIER
CUVELIER
09-06-1750 DEMERIN
DORLENCOURT
21-07-1750 BOURNAVILLE DORLENCOURT
1751
08-06-1751 OPIGEZ
BOCQUET
20-07-1751 DELETOUR
VIART
26-10-1751 BACQUEVILLE FLAMBRY
1752
25-04-1752 LEROUX
BONNEL
12-06-1752 FRANCOIS
HACHE
15-11-1752 LEGAY CUVELIER
1753
30-01-1753 FINET CARNEL
05-02-1753 FOURMONT
LAVIGNE
07-02-1753 DELANNOY
LELEU
07-02-1753 LEGRU FLAMBRY
13-02-1753 CAPY
BOILLY
07-05-1753 LAVIGNE
LEGRU
1754
30-04-1754 BOCQUET
CAPY
11-06-1754 BOCQUET
CUVELIER
26-06-1754 GAMBIER
BERTOUX
30-07-1754 CORNINFLOS CUVELIER
31-07-1754 CUVELIER
LECOINTE
01-08-1754 GODART
LAVIGNE
21-08-1754 DE LABY
BOUTMY
16-10-1754 MOLON
FAUQUEMBERGUE
1755
04-02-1755 BALAVOINE
CARNEL
05-02-1755 LEGRU CUVELIER
1756
17-02-1756 MOLON
BARABANT
11-05-1756 PETIT
BOCQUET
15-06-1756 TILLOY
FLAMBRY
06-07-1756 ROUSSEL
BERTOUX
07-07-1756 LECLERC
BETHENCOURT
03-08-1756 BOCQUET
OBRY
1757
11-01-1757 DIEVAL
VIART
18-02-1757 THILLIEZ BOCQUET
08-11-1757 THILLIEZ
FLAMBRY
22-11-1757 BRASSART
DEPREZ
1758
07-02-1758 CARETTE
LEGRU
0?-05-1758 DE LIBESSART CARTON
10-09-1758 DE MODENE
DE BETHUNE
03-10-1758 LEFEBVRE
CARNEL
1759
22-01-1759 CUVELIER
BOILLY
20-02-1759 MORIAUCOURT DORLENCOURT
24-04-1759 LANDRY
DE LIBESSART
03-06-1759 HUCLIER
GAMBIER
24-07-1759 GAMBIER
POULAIN
25-07-1759 BERTIGNEULLE BRASSART
26-07-1759 DUCROCQ
DORLENCOURT
1760
05-02-1760 FONTAINE
HACHE
03-06-1760 THILLIEZ BOCQUET
26-06-1760 BOCQUET
LECOINTE
08-07-1760 LELEU BOILLY
1761
08-01-1761 THILLIEZ DEVIENNE
05-05-1761 LAVIGNE
LEGRU
19-05-1761 LELEU
BERTHE
1762
01-07-1762 CUVELIER
OBRY
1763
19-03-1763 DE LA VIEFVILLE DE BETHUNE
26-05-1763 PLET
CUVELIER
1764
28-02-1764 PETIT LECOINTE
23-10-1764 BUQUET LOIRE
27-11-1764 DEPREZ
FINET
1765
12-02-1765 BOURNAVILLE HUCLIER
23-07-1765 BEAUCOURT FLAMBRY
31-07-1765 GAMBIER
CUVELIER
19-11-1765 LECOINTE
LEGRU
1766
22-01-1766 LEMOINE
CORNINFLOS
29-04-1766 PRUVOST
TORNELLE
13-05-1766 BOCQUET
BOCQUET
03-06-1766 LETOCQUART LAINE
07-10-1766 PETIT
PETIT
28-10-1766 DURIEZ HUCLIER
1767
04-08-1767 SIMON
CUVELIER
17-11-1767 LAVIGNE
GAMBIER
1768
04-02-1768 BOCQUET
HOGUET
26-06-1768 BACQUEVILLE DOUBLET
25-10-1768 GRUSON
LECOINTE
1769
27-04-1769 CAPY
BARON
27-04-1769 DUCATEL
DEMERIN
1770
23-07-1770 BOCQUET
BERTOUX
23-07-1770 BOCQUET
BOCQUET
18-09-1770 BOCQUET
DEMERIN
27-11-1770 CUVELIER
LEGRU
1771
05-02-1771 BOCQUET
LEGRU
30-05-1771 LAVIGNE
BOCQUET
09-07-1771 BOCQUET
FLAMBRY
26-11-1771 DIEVAL
LEGRU
1772
14-01-1772 ROUSSEL
FLAMBRY
28-04-1772 BOCQUET
DEPREZ
30-06-1772
CAPY DUCROCQ
15-12-1772 BECOURT
BERTOUX
1773
12-01-1773 SALOPPE
PEUVREL
25-05-1773 LEGRU
BOILLY
22-06-1773 GOSSART
DIEVAL
26-10-1773 DUPONCHEL BOCQUET
27-10-1773 FLIPPE
DIEVAL
1774
02-08-1774 ROUSSEL
TORQUE
1775
17-01-1775 DEPREZ
DEPREZ
21-02-1775 DIEVAL
HUCHETTE
06-06-1775 DURIEZ LECLERC
13-06-1775 LAIGLE
BOCQUET
07-11-1775 BECOURT
DIEVAL
1776
18-01-1776 LECOINTE
CORNINFLOS
21-05-1776 COLLETTE
LEGRU
1777
01-07-1777 DIEVAL HUCLIER
1778
10-02-1778 FLEURY
DELAIRE
19-05-1778 COLLETTE
FLAMBRY
14-07-1778 LEGRU LEROUX
28-07-1778 PECQUEUR
DIEVAL
1779
12-01-1779 LELEU
BERTOUX
04-02-1779 DELATTRE
LECOINTE
05-07-1779 BEAL
LOYEZ
1780
18-07-1780 LEFEBVRE
LAINE
1781
13-02-1781 FLORENT
LEGAY
27-02-1781 DUCROCQ
WAGON
24-04-1781 CREPY
DEPREZ
24-04-1781 TILLOY LEGAY
29-05-1781 PECQUEUR
PETIT
03-07-1781 DIEVAL
BLERY
22-07-1781 LEGRU
BOCQUET
06-11-1781 ROUSSEL
BERTOUX
1782
08-01-1782 CORNU
BOULET
09-04-1782 DELANNOY
BOUTMY
06-08-1782 BOURNAVILLE DERICQUEBOURG
05-11-1782 COLLETTE
DE LA CHASSE
05-11-1782 LEMICHE
GODART
26-11-1782 DEMERIN
DELETOUR
1783
25-06-1783 DELANNOY PLANCHANT
13-11-1783 DEMERIN
LOIRE
1784
10-01-1784 BARROIS
PETIT
21-04-1784 DEMERIN
BOUTMY
15-06-1784 CORNINFLOS VICHERY
1785
25-01-1785 COHIET PLANCHANT
19-04-1785 BAYART
DEPREZ
26-04-1785 HANNEBICQUE MORIAUCOURT
03-05-1785 LOYEZ
DEPREZ
07-06-1785 FUMERY
LECLERC
21-06-1785 CANDAS
BOCQUET
12-07-1785 CORNINFLOS LEGAY
29-07-1785 DEMERIN
LAVIGNE
17-08-1785 BOCQUET
PLANCHANT
23-11-1785 PETIT MARTIN
1786
16-05-1786 CANLERS
LAVIGNE
21-06-1786 LAVIGNE
DUPONCHEL
04-07-1786 DEMERIN
DEPREZ
11-07-1786 CUVELIER
CANLERS
01-08-1786 BOCQUET
ROUSSEL
21-11-1786 BOILLY MOLON
1787
16-01-1787 BOCQUET
VASSEUR
24-01-1787 WILLIAM PAURION
30-01-1787 FLAMBRY
DERICQUEBOURG
07-02-1787 LELEU DEMERIN
13-02-1787 CANLERS
MARTIN
22-05-1787 LEGRU MOLON
20-06-1787 NICOLAS
LAVIGNE
02-07-1787 LOIRE MARTIN
24-07-1787 DEMERIN
DUCROCQ
1788
04-02-1788 MOLON
PETIT
02-04-1788 ROULLET
LEROUX
16-04-1788 MOLON
CORNINFLOS
22-07-1788 LEGRU LAVIGNE
1789
03-02-1789 LEFEBVRE
CORDIER
02-06-1789 BAYART
LAVIGNE
02-06-1789 BOCQUET
ROUSSEL
07-07-1789 CANDAS
PLANCHANT
08-07-1789 LELEU LELEU
22-07-1789 PRUVOST
CATTELAIN
05-08-1789 THILLIEZ GODART
20-10-1789 DIEVAL
LELEU
1790
09-02-1790 DIEVAL
BLONDEL
09-02-1790 LEROUX
BOCQUET
13-07-1790 LEGRU DELANNOY
1791
12-01-1791 LEFEE HUCLIER
22-03-1791 DE TRAMECOURT DE BETHUNE
03-05-1791 DELANNOY BALAVOINE
07-06-1791 CATTELAIN
DE LA CHASSE
07-06-1791 LELEU BOURNAVILLE
08-11-1791
LELEU LEGAY
1792
24-01-1792 THELLIER
LECOINTE
Entre le 1er
vendémiaire an VII (22-09-1798) et le 28 pluviose an VIII (17-02-1800) les
mariages étaient célébrés au chef-lieu de canton Aubigny-en-Artois 62
L'endogamie est pratique courante. On trouve dans les registres
paroissiaux 15 dispenses de consanguinité entre 1693 et 1792, pour 368 mariages
(4,13 %). L’église interdisait le mariage entre parents jusqu’au 4ème
degré inclus, c’est-à-dire les mariages entre les enfants et petits-enfants de
cousins germains. Les noms qui reviennent le plus souvent sont les plus anciens
du village. On mariait parfois les fortunes. Les dispenses étaient toujours
accordées par l'évêché...non gratuitement.
La Révolution industrielle viendra, au 19ème siècle, bouleverser
ces habitudes séculaires.
Toutes les familles du village sont unies par des liens de parenté
plus ou moins inextricables (ce qui ne les empêche pas de se battre comme
chiens et chats lors des élections municipales !). Quand on dresse les
généalogies ascendantes ou descendantes, on s'aperçoit que certains personnages
reviennent plusieurs fois, parfois même à des générations différentes.
Liste des patronymes
concernés , relevés de 1693 à 1792 :
BOILLY : 08-07-1760
BOCQUET : 23-07-1770 . 05-02-1771 .
13-06-1775 . 22-08-1781. 09-02-1790
BOUTTEMY : 21-04-1784
CARNEL : 30-01-1753
DE BETHUNE : 22-03-1791
DEMERIN : 21-04-1784
DE TRAMECOURT :
22-03-1791
DORLENCOURT : 26-07-1759
DUCROCQ : 26-07-1759
DURIEZ : 22-04-1706
GAMBIER : 05-02-1731
LAIGLE : 13-06-1775
LAVIGNE : 22-07-1788
LEFEBVRE : 05-02-1731
LEGRU : 05-02-1771 . 22-08-1781 .
22-07-1788
LELEU : 08-07-1789
LEROUX : 09-02-1790
OBRY : 21-07-1700 . 22-04-1706
. 21-07-1733
PEUVREL : 21-07-1700 . 21-07-1733
FINET : 30-01-1753
L'âge de la majorité n'était pas de 18 ou 21 ans comme de nos
jours. Pour se marier, le consentement était absolument obligatoire, même pour
les majeurs (plus de vingt-cinq ans en général), qui peuvent tout de même
passer outre après trois supplications respectueuses et écrites. On trouve en
date du 15-5-1758 une notice curieuse du curé : "Devant notaire, Dame
Marie Martine CAPRON, veuve de Charles François DE LIBESSART a déclaré
s'opposer formellement au mariage que prétend faire son fils Charles François
DE LIBESSART (30 ans !) avec Cécile CARTON, pour des raisons qu'elle donnera en
temps et en lieu."
Le curé signale un peu plus loin que le mariage s'est quand même
fait à la fin du mois à Troisvaux...
GENEALOGIES
FAMILIALES
La plupart des gens vivaient du travail de la terre. Beaucoup de
petits artisans fabriquaient sur place les petits objets et outils nécessaires
à la vie de tous les jours : charron, maréchal ferrant, forgeron, bourrelier,
cordier, tonnelier.
Surprendraient les hommes du XXème siècle que nous sommes les
troupeaux de moutons qui paissaient sur les jachères. Leur laine était utilisée
pour le tissage de la sayette, étoffe de laine légère. On trouve des peigneurs
de laine, des fileuses, des tisserands. On verra apparaître au XVIIIème le
tissage du lin (Jean Baptiste BOCQUET, tisseur de toile se marie en 1771 ; une fileuse
de lin marie sa fille en 1775). Presque tous les petits métiers ont aujourd'hui
disparu. En 1785, le métier de couvreur d'ardoises apparaît pour la première
fois (probablement au château) ; il n'y avait eu jusqu'alors que des couvreurs
de chaume. Le terme "ouvrier" apparaît pour la première fois en 1785.
Celui de manouvrier est plus souvent employé. Le terme ne se généralisera que
vers 1850, après la révolution de 1848.
On retrouve dans les BMS des noms encore portés par les familles
de la commune, avec des patronymes aujourd'hui disparus. Voici classés par
ordre de fréquence les patronymes les plus courants entre 1693 et 1792 :
CUVELIER, BOCQUET, LEGRU, LECOINTE, DIEVAL, LELEU, DEMERIN, HUCLIER, FLAMBRY,
DUCROCQ, LAVIGNE, GAMBIER, THILLIEZ, BRASSART, BOUTTEMY, OBRY, DEPREZ, BOILLY,
DURIEZ, LAINE, LECOINTE.
Sont soulignés les patronymes qui apparaissent déjà dans le
registre des Centièmes de 1569.
Voici classés par fréquence les patronymes les plus représentés
dans les mariages 1792-1892 : BOCQUET, LEGRU, DELANNOY, DIEVAL, DEPREZ,
THILLIEZ, LAVIGNE, CUVELIER, MOLON, FLIPPE, DUCROCQ, HOGUET, DEMERIN. On
constate le recul des CUVELIER, et la progression des DELANNOY venus d'Izel.
Sont de Pénin les trisaïeul et trisaïeule du célèbre botaniste
Victor JACQUEMONT (1801-1832) : ce sont Jean-Paul BOCQUET (ca1643-1703) bailli
x Marie Madeleine DELABRE (ca1646-1710) fermiers du chapitre d’Arras à la cense
de la motte. L'amiral MUSELIER, petit-neveu du botaniste détient la paternité
de la croix de Lorraine qu'il suggéra le 1er juillet 1940 au Général de Gaulle
(il le rejoindra à Londres), comme emblème de la France libre. La petite-fille
de Jean-Paul BOCQUET épousa, à Capelle-les-Hesdin François DUCLAY, grand-oncle
de l'Abbé Prévost (1697-1763), auteur de "Manon Lescaut".
Une table filiative des BMS couvrant la période 1693-1792 a été
réalisée. Un exemplaire est déposé en Mairie, aux AD du P-de-C à Dainville, à
l'AGP, au GGRN et à la B.N. (DL-08-03-1988-05391). La reconstitution des
généalogies agnatiques des familles fondatrices du village est terminée.
S’adresser à l’auteur. On trouve à Pénin 2 branches BOCQUET :
-Les BOCQUET de la cense de la motte appartenant au Chapitre
d’Arras (ils viennent de Maizières ; peut-être apparentés à ceux de
Berles).
-Les BOCQUET de Doffines regroupés autour de la ferme des abbesses
d’Etrun. D’après Y. CARIN et J. ZIEMCZAK, ils viendraient d’Arras.
Il est à signaler que des BOCQUET de Pénin sont allés habiter
Maizières ou Berles, et vice-versa.
Il est à noter qu’on trouve à Arras des BOCQUET originaires de
Amiens, de Douvrin et d’ailleurs…
Les traumatismes de l'accouchement, le manque d'asepsie, le manque
de lait maternel expliquent principalement la mortalité dite
"endogène" (la plus rapide à frapper). La coutume de baptiser
l'enfant dans les 48 heures suivant sa naissance (les fonts baptismaux
pouvaient être éloignés, l'église glaciale) concourent à expliquer bien des
décès prématurés. Les gens du château l'avaient compris, qui baptisaient leurs
enfants plus tard.
La mortalité "exogène" (plus tardive) peut s'expliquer
par un manque de surveillance maternelle (chez les ménagers, la surveillance ne
pouvait être constante, presque tous les enfants naissant au XVIIème siècle
sans connaître leurs grands-parents, des soeurs plus âgées n'existaient pas
toujours pour s'occuper du bébé. Un coup de chaleur (un maillot trop serré et
peu renouvelé) peuvent aussi être évoqués. Beaucoup plus graves les affreuses
entérocolites ou gastro-entérites estivales (les diarrhées vertes) qui
emplissent de petits corps décédés les registres paroissiaux d'août et
septembre.
Pas de centenaires dans les BMS de Pénin. Marie Jeanne DIGNE (ou
plutôt LEDENNE comme on l'écrit dans sa paroisse d'origine) est dite centenaire
lorsqu'elle meurt le 23-12-1759, mais un rapide coup d'oeil dans les BMS de
Rebreuve-sur-Canche relevés par Monsieur LETHO DU CLOS, village dont elle est
originaire, montre qu'en réalité elle n'avait que 96 ans. Une sorte de respect
admiratif monte vers ces inhabituels champions de la longévité, les
nonagénaires. La vox populi en faisait volontiers des centenaires, que le curé
inscrivait tels dans son registre (Peu d'enfants connaissaient leurs
grands-parents au XVIIème ; plus au XVIIIème). Presque à chaque fois qu'on peut
effectuer une vérification, on relève l'exagération.
Une table filiative des mariages 1792-1902 a été réalisée ; un
exemplaire est déposé en mairie, aux AD du P-de-C et à l'AGP. Elle s'arrête
malheureusement en 1902, car les registres vieux de moins de cent ans ne sont
pas communicables.
L’EXPLORATEUR VICTOR
JACQUEMONT
36
BOSQUET Nicolas
mesureur
à Maizières en 1671
x
37
BOUCHER Antoinette
!
18
BOCQUET Jean Paul
bailli de Pénin en 1671 et 1685
lieutenant du Chapitre
d'Arras en 1678
domicilié à Doffines
o
ca 1643
+
18-03-1703 à Pénin à 60 ans
inhumé
« vis-à-vis le pignon de la chapelle »
x
/1678 à Capelle-les-Hesdin ?
19
DELABRE Marie-Madeleine
o ca 1646 à
Capelle-les-Hesdin ?
+ 28-05-1710 à Pénin
!
9
BOCQUET Marie Catherine
x 8-11-17O6 à Capelle-les-Hesdin
8 JACQUEMONT François
!
4
JACQUEMONT Jean-François
x 1751 à Hesdin
5
BOURNISIEN Marie Charlotte
!
2
JACQUEMONT Venceslas
(1757-1836)
philosophe et métaphysicien
membre de l'Institut
!
1
JACQUEMONT Victor
(18O1-1832)
Botaniste célèbre ; a voyagé en Amérique du Nord, à Haïti, Rio de
Janeiro, Afrique du Sud, en Inde, au Tibet ; mort à Bombay ; inhumé au Muséum
d'Histoire Naturelle ; on peut voir son buste au square Boucher-Cadart à Hesdin
; une rue de Paris située entre la rue Lemercier et l'avenue de Clichy, dans le
XVIIème, porte son nom, de même qu'une rue et une place de Tours ; sa statue
orne une des façades de l'Hôtel de ville de Paris ; il a fréquenté Mérimée,
Stendhal, Louis Thénard, La Fayette, Jean Chaptal, Arago, Elie de Beaumont,
Cuvier, Goncourt, Sainte-Beuve...
BOCQUET Jean Paul
bailli de Pénin en 1671
lieutenant du Chapitre
d'Arras en 1678
x /1678 à
Capelle-les-Hesdin ?
DELABRE Marie Madeleine
! DUCLAY Pierre
BOCQUET Marie
Catherine x 1659 à Dommartin
x 17O6 à
Capelle-les-Hesdin WILLERY Anne
JACQUEMONT François !
!
------------------+-------------------
! ! ! !
JACQUEMONT Michelle DUCLAY
Fçois DUCLAY Marie DUCLAY M. Anne
x 1735 à Capelle-les-Hesdin x 1695 à Hesdin x
PREVOST
Liévin DEPLANQUES Nicolas
! !
PREVOST
D'EXILES DEPLANQUES Louis
(1697-1763) x 1732 à Magnicourt/Ca
Abbé
PREVOST COURCOL M.Catherine
auteur de "Manon
Lescaut" !
--------------------- !
! ! !
CARRAULT Jacqueline
CARRAULT Augustin x1761 à Magnicourt DESPLANQUES Catherine
x 3-1-1758 à Arras /Canche
ROBESPIERRE Maximilien
!
ROBESPIERRE Maximilien
(1758-1794)
"L'incorruptible"
CF.
: contrats de mariage publiés par Monsieur WARIN dans le bulletin n° 5 de l'AGP
de 1985 pages 35 et 36 + dispense de mariage 1G 692
BOUCHER Jean
x à Fressin ?
VINCENT Marie (fonds Robin AD Amiens)
!___________________
! !
BOUCHER Nicolas BOUCHER Marie
x Maizières x
DEBRET Antoinette PETAIN Nicolas
! !
________________________! PETAIN Antoinette
! ! cm 3-1-1624 2J8
BOUCHER Antoinette
BOUCHER Catherine DELABRE
Adrien
x /1643 à Maizières x
1647 à Maizières !
BOSQUET Nicolas
COURCOL Philippe DELABRE
Léger
! ! cm 11-6-1658
BOSQUET Jean-Paul
COURCOL Jérôme COIGNET Guislaine
x /1678 à Capelle/H ?
cm 22-1-1671 2J9
!
DELABBE Madeleine LEDRU Catherine DELABRE M Guilaine
! ! x 1685 à
Hermaville
BOSQUET Marie Catherine COURCOL Jérôme GUILLEMAND Pierre
x 1706 à Capelle/H x
17O8 à Avesnes !
JACQUEMONT François
LEDRU Marie Anne GUILLEMAND M
Catherine
! ! x 17O9 à Monchy-Breton
JACQUEMONT J. François
COURCOL M.Catherine DAMIENS
Pierre Joseph
x 1751 à Hesdin x
1732 à Magnicourt/C !
BOURNISIEN M. Charlotte DEPLANQUES LouisGabriDAMIENS Robert
François
! !
(1715-1757)
JACQUEMONT Venceslas
DESPLANQUES Catherine le
régicide
x 1797 à Paris 10ème x
1761 à Magnicourt/C
LAISNE Geneviève
CARRAULT Augustin
! oncle maternel de
JACQUEMONT Victor
ROBESPIERRE
(1801-1832)
botaniste et explorateur
Un
descendant de Augustin CARRAULT, un cousin maternel de l'Incorruptible ne
serait-il pas à l'origine de cette assertion selon laquelle Robespierre et
Damiens seraient cousins ?
Cela
pourrait provenir d'une mauvaise interprétation de ce tableau. En effet, les
cousins de mes cousins ne sont pas mes cousins...
Pierrotin
DE MONCHEAUX, dit « Adin » (voir généalogie par Rodière)
x
Jeanne
DE POIX (voir généalogie par Ternas)fille de Louis
!
Jean
DE MONCHEAUX, dit « Adin » cité dans les Centièmes de Pénin de 1569
x
Jacqueline
DE BOILLY
!
--------------------------------------
! !
Anne
DE MONCHEAUX, dit « Adin » Adin
Nicole (article 16 p 175V
x x du terrier de Pénin de 1708)
Jehan
DE CAVEREL, seigneur de Ligny ROUSSEL
Antoine ! !
Jehan
DE CAVEREL, seigneur de Ligny ROUSSEL
Jeanne
x x
Marie
L’ESCUYER LAVIGNE
Adrien (voir généalogie
! !
par Bethencourt)
Antoinette
DE CAVEREL LAVIGNE Marie
x
1585 à Ligny-St-Flochel cm
21-7-1671 2J9
François
DE HAUTECLOCQUE CUVELIER
Jean
! !
Philippe
DE HAUTECLOCQUE CUVELIER
Ignace
cm
1632 x
1720 Villers-Sir-Simon
Marguerite
DE BELVALET CAPY Marie
Anne
! !
Philippe
Fçois DE HAUTECLOCQUE CUVELIER
Marie Françoise
cm
xx 1683 x
1743 Villers-Sir-Simon
M
Anne DESMARETZ DE LANNOY BOCQUET
Philippe
! !
Jean
Baptiste DE HAUTECLOCQUE BOCQUET
Philippe
cm
xx 1708 x
1771 Pénin
A
Marie DE LA FORGE LEGRU
Marie Charlotte
! !
Charles
Fçois DE HAUTECLOCQUE BOCQUET
Nathalie
x
1744 Arras x
1803 Pénin
M
Yolande LE CARON BOCQUET
Ferdinand
! !
François
Louis DE HAUTECLOCQUE BOCQUET
Ferdinand
x
1785 Arras (Ste-Croix) x
1829 Pénin
Reine
DE LASSUS DEMERIN
Marie Florentine
! !
Constantin
DE HAUTECLOCQUE BOCQUET
Benoît
x
1822 Paris (St Roch) x
1866 Villers-Sir-Simon
Félicité
DE ROUVROY RICQUART
Ernesta
! !
Gustave
DE HAUTECLOCQUE BOCQUET
Henri
x
1859 Amiens x
1905 Lignereuil
Henriette DE MORGAN
VAAST Irma
! !
Adrien
DE HAUTECLOCQUE BOCQUET
Léonce
x
1898 Lignières 80 x
1944 Lignereuil
M
Thérèse DE WAZIERS FACHE
Cécile
! !
Philippe
DE HAUTECLOCQUE BOCQUET
André
alias
"Maréchal LECLERC" x
1967 Bruay-en-Artois
(1902-1947) DEHOSSE
Anne Marie
Chaque année, avant la Révolution, l'Hôpital Général de Paris se
chargeait de recueillir environ 5 000 enfants abandonnés, souvent issus
d'unions illégitimes ou, plus généralement, dont les parents plongés dans la
misère, ne pouvaient assumer l'éducation. En 1780, 28 % de ces enfants
décédèrent à l'hôpital et 30 % en nourrice. Pour les quarante-quatre dernières
années de l'ancien régime, environ 9 000 enfants trouvés de Paris furent placés
en Artois, dont seulement 1300 à 1400 ont survécu. Pris en charge à l'Hôpital
Général par des "meneurs", ils étaient conduits en nourrice dans notre
région, âgés de quelques jours ou de quelques semaines seulement. Ce voyage de
cinq jours dans une voiture à cheval était fatal à une bonne part de ces
nourrissons laissés quasiment sans soins d'hygiène et sans alimentation.
On
trouve plusieurs de ces enfants placés en nourrice à Pénin, mais ils meurent
assez rapidement :
|
Jean-Louis
GODART |
meurt
le 30 mai 1758 |
|
Jeanne BOURGUIGNON |
meurt
le 30 octobre 1758 |
|
Marie-Anne
MIHER |
meurt
le 20 novembre 1758 |
|
Joseph BURTE |
meurt
le 20 décembre 1786 |
|
Adrienne CARRE |
meurt
le 28 décembre 1786. |
*$
ANSART 7actes de 1734 à 1769 (de Aubigny, Izel et Manin)
ASSET (de Thélus)
* ATTAGNANT 10 a de 1743 à 1744 (de
Rebreuve/Canche)
AUBY
AUTRIQUE
* BACHELET 8a de 1694 à 1707 (de Hauteville)
*
BACQUEVILLE (de Frévillers, puis Savy-Berlette)
BACQUOT (de St-Omer)
BAFREL (de Ambrines)
BAILLEUL
*$ BALAVOINE (de Maizières, Berlencourt,
Givenchy-le-noble)
* BARABANT 16a de 1693 à 1782 (parfois écrit
BERBAN)
BARON
BARROIS 1a en 1784 de Lillers
$ BASIN 1a en 1709
BAUDE (de Villers-Brulin)
*
$ BAYART de Sars-le-bois, Liencourt
* BEAL de Tincques
* $ BEAUCOURT (de Noyelle-Vion et Tincques)
* BELVAL 23a de 1699 à 1751 (souvent écrit
BELVA)
*
$ BERTHE en 1761 (de Ligny-St-Flochel, Tincques)
* BERTIGNEULLE 2a de 1759 à 1768 (de Lières)
*
$ BERTOUX (de Bailleul-aux-Cornailles et Maizières)
* BETHENCOURT de Tincques
*
$ BILLET ou BILLIET (de Ligny-St-Flochel)
BLERY (de Averdoingt et Roellecourt)
BLOCQUET 3a (de Averdoingt et Frévillers)
*
$ BLON 5a (de Tincques ; Berles)
BLONDEL (de Neuville-Planquette, hameau
d'Averdoingt)
* $ BOCQUET (BOSQUET au XVIème ; de Arras ?) 317a de 1693 à
1792
BOISLEUX
*
$ BOILLY (DE) 47a de 1700 à 1787 (de Villers-Sir-Simon)
* BOMONT
BONNEL 1a en 1752 (de Berles-Monchel)
*$ BOULET (de Lespesses)
BOURGUIGNON
* BOURNAVILLE 18a de 1750 à 1791 (de
Gouy-en-Ternois) toponyme
*
$ BOUTTEMY 56a (de Berles et Barly)
* BRASSART 62a de 1697 à 1781 (de Ambrines ou
Villers)
* BRIDOUX (meuniers de Izel-les-hameau et
Gauchin-le-gal)
BRIMONT
*
BRINGON 12a de 1712 à 1784 (de Savy-Berlette)
*$ BRISBART (de Lillers)
BRUNET
BUQUET
*
$ BURBURE (de) 1a en 1715 ; 1073 (de Tincques)
BURTE 1a (de Paris; enfant trouvé)
CADET
*
$ CAMPAGNE 1a en 1722 ; 2785 (de Warlus)
* CANDAS (de Villers-sir-Simon)
*
$ CANDELIER de Berles-Monchel
* CANLERS 30a de 1696 à 1791 (de Maizières)
CANNESSON
CANSON
CAPRON(de Hauteclocque ?)
*
$ CAPY ou CAPPY 38a de 1693 à 1775 (de Villers et Tincques)
CARETTE 7a de 1758 à 1764 (de Maizières)
* CARNEL 25a de 1693 à 1758 (de Maizières)
CARPENTIER
*
$ CARRE 7a de 1703 à 1786 (de Hersin-Coupigny)
CARTON (de Villers-sir-Simon et Troisvaux)
*
CATTELAIN (de Bailleul-aux-Cornailles)
* CAUET
(de Rebreuviette)
*$ CAULIER (de Berlencourt)
CAVIGNAU
*
$ CHOISY (de Manin)
*$
CHRETIEN (de Savy-Berlette)
* CITERNE
(5 a de 1694 à 1766)
CODEVEL
COHIET
* COLLETTE (de Noyelle-Vion)
COLLET (déformation de COLLETTE ?)
CORDIER
CORNET
*
$ CORNINFLOS 1398 (et non Corni- ou Cornen-)
* CORNU (de Lattre-Saint-Quentin)
* COURCOL (de Bailliencourt dit "")
(de Magnicourt-sur-Canche)
* COUSIN (de Magnicourt-sur-Canche)
CRAMEZ
CREPIN (de Saint-Pol)
CREPY (de Lières)
* $ CUVELIER (ou CUVILLIER) 233a de 1693 à
1792
* CUVILLIER
(de Berlencourt)
*
DAILLY (de Izel-les-Hameau)
* DAMIENS (de Houvigneul)
DANTIN (de Marquay ; à côté de Antin,
hameau de Valhuon)
DARRE
DASSONVAL (de Sainte-Catherine-les-Arras)
DASSONVILLE (de Givenchy)
DAUTRELOT (de Pas-en-Artois)
* DE BETHUNE 20a se 1693 à 1791
* $ DEBRET (de Houvin)
DECHAMP
* (DE)FONTAINE voir FONTAINE
DEFRANCE (de Cambligneul ou Savy)
* DEFURNE 16a de 1693 à 1778
DE HOUCHIN
*
$ DELABRE 2a de 1694 à 1710 (de Capelle-les-Hesdin)
*
$ DELABY (de Ternas ; Noyelle-Vion)
* DE LA CHASSE (de Bouquemaison 80)
DELACRESSONNIERE (nom de localité)
* DELAIRE 7a de 1732 à 1778 (de Tincques)
DELAMARCHE
*
$ DELANNOY 33 a de 1702 à 1792 (de Izel-les-hameaux)
DELATTRE de Avesnes-le-Comte
DE LA VIEFVILLE (de Steenvoorde)
* DELAYENS ? (il y en a à Sars-le-bois)
DELEMOTTE 3a de 1693 à 1707 (de
Magnicourt-en-Comté)
DELETOUR (de Gouy-en-Ternois)
* DE LIBESSART 39a de 1696 à 1792 (de
Roellecourt)
DE LIERES 1a en 1713 (de Lières)
DELPORTE (de Estrée-Wamin)
DEMELIER
*
$ DEMERIN 102a
DE MODENE (de Tarascon)
*
$ DEPREZ 49a de 1704 à 1791 (Mingoval, Villers-Brulin, Tilloy)
*
$DERICQUEBOURG en 1782 (de Monchy-Breton)
DESAILLY 7a de 1694 à 1748
DESECQUE (de Bailleul-aux-Cornailles)
DES ESSART
DESHARDUINS (de Averdoingt)
DESMOLIN (de Chelers)
DE TRAMECOURT 1a an 1791 (de 62 Baralle)
DEVIENNE
*
$ DIEVAL 138a (de Tincques ; Berles-Monchel)
*
$ DIGNE 8a de 1693 à 1759 (de Rebreuve/Canche : déformation de LEDENNE)
*
$ DORLENCOURT 33a de 1695 à 1781 1059 (de Averdoingt)
* DOUBLET (de Blainville-sur-mer 50)
*
$ DOUCHET (de Beaufort)
DUBOIS
*
$ DUBOISROBERT 1a en 1766 265 (de Savy)
* DUCATEL 26a de 1697 à 1771 (de
Neuville-Planquette)
DUCHENE
* DUCROCQ 73a de 1694 à 1790
DUEZ
DUFOUR
* DUMONT 33a de 1700 à 1745
DUPONCHEL (de Ternas)
*
$ DUPUICH (de Villers-sir-Simon)
* DURIEZ 44a
*
$ DUSSAUSSOY (de Ambrines ?) 267 +1745
DUTERLOT (de Avesnes-le-Comte)
DUVAL
* EVRARD (de Berles-Monchel)
* FAUCON (de Lattre-St-Quentin ?)
* FAUQUEMBERGUE 1a en 1754 (du
Boulonnais)
* FINET (de Hermaville ou Maizières)
* FLAMBRY 81a de 1700 à 1787 (de Ambrines et
Villers)
* FLAMENT (de Givenchy-le-noble)
FLEURY (de Fiefs)
* FLIPPE 7a de 1773 à 1789 (de
Bailleul-aux-cornailles)
* FLORENT (de Hermaville)
* FONTAINE (de Tincques ; voir DE FONTAINE)
* FOUCART (de Foufflin-Ricametz)
FOURMONT (de Magnicourt-sur-Canche)
FRANCOIS en 1752 (de Boisleux)
FUMERY de Racquinghem
GADON
*
$ GALLET 2 a de 1707 à 1760 (de Tincques)
*
$ GAMBIER 69a (de Villers-sir-Simon)
GAVORY de Rebreuviette
* (LE)GAY
GLORIANT (de Magnicourt-en-Comté)
*
$ GODART (de Berles et Sars-le-bois)
*
GONSSE (de Gomiecourt et Mingoval)
GOSSART
* GOTTRANT (de Bavincourt)
GOUDEMET 3a de 1728 à 1762 (de
Bailleul-aux-Cornailles)
GOUDIN
GREGOIRE
GRINCOURT 1a en 1710
* GRONNIEZ 32a de 1695 à 1763
* GRUSON 2a de 1768 à 1784 (de Aubers 59)
GUERSON 1a en 1719
* GUETHANS 7a de 1757 à 1766 chirurgien suisse
GUILBERT
curé ; de Aire-sur-la-Lys
* GUILLEMANT
HACHE 7a de 1725 à 1760 (de Villers-Brulin
?)
*
$ HANNEBICQUE
*
$ HANOT 11a de 1696 à 1742 (de Lignereuil et Sars-le-bois)
HARDUIN
* HAUTECOEUR (de Hernicourt ; Izel
auparavant Noyelle-Vion)
HAUWEL 1a (de Croisilles)
* HAVET 5a de 1760 à 1785 (de Izel-les-hameau)
* HERMAN
HERNEQUET (de Estree-Cauchy et
Villers-Chatel)
*$ HOCHART (de Gouy-en-Ternois)
HOCHEDE
* HOGUET 6a de 1746 à 1780 (de
Gouy-en-Ternois)
*$ HOURIER (de Averdoingt)
HUCHETTE (de Valhuon)
*
$ HUCLIER 90a (de HUCQUELIERS, près de Fauquembergues : toponyme)
HURTREL 5a (de Lattre-Saint-Quentin)
* IMBONA (de
Mazinghem)
* JACQUEMONT cité en 1781 (de Hersin-Coupigny
et Averdoingt)
LAGACHE (de Chelers)
LAGNIEZ 2a de 1723 à 1732 (de
Croisilles 62)
*
$ LAIGLE 20a (de Maizières ou Ambrines)
* LAINE 40a de 1736 à 1791 (de Berles-Monchel)
LALIN
LAMBERT
LAMORY (de Rebreuviette)
LANDRY
LANTIER
*
$ LAVIGNE 70a de 1695 à 1792 (de
Beaufort)
LEBLAN (de Croisille)
LEBOUCQ
LECAT (de Saint-Omer)
LECLERC (de Ambrines ou Maizières)
LECOCQ
* LECOINTE 153a de 1693 à 1792
LEDUC (de Maizières)
* $ LEFEBVRE
LEFEE (de Gouy-en-Ternois)
LEGILLON
LEGROS
*
$ LEGRU 165a (de Pelves)
*
$ LELEU 108a de 1694 à 1792
$ LEMAIRE 5a de 1703 à 1782 (de Habarcq) 1031
LEMAITRE (de Ricametz)
LEMOINE
* LEROUX 25a de 1694 à 1790 (de Liencourt et
Givenchy-en-Gohelle)
LESOING (de Avesnes-le-Comte ?)
LETOCQUART en 1766 (de Sus-Saint-Léger)
* LIEBERT 7a de 1704 à 1773
* LIGNE (de)
LIZARDE
*
$ LOCQUET de Tincques
* LOIRE 25a de 1703 à 1788
LOYEZ de Lillers
MAIN (de Sombrin)
*$ MALBRANQUE de Chelers
MANTEL
$
MARTIN
* MIELLET (de Savy-Berlette et
Izel-les-Hameau)
MIHER (de Paris : enfant trouvé)
MILLE
* MOLIN 21a de 1712 à 1786
* MOLON 15a de 1726 à (de
St-Michel-sur-Ternoise)
* MONVOISIN 5a de 1696 à 1710 (de
Villers-sir-Simon)
*
$ MORIAUCOURT (de Givenchy-le-Noble)
NECKER (de Saint-Omer)
NICOLAS (de Bailleul-aux-Cornailles)
NOLIBART (= NOTEBART ?)
NOTEBART
*
$ OBRY 56a
OPIGEZ (de Agnez-les-Duisans)
*
$ PATOU (de Ligny-St-Flochel)
PAURION (de Estrée-Wamin)
PENEL (de Brias)
*
$ PETIT 18a (de Villers-sir-Simon)
*
$ PEUVREL
*
$ PHILIPPE d'où FLIPPE (de Bailleul-aux-Cornailles)
*$ PIERRON ( de Blavincourt)
PITEUX (de Camblain-Cambligneul)
* PLANCHANT (de Ternas)
PLANQUETTE
*
$ PLATEL (de Manin et Izel)
PLET
POHER
POYTEAU
POLE
* POILLON (de Ligny-St-Flochel)
* POUCHAIN (d'Aubigny-en-Artois)
* POULAIN 20a de 1728 à 1783 (de Sombrin)
PREVOST
PRONIEZ 1a en 1695 (de Lattre-St-Quentin)
* PROUVE 5a de 1699 à 1713 (de Manin ou Izel
?)
PRUVOST (de Maizières ; Flers ; Izel
; Bouret/Canche)
RALET
*
REGNAULT (de Hermaville, Izel et Grand-Rullecourt)
* $ RICQUART (de Savy et Berlencourt)
$ RICQUEBOURG (de Monchy-Breton) 1071
ROBIN (de Arras)
ROBIQUET
ROULLET 1a (de Arviez Piémont Italie)
*
$ ROUSSEL 30a
RUDLION (de Maizières)
*$
SACLEUX (de Croix-en-Ternois)
*
SAILLY
*$
SALOPPE 9a de 1753 à 1788 (de Houvin)
SART 6a de 1706 à 1710
SIMON
TANET 1a en 1720 (de La-Comté)
* THELLIER de Chelers
* $THILLIEZ 62a de 1693 à 1792 (de
Izel-les-Hameau)
THOMAS 6a de 1714 à 1745 (Herlincourt ;
Ligny-Saint-Flochel)
TILLOY 3a de 1756 à 1781 (d'Aubigny)
TO(U)RNELLE Anglais (de Noeux) ; en France
depuis 10 ans
TORQUE
VAILLANT
VALET en 1744 (de Noyelle-Vion)
VAQUETTE en 1757 (de Puisieux P-de-C)
* VASSEUR (de Gueschart, Somme)
* VAST (de Foufflin-Ricametz)
* VIART 18a de 1694 à 1785 (de Averdoingt)
VINCHENEUX (de Saint-Venant)
* (MON)VOISIN
* WAGON (de Avesnes-le-Comte ?)
WARNIER (de Lattre-Saint-Quentin)
WERCOIN (de Loos 59)
WILLIAM (de Hernicourt)
* famille reconstituée
$ dans mon ascendance
---
familles encore représentées à Pénin en 2000
ARPENTEUR
BAILLI (du seigneur)
BALLOTTEUX
c'était
un colporteur, un porte-balle, qui cheminait à pied et portait sur son dos la
hotte en bois verni que l'on appelait la "balle", c'est-à-dire le
paquet de marchandise (les mots ballot, balluchon, emballer sont des dérivés de
"balle") cf. : "Ainsi vivaient nos ancêtres" de J. L.
BEAUCARNOT
BALLOTTEUX
ET CABARETIER
BALLOTTEUX
ET VOITURIER
BERGER
(E)
BERGER
AU CHÂTEAU
BLANCHISSEUR
BOULANGER
assez
rare ; en général, les gens faisaient leur pain eux-mêmes ; chaque demeure
avait son four à pain ; le métier de boulanger ne s'est imposé qu'après la
guerre 14-18
BOURGEOIS
BOURGEOIS
ET RENTIER
BRASSEUR
BRASSIER
(= manouvrier)
c'était
un manouvrier, vivant du travail de ses bras
CABARETIER
(E)
CABARETIER
ET BALOTTEUX
CABARETIER
ET BRASSEUR
CABARETIER
ET CHARRON
CABARETIER
ET GREFFIER
CENSIER
c’est
un fermier
CENSIER
ET LABOUREUR
CHARPENTIER
CHARPENTIER
DE MOULIN
CHARRETIER
CHARRON
CHARTON
c'est
le charretier qui, dans les fermes, conduisait les chariots dans les champs
CHARTON
AU CHÂTEAU
CHIRURGIEN
c'était
essentiellement l'accoucheur ; sans doute pratiquait-il également les
opérations bénignes, mais on le trouve cité en général dans la relation des
accouchements
CLERC
CLERC
CLERICANT (par opposition à "clerc tonsuré")
COCHER
DU COMTE
COQUONNIER
c'était
un marchand de volaille
CORDIER
CORDIER
AU CHÂTEAU
CORDONNIER
CORDONNIER
ET SAVETIER
le
cordonnier fabriquait des chaussures neuves faites sur mesure, le savetier se
limitait au raccommodage
(il
ne pouvait mettre plus d’un tiers de cuir neuf sur la chaussure à réparer)
CORROYEUR
apprêtait
le cuir
COUVREUR
D' ARDOISES
COUVREUR
DE PAILLE
le
couvreur de paille s'occupait des maisons de torchis recouvertes de chaume,
alors que le couvreur de tuiles et d'ardoises opérait surtout dans les villes
CUISINIER
(E) AU CHÂTEAU
CURE
Le curé était tenu
de faire lecture au prone de la messe paroissiale des ordonnances royales
(c'est peut pour cela que l'on dit encore aujourd'hui que "nul n'est
censé ne connaitre la loi" car en effet ce qui était déclamé par le curé
était connu de tout le village)
CUVELIER
DIMEUR
DES ABBESSES D'ETRUN
DIMEUR
DU CHAPITRE D'ARRAS
DIMEUR
ET LABOURIER
c'est
le fermier de la dîme, l'individu chargé de recueillir les dismes. A Penin, la
dîme se partageait entre l'abbaye d'Etrun (6/7) et le chapitre d'Arras (1/7).
Celui qui récoltait la dîme exerçait en général la profession de laboureur. Le
dîmeur était souvent en même temps bailli. Mais ce n'est pas la règle.
DOMESTIQUE
AU CHÂTEAU
DE BASSE-COUR
DU COMTE
ECRIGNEUX
c'était un marchand de crin qui recueillait ce matériau de ferme
en ferme à l'usage des bourreliers qui s'en servaient pour rembourrer les
colliers des chevaux ; il devait le revendre aux bourreliers de la ville où il
n'était sans doute pas facile de trouver le crin nécessaire
FAISEUR
DE BAS (au métier)
il
s’agit probablement d’un des premiers métiers mécaniques qui ont remplacé le
rouet
FEMME
DE CHAMBRE DE LA COMTESSE
FERMIER
DU SEIGNEUR
FERMIER
ET LABOUREUR
sans doute le fermier exploitait-il des terres louées, mais il se
mettait aussi au service de ceux qui ne possédaient pas assez de terres pour
posséder un cheval
FERRONNIER
FILATIER
FILEUSE
FILEUSE
DE LAINE
FILEUSE
DE LIN
FOSSIER
c'était
le fossoyeur ; on trouve souvent sa signature lors des enterrements
GARÇON
CHARRON
GARÇON
DE COUR AU CHÂTEAU
GARÇON
MARÉCHAL
GARDE
D' ENFANTS AU CHÂTEAU
GARDE
DU COMTE
GOUVERNANTE
AU CHÂTEAU
GRAND
VOITURIER
GREFFIER
GREFFIER
DU COMTE
JARDINIER
JOURNALIER
LABOUREUR
(riche propriétaire)
LABOURIER
(= laboureur)
LABOURIER
ET LIEUTENANT
LABOURIER-FERMIER
LAQUAIS
DU COMTE
LIEUTENANT
DE LA PAROISSE
LIEUTENANT
ET FERMIER
le lieutenant était le remplaçant du bailli quand celui-ci ne
résidait pas dans le village. Le lieutenant était une sorte de maire du village
avec, toutefois, certaines différences. Certains villages avaient plusieurs
lieutenants, du fait qu'il y avait plusieurs seigneuries. Le lieutenant devait
s'assurer du respect de la "coustume" du lieu et de la garde des
droits de son seigneur. Entouré des hommes de fiefs, de son greffier, et, pour
certaines affaires importantes, du bailli, le lieutenant rendait des sentences
qui étaient exécutées par le sergent de paroisse, l'équivalent de notre garde
champêtre. Le prestige du lieutenant était important du fait qu'il représentait
le seigneur, mais aussi parce qu'il était le plus important censier du village.
Il arrivait qu'il fût enterré dans le choeur de l'église paroissiale avec son
épouse et ses enfants, droit seulement partagé avec le seigneur du lieu et le
curé.
LINGÈRE
AU CHÂTEAU
MAÇON
MAGISTER
MAÎTRE D' HÔTEL AU CHÂTEAU
c'était celui qui était chargé de la bonne tenue
des réceptions au château, une sorte d'intendant
MAÎTRE
DES LABOUREURS AU CHÂTEAU
MAÎTRE
...
ce
titre précédent une profession signifie que son détenteur était établi à son
compte, un "artisan".
MANOUVRIER
(= brassier)
Les manouvriers sont très nombreux dans les paroisses rurales où
ils représentent la moitié des paysans avant la Révolution. Ils ne disposent
que de 2 mesures par individu à Pénin en 1698. Ils vivent essentiellement de la
location de leurs bras aux fermiers. Leur salaire varie de 3 à 5 sous par jour,
soit une moyenne de 4 sous.
Chaque habitant consomme en moyenne 3 rasières de blé par an. La
consommation annuelle d'une famille de manouvriers de 4 personnes s'élevait à
36 livres, absorbant la moitié du salaire annuel du père (73 livres). Cette
estimation est sans doute exagérée, car les manouvriers sont considérés comme
nourris, et elle ne tient pas compte du travail des enfants. Elle montre
cependant la précarité de la condition de manouvrier en temps de crise, car le
salaire n'augmente pas parallèlement au prix du blé. Cette insuffisance du
salaire des journaliers se traduit par leur forte représentation dans la
catégorie des métiers mixtes .
Beaucoup de manouvriers se transformaient le soir en peigneurs ou
fileurs de laine et en tisserands, et l'hiver en tailleurs de haies, en cureurs
de fossés, couvreurs de chaume (c'est un art plus difficile !) et en scieurs de
long. A Pénin, on trouve : peigneur de laine et manouvrier, tisserand et
manouvrier, sergent-manouvrier.
MARCHAND (E)
D' OEUFS
D'OEUFS ET CHARRETIER
DE DRAP
DE LAINE
DE PORCS
DE TABAC
DE TOILE
DE VACHES
MARCHAND
PEIGNEUR
MARÉCHAL
ET LABOUREUR
MARÉCHAL
FERRANT
MARGUILLIER
AU CHÂTEAU
Un marguillier (ou fabricien) faisait partie du conseil de
fabrique. Il était élu
(probablement pour les plus gros contribuables) pour gérer les comptes de la
paroisse. La
fabrique gérait les biens de l’église, et en répartissait une partie des
bénéfices entre les nécessiteux. C’était le bureau d'aide sociale d'alors ; au
château parce qu'il en était le portier. Il fait les comptes de la
paroisse : l'achat de tous les
objets du culte mais aussi les registres aux BMS, les obituaires,
entretien des bâtiments, aide au plus démunis.Il fallait aussi de l'argent au
curé pour se déplacer aller au diocèse, au Conseil d'Artois ou à la
Sénéchaussée de St Pol etc... Le marguillier fixait le prix des messes
ordinaires pour les défunts, messes de mariages , messes de funérailles, Il fallait comptabiliser l'argent qui venait
des terres d'églises qui étaient louées, les revenus des baptemes
mariages et sépultures, quêtes pour l'église, pour les chaises, pour les pauvres,
denier du culte. C'est un comptable
bénévole.
MATELASSIER
MÉDECIN
MÉNAGER
(E)
Leur condition constitue un stade de transition entre celle de
manouvrier et celle de petit fermier. Ce sont de très petits exploitants (2
mesures). Ils manquent de chevaux et de matériel pour cultiver la terre, et
travaillent en même temps chez le gros fermier qui leur prête en échange ses
bêtes et ses instruments. Ils forment en moyenne 12 % des paysans.
MENDIANT
(E)
MENUISIER
MEUNIER
(E)
MOISSONNEUR
MOLEUR
AU MOULIN
OUVRIER
"manouvrier"
est généralement plus usité. L'emploi de ce terme ne se généralisera qu'après
1850.
PALEFRENIER
AU CHÂTEAU
c'était
celui qui s'occupait des chevaux, mais il ne participait pas, en général, aux
travaux de la terre : on ne le trouvait que chez les nobles qui disposaient de
plusieurs chevaux
PEIGNEUR
(peigneux)
PEIGNEUR
DE LAINE (parfois appelé dans d’autres localités « houppier »)
PEIGNEUR
DE LAINE ET MANOUVRIER
PEIGNEUR
DE SAYETTE
PORTE-BALLE
= ballotteux ; c'est probablement en commençant par porter ses
marchandises sur son dos qu'on devenait marchand ; probablement ensuite
achetait-on âne, charrette ou cheval. C'est le cas de Louis DOUBLET qui est
porte-balle en 1728 et qui deviendra marchand-peigneux en 1730.
POSTILLON
DU COMTE
PRÊTRE
PRÊTRE
VICAIRE
PROPRIÉTAIRE
RECEVEUR
DU MARQUIS DE BOMY (= intendant)
RENTIER
SAGE-FEMME
SELLIER
SERGENT
AU CHÂTEAU
c’était
le garde-chasse du seigneur
SERGENT
DU CHAPITRE D' ARRAS
c'était le garde champêtre d'alors ; il y avait à Pénin deux
sergents, parce que les terres appartenaient à deux propriétaires différents.
Il y avait le sergent du seigneur, et le sergent du Chapitre d'Arras. Le
chapitre d'Arras avait sans doute des propriétés importantes qui nécessitaient
la présence d'un deuxième sergent chargé de garantir l'intégrité des biens
SERGENT-MANOUVRIER
SERVANTE
SERVANTE
AU CHÂTEAU
TAILLEUR
D' HABITS
TAILLEUR
DE PIERRES
Il
équarrissait les blocs que le tireur de blanc avait extraits au fond des
"boves"
TIREUR
DE BLANC
Il
remontait des blocs de pierre à bâtir des "boves" (plusieurs) du
village, creusées lors de la construction de l'église et du château au XVIIIème
TISSERAND
TISSERAND
DE TOILES (= tixier)
TISSERAND
ET MANOUVRIER
TOILIER
TONDELIER
TONNELIER
VALET
AU CHÂTEAU
DE CHAMBRE DU COMTE
DE CHARRUE
DE CHARRUE AU CHÂTEAU
DE LA COMTESSE
DE MARÉCHAL
DE MEUNIER
un
ouvrier agricole débutait comme goujard (en Artois, on disait
« goujat ») ; s'il était jugé digne d'assumer des responsabilités, il
devenait valet de charrue
VIVANT
DE SON BIEN (OU DE SES BIENS)
c'était
un rentier ne travaillant plus ; il se contentait de recevoir les loyers et les
arrérages de rentes. (cf. "Le père Grandet" de Balzac)
VIVANT
DU TRAVAIL DE SON BIEN (OU DE SES TERRES)
c'est
un propriétaire qui exploitait lui-même ses biens
VOITURIER
c'étaient
les routiers de l'époque
VOITURIER
ET MARCHAND D' ŒUFS (vers Paris)
la
capitale était grande consommatrice d’œufs frais
DES FAMILLES LIEES A UNE
PROFESSION
Curieusement,
certaines familles sont vouées à une profession. Ansi, les
LEGRU
sont meuniers
FARDEL,
meuniers
LETOMBE,
meuniers
DELOBELLE,
meuniers
MANIEZ,
meuniers (bien sûr !)
BRIDOUX,
meuniers
MAYEUR,
meuniers
DURANEL,
meuniers
FACHE,
maréchaux ferrants
HAUTECOEUR,
clercs
BAILLY,
baillis
FOVET,
meuniers
BALLOTTEUX
On
trouve à Pénin des ballotteux allant faire du colportage au loin :
BOCQUET
Jean (ca 1656-1728)
CUVELIER
Jean Philippe (ca 1668-1698)
FLAMBRY
Jean baptiste (1673-1723)
LELEU
André (ca 1649-1709)
BOCQUET
Martin (ca 1671-1731)
BOCQUET
Adrien François (1705-1767)
GAMBIER
Louis Joseph (ca 1702-1789)
BOCQUET
Pierre Joseph (1798-1846)
DOUBLET
Louis en 1728
BRASSART
Pierre André (/1676-/1744)
La région d'Avesnes-le-Comte a toujours été un centre actif et
prospère de l'industrie textile.
En 1709, il y avait à Pénin : 6 peigneurs de laine, 9 manouvriers
et 3 maîtres-peigneurs. 19,8 % des professions connues étaient des professions
textiles.
Dans les années 1750-1800, beaucoup d'Artésiens étaient peigneurs
de sayette. La sayette était une étoffe de laine (la saie était le manteau des
guerriers et des voyageurs celtes, qu'une fibule maintenait attaché sur
l'épaule ; il subsistera jusqu'à nos jours dans le plaid des Écossais). On
trouvait aussi beaucoup de faiseurs de bas, et de nombreuses femmes étaient
fileuses, ceci par familles entières (il fallait à peu près quatre fileuses
pour approvisionner un tisserand). Il y avait beaucoup de moutons dans nos
villages aux XVIIème et XVIIIème siècles. Les toisons étaient lavées dans les
rivières et peignées à la main.
Adrien BOCQUET (ca1650-1710) était peigneur de laine, ainsi que
Jean Martin BOCQUET (1702-1778) et François PETIT (ca1691-1773), époux de Marie
Madeleine BOCQUET. Michel LAIGLE (ca1664-1704), époux de Marie Marguerite
BOMONT était tisserand, comme Gilles MOLON (1757-1813), époux de Marie-Louise PETIT,
Amand BOCQUET (1777-1817), Charlemagne LECLERCQ (1807- ), époux de Marceline BOCQUET (1808-1882)
et Jean-Baptiste BOCQUET (1735-1799) tisserand de toile en 1772, fabricant de
bas de 1781 à 1804. Charles GAMBIER (1741-1804) était fabricant de bas de 1781
à 1804.
Au moment du retour de l'Artois à la couronne de France en 1640,
de nombreux maîtres et ouvriers drapiers se retirèrent en Flandres, voire en
Hollande, beaucoup à Lille et au bourg de Roubaix. Colbert tenta vainement de
les rappeler : le tissage disparut d'Artois pour se concentrer dans les
Flandres. Ainsi Jean-Martin BOCQUET (1725-1768), époux de Agnès BOCQUET,
partira vivre à Lille.
O. Hemery nous signale qu'à la fin du XVIIème siècle, 18% des
mariages de Izel-les-hameau se faisaient avec des gens du Nord. C'était aussi
le cas pour Noyelle-Vion et Manin. Les Mathon d’Avesnes-le-Comte partiront à
Lille fonder des maisons de commerce de toile très développées au XIXème
siècle. C’est d’eux que descendent quelques grands industriels lillois et roubaisiens,
dont les Motte et les Prouvost. Créée en 1912 par Jean Prouvost, petit-fils de
Amédée Prouvost, créateur des premiers tissages mécaniques, la Lainière de
Roubaix fut longtemps l’un des joyaux de l’industrie française (Pendant ses
heures de gloire, elle reçut la visite d’Elisabeth II d’Angleterre, de Nikita
Kroutchev. Dépendaient de la Lainière les laines Pingouin, les chaussettes
Stemm, les tricots Korrigan...).
Lorsque l'arrêt du 7 septembre 1762 reconnut la légalité des
métiers campagnards, les villes virent échapper leurs derniers monopoles. Le
filage de la laine allait occuper en Artois et en Picardie 30 000 fileuses.
L'Artois, transformé en grand atelier de filage, devint une simple annexe de la
fabrique flamande. Marie Marguerite BERTOU (1727-1836), épouse de Louis
BOCQUET, était fileuse de laine.
Le traité de commerce franco-anglais de 1786 plongea dans la
misère beaucoup de fileuses de laine. Le XVIIIème siècle a été pour les gens de
notre région un siècle de grande misère. Les hivers sont pénibles dans les
campagnes qui voient rôder de nombreuses troupes de mendiants. Le coût de la
vie augmente. Les prix apparaissent doublés d'un bout à l'autre du 18è.
Il semble y avoir eu une évolution laine ---> lin au XVIIIème.
On voit apparaître le tissage du lin (un tisseur de toile se marie en 1771 ;
une fileuse de lin marie sa fille en 1775).
Au début du XIXème, la filature et le tissage mécaniques
l'emportent sur le rouet et le vieux métier à tisser familial. Deux frères et
une soeur de Benoît BOCQUET issus d'un premier lit, Martial (1827-1889), Julie
(1828- ) et Victor (1842- ) partent à Lille travailler dans les
filatures. L'incendie de l'Hôtel de Ville de 1914 ne nous permet pas de savoir
s'ils ont laissé une descendance. Désiré BOCQUET (1866-1925), fils de Martial,
deviendra directeur de filatures à Lille (?) en 1891.
Que reste-t-il aujourd'hui de ces métiers à tisser à la main
fabriqués en bois noble comme le chêne, mais aussi en sapin rouge, beaucoup
moins cher? Après la disparition des tisseurs, ces métiers furent remisés dans
les greniers, puis ce fut l'oubli, la poussière. Un jour, pour une quelconque
réparation, une pièce a été prélevée, puis une autre. Pour se chauffer, on
s'est mis à brûler le bâti, le battant, puis les bricoteaux, les ensouples.
Bref, tout y passa et ainsi disparurent les derniers témoins d'une activité qui
avait été très florissante dans notre région au XVIIème siècle. Henri BOCQUET
(1881-1964) se souvenait de l'existence, dans le grenier familial, d'un tel
métier.
La banalité du four de Pénin, situé non loin de la place du
village, appartenait autrefois aux DE VALICOURT, seigneurs d’Ambrines. Les
habitants du village étaient tenus de venir y faire cuire leur pain, contre
redevance. En ?, la communauté des habitants du village de Pénin, avec
l’aide de son seigneur, a racheté cette banalité. En 1708, le four (libéré de sa banalité), et le terrain
attenant sont vendus à Charles CORNINFLOS (ca1681-1731), domicilié à la corne
du flos, rue de Maizières (articles nos 102 et 103 du terrier de 1708).
Par contre le moulin du seigneur est dit sans banalité en 1760.
Dans le rôle des Centièmes de 1569, il est fait mention d'un
Gaspard LONGUEPEE, meunier, qui tenait en louage le moulin de Pénin (le
"vieux moulin"?) ; il était situé section D du cadastre (avant le
remembrement), entre le chemin de Maizières à Villers-Sir-Simon, et le chemin
d'Ambrines à Manin. En 1760, le moulin
de Pénin est dit sans banalité.
Le rôle des vingtièmes de 1761 ne mentionne qu'un seul moulin à
vent. Le rôle des centièmes de 1781 mentionne un seul moulin à vent à moudre le
blé, et dépendant du château.
L'enquête de 1808 sur les moulins à vent fait mention de deux
moulins à moudre le blé à Pénin. Il existe un "état des moulins pour l'An
1818", publié par Michel Marcq dans la revue du Touring Club de France. Il
serait à consulter.
Les moulins à vent de la région étaient des moulins-pivots
construits en bois, contrairement aux moulins picards en pierre. Ce type de
moulin était le plus répandu. Au XIXème siècle, on en dénombrait 2000 dans le
Nord-Pas-de-Calais.
Chacun d'eux exigeait pour sa réalisation l'abattage d'une
quarantaine d'arbres.
Le principe était le suivant : la cage du moulin, avec mécanisme,
meule et ailes, reposait sur un pivot, arbre entier de 6 à 7 m, qui était fixé
au sol. Le meunier pouvait ainsi orienter son moulin selon le sens du vent. Les
meules provenaient de La-Ferté-sous-Jouarre, qui en a vendu dans le monde
entier (jusqu’en Russie).
Louis LEGRU (1927- ) est
propriétaire en 1995 d'un champ (section D du cadastre avant remembrement)
situé au lieu-dit "le moulin à huile". On y voit encore au moment des
labours le cercle blanc des fondations de craie de l'ancien moulin. Les actes
notariés pourraient nous donner les noms des propriétaires successifs.
Ce peut être un ancien moulin à farine qui a été détourné de sa
destination première. Après la Révolution de 1789, et particulièrement entre
les premières années du XIXème s. et 1865, est apparue dans la région la
culture des oléagineux : l'oeillette, variété de pavot dont on tirait une huile
comestible, et le colza dont on tirait l'huile qu'on brûlait dans les créchets.
C'est au moulin sur pivot qu'on recourut pour "tordre", c'est-à-dire
pour broyer les graines. On les écrasait par un système de pilons et de
mortiers, mû par des cames placées sur l'arbre moteur, solidaire des ailes. Les
cames étaient disposées de manière à provoquer un martèlement ininterrompu des
pilons dans les mortiers. L'arbre moteur actionnait d'autre part une presse et
un agitateur, implantés à l'intérieur du moulin de façon à répartir les
charges. Les graines écrasées étaient chauffées dans une cuve munie de cet
agitateur, mises en sacs et pressées pour en exprimer l'huile et récupérer le
tourteau. La plupart de ces moulins ont fini en flammes.
RECENCEMENT DES MOULINS : Jusqu’au XVIIIe
siècle les listes de moulins sont rares. On trouve les premières mentions dans
les archives des abbayes (Série H, clergé régulier). Il faudra attendre les
registres des centièmes et des vingtièmes pour trouver les premières listes.
C’est l’enquête de 1794, dite enquête de l’An II, qui fournit la première liste
complète des moulins de France. Cette enquête a été envoyée à toutes les
communes. On y trouve notamment le nombre de moulins, leur nature (à vent ou à
eau), leur situation, leur production, l’état de leur mécanique. Cette enquête
est classée dans la série L (archives révolutionnaires) des Archives
Départementales.
Au XIXe siècle, l’administration impériale lance une enquête en 1806 pour
connaître l’état des moulins. On y trouve la destination des moulins (blé,
huile, …) et des indications sur le personnel des moulins. En 1809 un état des
moulins à farine est établi. Il fournit le nombre de meules, l’origine des
meules, le type de mouture, la capacité de production. On trouve ces deux
enquêtes dans la série M (administration générale) des Archives
Départementales.
Signalons le lieu-dit "La vieille motte" section D
également (l'emplacement d'une motte de moulin ?; emplacement présumé
seulement, car Monsieur LEGRU n'a connaissance que des trois premiers moulins).
Pénin aurait-il eu (probablement pas simultanément) trois ou quatre moulins ?
Ils sont tous situés à l'ouest du village. Les LEGRU étaient propriétaires ou
exploitants d'un seul moulin, ou de plusieurs?
Ils ont été les meuniers de Pénin pendant les XVIIème, XVIIIème et
première moitié du XIXème siècle:
-- Jean, meunier de Pénin cité en 1655
-- Adrien (ca1644 avant 1694) (n° 1048) meunier en 1672 ; fils du
précité
-- Philippe (ca1671-1723) (n° 524) meunier de 1709 à 1737 ; fils
du précité
-- Philippe (1705-1793) meunier en 1730 et 1731 ; fils du précité
-- Louis Joseph (1713- )
meunier en 1741 ; frère du précité
-- Félix (1717-1743) meunier de 1741 à 1743 ; frère du précité
-- François Dominique (1714-1753) meunier de 1744 à 1757 ; frère
du
précité
-- Léonard CARETTE (ca1728-
) x Marie Joseph LEGRU est valet de meunier en 1763 et 1764
-- Maximilien (1747-1793) meunier en 1770 ; neveu des précédents
-- François Joseph (1778-1792/) chasse-mannée en 1816 ; fils du
précité
Le chasse-mannée était le valet du meunier. Il parcourait la
campagne avec un âne ou une charrette bâchée tirée par un solide cheval en
criant : "Mannée, mannée ! ", et les paysans sortaient et
l'aidaient à charger les "rasières" de blé qu'il amenait ensuite au
moulin. Dans le même temps, il restituait le son et la farine,
proportionnellement au poids de grain livré, le meunier gardant une certaine
quantité de marchandise en guise de salaire. Habituellement, il prélevait le
seizième des grains qu'on lui donnait à moudre, mais des discussions
interminables portaient sur l'appartenance des issues, c'est-à-dire du son et
de la farine qui sortaient des meules. La plupart passaient pour des fripons
parce qu'ils s'arrangeaient habituellement pour prélever bien plus sur la
mouture que la part à laquelle ils avaient droit. Tous les meuniers
engraissaient des porcs.
Dans le midi, le lieu privilégié où s’échangeaient les nouvelles
était la fontaine. Dans notre région, c’était le moulin. Là se transmettaient
les ragots, naissaient les rumeurs, s’amplifiaient les nouvelles recueillies
auprès d’un colporteur de passage…
-- Adrien LAVIGNE (1719-1789) et ses fils Adrien (1752- ) et Ange Augustin (1759- ) sont charpentiers de moulin en 1768, 86
et 87.
-- Le frère de Adrien, Philippe Joseph LAVIGNE (1731-1804) x Marie
Antoinette GAMBIER, beau-frère de Marie-Rosalie LEGRU (1735- ), est meunier de Pénin en 1780.
-- Félix LEGRU (1748-1815) est meunier en 1782.
-- Ange Honoré LAVIGNE (1762-1823) est meunier en 1809 et en 1816
au "Blanc-moulin" (moulin-tour en pierre de taille) section D du
cadastre, sur la route de Pénin à Averdoingt (lieudit mentionné sur la carte au
1/25000). En 1816, dans le registre de délibérations du conseil municipal,
figure une enquête du garde champêtre après vol avec effraction dans le moulin
en pierre.
-- Son fils Félix LAVIGNE x Émilie BAYART est meunier en 1821.
-- Siméon LEGRU (1822- )
est valet de meunier en 1858.
Les LEGRU ont essaimé aux alentours de Pénin : Adrien LEGRU
(ca1673- ) meunier de Béthencourt,
hameau de Tincques , fils de Adrien x Claire CUVELIER, se réfugia à Pénin avec
femme et enfants, au cours du terrible hiver 1710, peut-être par crainte du
typhus ou des alliés.
On retrouve un Joseph LEGRU meunier à Berlencourt en 1701, un
Jean-François LEGRU (ca1683-1753) valet de meunier de 1719 à 1729 à Maizières ,
un Maximilien LEGRU (1701-1785) (ancêtre n° 262) meunier à
Foufflin-Ricametz de 1744 à 1778,
Philippe-Joseph LEGRU (1705-1793), fils de Philippe (ca1671-1723), est meunier
à Labuissière en 1745, de même que son
fils Albert Joseph LEGRU (1749-1815) et le mari de sa petite-fille Constantin
DOLLET, un Jean-Martin LEGRU x Marie-Rose DUFEZ, meunier à Berles-Monchel en 1749. Pierre Joseph LEGRU (ca1750- ) x Victoire LEROUX, fils de Maximilien x
MC LAIGLE, est meunier à Givenchy-le-Noble en 1778 ; son fils Benoît LEGRU (ca1777- ) x Marie Joseph DUCATEL, y est aussi
meunier en 1819. Pantaléon Dominique LEGRU est valet de meunier à Ricametz en
1785, puis garde de moulin à Ramecourt en 1810. On en trouve également à
Ligny-St-Fochel. Un LEGRU marie sa fille à un FLIPPE, meunier à Maizières.
Notons que les meuniers se mariaient souvent entre eux. Cette sorte d’homogamie
professionnelle était courante à cette époque.
Il y avait encore 827 meuniers dans le Pas-de-Calais en 1820.
C'étaient alors des gens aisés, payant entre 7 et 10 F de patente (d'après le
Mémoire de maîtrise de Martine Bernard et Marie France Pratte en 1978).
L'exploitation des moulins à vent cessa à partir du milieu du
XIXème sous l'influence de la meunerie à vapeur pour s'éteindre au début du
XXème (les derniers arrêtèrent de tourner après la guerre 14-18). Alphonse
Daudet nous a conté de façon émouvante l'assassinat" des moulins à vent.
Pendant un certain temps, l'impôt foncier fut exigé sur tout moulin portant ses
ailes, signe visible, disait le fisc, de son bon état de fonctionnement. Ce qui
en résulta fut logique et inévitable : de nombreux propriétaires mutilèrent
leur moulin pour échapper à la taxe, en lui enlevant ses ailes. Le premier pas
vers le néant était fait...
Les recherches seraient à poursuivre jusqu'à la fin du XIXème dans
l'état-civil pour voir quand ces moulins ont arrêté de faire tourner leurs
ailes.
Il y avait en 1715 à Pénin
un charpentier de moulin : Jean Firmin DORLENCOURT (ca1678-1741).
François Valéry DEPREZ est encore charpentier de moulin à Pénin en
1848.
A signaler la présence à Pénin d'un boulanger au XVIIème siècle :
Antoine BACHELET (ca1654-1694), chose rare quand on sait qu'à cette époque les
gens cuisaient leur pain eux-mêmes, au moins pour la semaine, souvent pour la
quinzaine. Son fils Philippe Martin (ca1683-1765) lui a succédé ; il est dit
boulanger en 1708.
Notre modeste village d'Artois fut souvent, au cours des siècles,
envahi, occupé, dévasté par les uns et par les autres. D'où peut-être la forme
qu'affecte la ferme type de la région : exploitation à cour fermée. L'Artois
appartint aux rois de France, puis aux comtes d'Artois, puis aux ducs de
Bourgogne, puis à la puissante maison d'Autriche, pour revenir, enfin sous
Louis XIV, à la couronne royale.
En 1384, la Flandre et l'Artois passèrent aux mains de Philippe le
Hardi, duc de Bourgogne. Le puissant duché de Bourgogne s'étendait de la
Hollande à la Franche-Comté : il constituait une grave menace pour les rois de
France. La guerre s'installa. Au cours de la lutte qui opposa le roi de France,
Louis XI, au duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, l'Artois fut ravagé. Louis
XI avait ordonné de "mettre à feu et à sang tout ce que ses soldats
trouveraient".
A l'aube du XVème siècle, Pénin n'était qu'à une vingtaine de
kilomètres de la frontière d'Artois, et la France était un pays étranger, et
souvent un pays ennemi d'où venaient les terribles soldats qui pillaient tout.
Nos ancêtres étaient à cette époque surtout, tournés vers Gand, Tournai ou
Bruges à cause de la laine, et les ennemis devaient être les Français.
Notre contrée fut le théâtre de terribles luttes.
Ce fut d'abord la rivalité des Armagnacs et des Bourguignons.
Jeanne de Bourgogne, Eudes, Philippe le Hardi et son épouse
Marguerite de Bourgogne firent de fréquents séjours à Avesnes-le-Comte. Louis
XI, en voyage dans les États du Duc de Bourgogne, séjourna à Avesnes le 23
janvier 1464.
Plus tard, le 3 février 1471, son rival Charles le Téméraire
visita aussi Avesnes (Docteur Ledru).
Notre région fut envahie par l'armée de Charles VI qui assiégea Arras
en 1414 et s'empara d'Avesnes-le-Comte où fut installée une partie de l'armée
française. "Le siège dura près de deux mois et ce temps-là suffit à
l'armée française réunie à Avesnes pour ravager et ruiner tous les pays
voisins" (Docteur Ledru).
Un peu plus tard, en 1475, pendant que le duc de Bourgogne,
Charles le Téméraire, assiégeait Nuits, la région fut envahie par les Français.
"Noyelle-Vion et les villages environnants devinrent la proie
des flammes. Des gens armés de faucilles et de fléaux suivaient les soldats,
coupant et battant les récoltes pour les transporter en France". (Parenty,
Histoire de Sainte Bertille). Dans une enquête figurant aux Archives Nationales
(J. 799-1002-1016-1017), nous relevons ce qui suit: "Relevé des villages qui
ont esté bruslés en la Comté d'Artois par M. l'Admiral de France et autres
Capitaines des gens du Roy en la course qu'ils firent devant Arras où furent
présents M. Jacques de Luxembourg et autres Seigneurs, en laquelle ils
bruslèrent le pays d'entre les rivières de la Canche et d'Authie, commenchant
depuis en tirant audit lieu d'Arras et jusque Bapaume et Saint-Quentin. Furent
bruslés et destruis environ sept vingts et dix gros villages dont
Avesnes-le-Comte, Bavincourt, Beaufort, Blavincourt, Fosseux, Givenchy-le-noble,
Habarcq, Hauteville, Hermaville, Izel-les-hameau, Lattre-St-Quentin, Manin,
Noyellette, Noyelle-Vion...
Le dernier duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, meurt en 1477
devant Nancy, sans héritier mâle. Le roi de France Louis XI l'emporta
finalement. Il s'empare de l'Artois et du Boulonnais. Arras tente de résister ;
sa population est expulsée, et la ville rebaptisée Franchise. Dès 1482,
cependant, il faut autoriser le retour des habitants.
La Flandre et l’Artois appartiendront au royaume de France
jusqu’en 1529 (Traité de Cambrai).
Par une succession d'héritages, l'empereur d'Allemagne et roi
d'Espagne Charles Quint prit possession de la Flandre, du Hainaut et de
l'Artois : désormais, ces terres firent partie d'un immense empire dont
l'Espagne était le centre. Tout au long du XVIème siècle, les rois de France
tentèrent de reprendre la région. De durs combats se déroulèrent de nouveau en
Artois.
Entre-temps, l'héritière de Bourgogne, Marie, a épousé Maximilien
d'Autriche, et lui apporte en dot ses états... amputés. Un long conflit
commence : en 1493, Maximilien obtient la rétrocession de l'Artois.
Au mois de décembre 1493, les Bourguignons de la garnison d'Arras
envahirent Aubigny-en-Artois et la rançonnèrent.
En 1512, les Français reparurent sur les frontières de l'Artois et
y ramenèrent une épouvante trop justifiée. L'incendie et le pillage suivaient
les armées... et les gens abandonnèrent leurs foyers de nouveau, fuyant un
ennemi acharné et sans pitié (Dr Ledru).
En 1513, Maximilien reprend la guerre, appuyé par le roi
d'Angleterre Henri VIII. Les Français sont battus à Enguinegatte (2ème bataille
des éperons d'or). Quelques mois plus tard, le nouveau roi de France François
1er, rencontre Henri VIII au "Camp du drap d'or" entre Ardres et
Guines. L'entrevue est restée célèbre, mais constitue un échec pour la
politique française. Le roi de France s'intéresse d'ailleurs plus à l'Italie
qu'à ses frontières du Nord. Il devra toutefois la défendre, menacé
d'encerclement par la puissance de Charles Quint, maître tout à la fois de
l'Espagne, de l'Empire, du Royaume de Naples et des Pays-Bas.
Sous Charles Quint, la guerre fut incessante sur les frontières. Les Français y faisaient de fréquentes incursions, pillaient, brûlaient et se retiraient avec leur butin.
En 1522, le receveur des Aides dit dans un de ses rapports :
"Attendu que toutes les localités avoient esté détruites et qu'il n'y
restoient plus personne, on ne pouvoit plus recevoir d'aides." (A.N.)
"Les Pays-Bas commençaient toujours par être le théâtre de la
guerre, et l'Artois, comme frontière des pays de l'Empereur, éprouvait les
premières attaques. Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, eut ordre d'entrer dans
cette province. Il ravagea le plat-pays et s'empara de tous les forts qui
couvraient Arras" (Dom Devienne, Histoire d'Artois).
Après quelques années de calme, pendant les guerres d'Italie, la
guerre reprit dans la région.
Trois campagnes militaires sont menées contre Charles Quint et
Philippe II d'Espagne : 1536-1537, 1542-1543, 1553-1554, les deux premières
menées par François 1er, la dernière par Henri II. Pendant toutes ces années,
les troupes royales et impériales ont semé la ruine dans tous les villages du
Ternois, et même en l'absence des armées, les garnisons, les corps francs qui
étaient en présence continuelle livraient le pays aux horreurs du pillage, du
carnage, de l'incendie. Les ruines s'accumulaient d'année en année. Nul repos,
nulle tranquillité n'étaient laissés aux malheureux habitants. Les refuges
souterrains ne leur paraissaient pas toujours des asiles assez sûrs, et leurs travaux agricoles se faisaient sous
l'égide et la surveillance des soldats en armes" (Dr Ledru).
En avril 1537, Pénin et Averdoingt, Ambrines et
Maizières, furent pillés par les Français venant s'emparer de St-Pol, et au mois de juin
suivant, par les Impériaux qui avaient repris cette ville. Ces villages presque
détruits restèrent inhabités jusqu'à la trêve de Bomy signée le 30 juillet
1537. 70 personnes, formant la moitié de leur population, moururent d'une
épidémie appelée la "corrence". Avant la guerre, on récoltait sur le
territoire d'Averdoingt, 30 000 gerbes de blé et d'avoine ; en 1538, on n'en
récolta que le dixième.
En 1537, à Bouret-sur-Canche, on récolte 300 gerbes contre 10 à 12
000 avant la guerre ; à Frévent, 70 maisons sont détruites sur les 250 que
compte la ville ; à Sibiville, la ferme de Montjoie est entièrement détruite.
En 1542 et 1543, nouvelles pilleries des Français. L'église de Pénin, qui servait de fort aux habitants, fut prise d'assaut par les Français qui enlevèrent tout ce qu'on y avait abrité. Un autre jour, le sieur de Rioul, qui était venu à Pénin avec 100 chevaux et un grand nombre de boutefeux pour incendier le village, renonça à son projet, moyennant une certaine somme qu'on lui donna (d'après les "Chroniques de Flandres et d'Artois" de Brésin).
1542-1547 : Nuncq reste inhabité pendant 10 mois ; à Hauteclocque,
il n'y a plus "ni chevaux, ni vaches, ni bestiaux" ; à Frévent, le
château et les deux moulins sont brûlés par les Français ; Sibiville et
Séricourt servent de cantonnement aux Français qui reviennent de brûler
Lillers, y consomment tout ce qu'ils peuvent, brûlent deux maisons et une ferme
à Séricourt, abattent plusieurs fermes et les arbres fruitiers, ravagent
prairies et jardins. En outre, les habitants de Sibiville doivent porter pour
100 écus de réquisitions à Hesdin. A la fin de l'année 1544, la famine et la
maladie s'abattent sur la région.
En avril 1543, les Français, en revenant de prendre Lillers,
brûlèrent Noyelle-Vion.
François 1er mourut en 1547, mais la lutte continua entre son fils
Henri II et Charles Quint.
En 1547, Henri II envahit l'Artois, ravageant tout sur son
passage, et battit les Impériaux à Renty.
Lisons ce qu'a écrit un témoin de l'époque, Jacques Genelle,
bourgeois d'Arras : "Aux environs de la Saint-Luc, les Franchois
s'amassèrent à Doullens en assez grand nombre, desquels estoit Jean De
Touteville, sire de Villebon... (suit le sac de St-Pol)... Incontinent après
revinrent avec quelques pièches d'artillerie, et d'ung matin s'en vinrent
assiéger le chasteau d'Avesnes-le-Comte auquel lieu s'étoient retirez les
paisans du lieu où ils avoient esté surprins".
En 1553, Charles Quint rase Vieil-Hesdin et Thérouanne. On donna
le surnom de "boyaux-rouges" aux défenseurs de Thérouannes, à cause
de la ceinture de flanelle garance dont ils se ceignaient le ventre. Vaincus
sous les murs d'Aire, les Français se vengèrent et pillèrent les villages d'Artois.
Le 1er juillet 1553, la ferme de Manin est brûlée. La même année, Jeanne du
Pré, abbesse d'Etrun de 1550 à 1569, se plaint auprès de Charles Quint des
déprédations causées sur ses propriétés, dont Pénin. Les terres saccagées
restant incultes, les denrées se vendaient à un prix excessif.
En 1553, les troupes du Maréchal de Saint-André, parties
d'Auxi-le-Château, ravagent le Ternois et "exécutent une telle furie et
désolation tant par feu, pilleries que occisions, que ne fut pardonné seulement
aux toits et logements des bergers".
En 1554, le 5 août, Henri II établit son camp à l'abbaye de
Cercamp et y demeure, pour la plus grande misère des villages environnants,
jusqu'au 8 août.
"En 1554, aux environs
de la Chandeleur, les Français recommencèrent à brûler audit pays où ils
vinrent de Doullens par Avesnes camper à Aubigny et brûler toute la
ville...puis après avoir causé pas mal de dégâts, se retirèrent.
Ainsi fut détruit toutes les frontières d'Artois, et l'on n'eût su
trouver nul quartier qui ne fût brûlé et détruit. Ainsi se passa l'hiver, à
brûler et à piller. En 1554, année qui a suivi la destruction de la malheureuse
ville de Thérouanne, l'église de Savy ainsi que bien d'autres furent
entièrement pillées et ravagées par les Français commandés par Jean de Touteville,
seigneur de Villebon. En 1554 toujours, le même détachement met
Aubigny-en-Artois au pillage. Les habitants se réfugièrent dans l'église qui
fut bientôt cernée. L'un d'eux tua un des assiégeants. Ceux-ci, irrités,
forcèrent la porte et mirent à mort vingt-sept de ces malheureux.
Puis quand vint le Caresme, l'on recommença à murmurer de la paix
ou de la tresve".
En effet, une courte trêve suivit l'abdication de Charles Quint.
En 1557, Lens est prise.
Hiver 1558 : Les négociations s'ouvrent à l'abbaye de Cercamp
entre les Français et les Espagnols, mais par suite de la pénurie de vivres dûe
à un hiver extrêmement vigoureux, elles sont interrompues pendant trois mois et
reprennent au Cateau, dans l'actuel département du Nord.
Les 2 et 3 avril 1559, le traité du Cateau-Cambraisis est signé.
Il laisse l'Artois et le Comté de Saint-Pol ruinés et dévastés sous la
domination espagnole. Guines et Calais sont rendus au roi de France. Le roi
d'Angleterre perd son ultime possession sur notre sol.
LES
GUERRES DE RELIGION
Les guerres de religion n'ont laissé aucun souvenir à Pénin. Mais
on sait que les Huguenots ravagèrent l'Abbaye d'Etrun en 1564. Un Jean DE
LONGUEVAL ayant habité Pénin jusque 1540 fut brûlé comme protestant à Bruxelles
en 1570.
A Avesnes-le-Comte, on trouve une histoire curieuse. Jacques
MATHON (ca1560-/1626) fut condamné en 1606 par le Conseil d’Artois à 100 livres
d’amende et aux frais de justice, et emprisonné, pour avoir tenu des propos
hérétiques, ayant en sa possession un catéchisme de Calvin. Il dut faire amende
honorable devant ledit Conseil, en l’église d’Avesnes-le-Comte, « tête et
pieds nus, en chemise, en disant qu’il abjurait, et regrettait d’avoir tenu
lesdits propos ».
LES TROUBLES D’ARRAS DE 1577
Le roi d'Espagne Philippe II, fils de Charles Quint, soutint les
catholiques français dans la lutte contre le roi protestant Henri IV.
L'agitation est d'autant plus grande que les rois de France, les derniers
Valois, sont impuissants à la réprimer : les grandes familles nobles prennent la
tête des partis religieux et n'hésitent pas à faire appel à l'Espagne.
En Hollande, Guillaume le Taciturne (1533-1584), prince d'Orange,
chef des protestants, entre en lutte contre le gouverneur des Pays-Bas, Don
Juan d'Autriche, le bâtard de Charles Quint, envoyé par son demi-frère le roi
d'Espagne Philippe II, chef de file des catholiques. De cette époque date la
scission entre les Pays-Bas et les Belges. L'Artois restait attaché à la
religion catholique (les Johannistes), mais, à Arras, les Orangistes inclinaient
à une entente avec les protestants, et prétendaient soustraire le pays à la
domination espagnole. La population était peu disposée à passer sous la
domination française. En 1577, les Orangistes arrageois s'emparent de l'Hôtel
de ville. Le jurisconsulte Nicolas GOSSON (1506-1578), est à leur tête. Les
échevins lui durent leur salut, car il empêcha leur exécution. Guillaume
d'Orange soutient GOSSON en lui envoyant une compagnie armée, les
"vert-vêtus" qui prennent le commandement de la ville. Mais devant
les excès de Gosson, le Conseil d'Artois est ulcéré. Soutenus par la ligue
catholique, les échevins reprennent le contrôle de l'Hôtel de ville.
Le procès des Orangistes
est instruit sans retard. La plupart des meneurs sont pendus, et Gosson
décapité sur la Petite-Place, devant la halle de l'échevinage d'Arras, le
25-10-1578. Avant d’être exécuté, voyant les échevins appuyés aux fenêtres,
GOSSON s'adressa à eux en ces termes : "Les voilà, les petits gallandiaux,
à la malle heure ai-je empesché l'exécution quy s'en debvoit faire, ils
seroient maintenant en ma place".
"En 1595, la guerre civile fit place à la guerre étrangère,
comme le dit Michelet. Le roi tourna contre les Espagnols l'ardeur militaire de
la nation". On revit les Français dans la région après la prise de
Doullens par le comte de Fuentès (Doresmieulx, Manuscrit, Bibl. Arras). Ils
laissèrent de nouvelles ruines. On les revit encore en 1597 sous les ordres de
Henri IV qui se lança dans la reconquête de l'Artois. Après la prise d'Amiens,
une armée de dix mille hommes voulut s'emparer d'Arras. Ce fut un échec. Elle
fut battue, se retira vers Avesnes-le-Comte et ne tarda pas à quitter la
région. L'année suivante, en 1598, la paix de Vervins fut signée entre Henri IV
et Philippe II.
La même année que le traité de Vervins, en 1598, Philippe II
transféra les Pays-Bas à sa fille Isabelle, qui épousa l'Archiduc Albert
d'Autriche. Albert étant mort sans enfant en 1621, ce fut l'archiduchesse qui
régna seule.
Georges DES PLANCQUES, dit "DE BETHUNE" aurait acheté la belle demeure renaissance
que nous connaissons encore aujourd'hui à Philippe de BETHENCOURT (page 10),
seigneur de Lombise (Belgique), capitaine de l'infanterie wallonne (Avant
Georges de Béthune, seigneurie et château étaient deux choses bien distinctes).
Après tant de luttes et de destructions, l'Artois tant convoité
par les rois de France restait, malgré les efforts de Louis XI, de Charles
VIII, de Louis XII, de François 1er et d'Henri IV, une province espagnole.
A partir de 1635, Richelieu, ministre du roi de France Louis XIII,
reprit la lutte : l'Espagne, épuisée, finit par céder.
Richelieu conçut le projet de diminuer la puissance de la maison
d'Autriche.
L'Espagne avait perdu de sa puissance ; le moment était venu de lui
arracher ses provinces du Nord. Sous Philippe IV d'Espagne, la guerre reprit en
Artois.
Les Espagnols occupent la région de 1633 à 1659. Tout le pays qui
entoure Avesnes fut entièrement désolé de 1635 à 1640 (Guerre de 30 ans).
D'abord les Espagnols envahirent et ravagèrent la Picardie, puis
les Français à leur tour saccagèrent les frontières d'Artois. Avesnes-le-Comte
et les villages voisins furent incendiés (Dom DEVIENNE, Histoire d'Artois).
Les Français prirent Avesnes en 1636 et l'incendièrent. En 1636,
le gouverneur de Doullens, suivi d'un fort détachement, se présenta le 28
janvier devant Aubigny. Il laissa d'abord une compagnie sur le chemin d'Arras
pour prévenir toute surprise, empêcher l'arrivée de renforts et arrêter les
fuyards lorsqu'il en serait temps. Ayant mis en déroute la force qui s'opposait
à son passage, il pénétra dans le bourg, atteignit bientôt la maison commune où
le gouverneur espagnol faisait sa résidence, y prit deux drapeaux et courut à
l'église où les Espagnols s'étaient retirés. Après en avoir fait sauter la
porte avec un pétard, il atteignit bientôt ceux qui avaient cherché un asile
dans le lieu saint, et tous furent tués ou faits prisonniers (Benoît Caffin).
Les Français assiégèrent Arras en 1640, la prirent après un siège
célèbre et soumirent une partie du pays d'Artois. Ce siège dura 40 jours, du 19
juin au 9 août, et était conduit, dit-on, par d'Artagnan.
Pendant le siège d'Arras de 1640, les Espagnols se retranchèrent
dans le château d'Hermaville, flanqué de tours et ceint de fossés profonds.
Dans leurs sorties, ils harcelèrent les Français. Ceux-ci, maîtres du plat-pays
et des environs de la ville d'Arras, firent raser ce château (c'est sur ses
fondations qu'a été bâtie la ferme du seigneur).
La guerre se prolonge jusqu'à la victoire de Lens remportée par le
prince de Condé sur les Espagnols en 1648. Il faut ensuite les troubles de la
Fronde pour que les hostilités reprennent. Condé vient assiéger Arras en 1654,
car entre-temps, il est passé au service de l'Espagne. C'est Turenne cette fois
qui dirige les armées françaises. Il attaque les assiégeants dans la nuit du 25
août et délivre la ville.
Les Espagnols occupèrent une partie de la région (la majeure
partie de l’Artois est occupée par les Français depuis 1640) jusqu'au traité
des Pyrénées de 1659, qui met fin à la rivalité franco-espagnole et marque le
rattachement de l'Artois à la couronne de France. Ce traité consacre notre pays
première puissance européenne. Les Espagnols nous ont laissé quelques mots qu’on retrouve dans notre parler régional.
"Agosil" est une injure qui a encore cours dans la région, un
"aguasil" étant un policier espagnol. Les adeptes du patois local
appellent encore leur jardin "ch'courtillach", expression qui a pour origine
le mot espagnol "courtilla". L'expression patoisante "avoir
ker" qui signifie "aimer", vient de l'espagnol "yo te
quiero". De cette époque probablement, cette manie qu'ont gardée certains,
de répondre "si" au lieu de "oui".
Les Espagnols quittèrent la région. Les deux magnifiques places
d'Arras, avec les pignons à pas-de-moineau sont dites communément de style
espagnols. Mais il conviendrait plutôt de parler de style flamand. On trouve
les mêmes constructions à Amsterdam ou Anvers. Les églises des villages
environnants (Avesnes-le-Comte, Izel-lez-Hameau, Hermaville et Savy ont été
édifiées pendant leur occupation. L'ennemi, le ravageur, fut plutôt le
Français.
La paix fut de courte durée, car le roi de France voulait
conquérir toute la région. Louis XIV termina la conquête de l'Artois qui revint
en totalité à la France au traité de Nimègue de 1678. A la fin de son règne, la
guerre reprit en Artois. C'est la guerre de succession d'Espagne, causée par
l'avènement de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, au trône d'Espagne.
Louis XIV, soutenant la cause de son petit-fils le Duc d'Anjou,
couronné roi d'Espagne sous le nom de Philippe V, s'était attiré la coalition
de l'Angleterre, de la Hollande et de l'Allemagne. Les autres Etats se
liguèrent contre lui, comme ils l'avaient fait contre Charles Quint, parce que
la France et l'Espagne, désormais unies auraient eu une puissance trop
redoutable en Europe.
Sur le terrain étaient en présence d'un côté les Français ayant à
leur tête le Maréchal de Villars, de l'autre les Alliés c'est-à-dire les
Hollandais, le Prince Eugène de Savoie passé au service de l'Autriche, et les
Anglais ayant à leur tête John Churchill, duc de Marlborough (celui qui
"s'en-va-t-en-guerre"), qui était campé à Villers-Brûlin.
"Malbrouc" est une injure qui sera longtemps après encore usitée dans
la région.
Dés 1708, les Alliés opèrent des incursions en Artois. En août
1708, le curé d'Avesnes-le-Comte se réfugie à Arras, les ennemis ayant envahi
le pays. Ils furent suivis par les Français. On trouve un maximum de naissances
illégitimes à Pénin en 1709 (4), dont un enfant déclaré de Pierre de la Marche,
capitaine des armées du roi Louis XIV. La défaite d'Audenarde amena l'invasion
de la France du Nord, arrêtée par Villars à la bataille de Malplaquet (11
septembre 1709), et la victoire de Denain (1712). L'ennemi envahit l'Artois.
En 1710, l'invasion devint générale. L'armée ennemie marcha vers
Arras après la prise de Douai. Les Français ayant à leur tête le Maréchal de
Villars occupaient la Picardie et une partie de l'Artois.
"Pendant ce temps, le Maréchal de Villars fit un mouvement
qui inquiéta beaucoup les ennemis. Il sortit de ses retranchements qui étoient
derrière le Crinchon, fit marcher son armée jusqu'à Habarcq, à une petite lieue
l'armée ennemie dont la gauche étoit à Aubigny. Cette marche se fit sans bruit,
ce qui fournit l'occasion de prendre quelques fourrages des alliés, et de
battre leur escorte. De là, le Maréchal alla camper dans la plaine
d'Avesnes-le-Comte (un lieudit "les lignes" rappelle de nos jours la
contrée du terroir où ce tenait ce long cordon de troupes), la droite de son
armée étoit à Montenescourt, la gauche au hameau du Cauroy, paroisse de
Berlencourt, et le reste à Fosseux.
Les mouvements des Français obligèrent le Prince Eugène et Malbrough
à rappeler à leur armée, des détachements qu'ils avoient à Lens et au
Pont-à-Vendin, ainsi que douze bataillons et six escadrons occupés au siège de
Béthune. Mais la menace d'être attaqués par Villars qui avoit porté sa droite à
Houdain et sa gauche à Aubigny s'étant dissipée, les généraux leur envoyèrent
les troupes destinées au siège de Béthune et y joignirent deux mille
soldats..." (Dom DEVIENNE, T. II, p 265)
La même année, le Comte de Tilly, général hollandais, campa avec
son armée à Aubigny et dans les environs, du 13 juillet 1710 jusqu'à la fin du
mois.
Pendant ce temps, ses soldats pillèrent tout et fourragèrent tout
sur les territoires d'Avesnes et des villages environnants (A.D., série C, art.
286).
En 1710, les habitants de Izel-les-hameau s'opposèrent à l'entrée
chez eux d'un détachement ennemi. Cette résistance leur permit de sauver leurs
effets.
Après quoi, ils abandonnèrent leur village auquel le célèbre
Marlborough, campé alors à Villers-Brûlin (un autre général anglais logeait au
presbytère de Tincques), fit mettre le feu. Les soldats prirent une cloche, les
autres ayant été préalablement transportées à Arras (Benoît Caffin).
Les Hollandais, campés depuis le Mont-St-Eloi jusque Tincques,
incendièrent l'église de Berles (cf. BMS), et pillèrent et brûlèrent Savy le 3
septembre 1711. De cette époque date la disparition des BMS de Maizières qui
nous auraient été bien précieux.
Ambroise DELOEUVACQ (1659-1721), chanoine de Saint Eloi et curé
d’Aubigny-en-Artois, notait sur le registre paroissial :
« Nota que depuis le 26 de mars
1711 jusqu’au 23 de novembre 1711, ce registre et les autres en ce tout ce quy
estoit de conséquence a été réfugié à Arras à cause du voisinage des deux
armées, scavoir l’armée du roy qui estoit campée près d’Habarcq, et l’armée des
alliés qui a campé deux ou trois jours sur le terroir d’Aubigny et environs,
trois jours pendant lesquels les habitants d’Aubigny et des environs ont
beaucoup souffert, estant obligés de prendre quasy tous les jours les armes
contre les maraudeurs de l ‘armée du roy qu’ils ont toujours repoussés
avec beaucoup de bravoure. Cependant il a fallu à la fin céder au trop grand
nombre de maraudeurs, de manière que tout le voisinage a été pillé par eux, à
la réserve d’Aubigny qui a eu le bonheur de résister à leur furie. Savy a été
entièrement pillé et bruslé, Berles et Berlette en partie. En un mot, la
désolation estoit si grande dans ces villages que la postérité aura bien du mal
à le croire. L’incendie est arrivé le deux, trois et quatre du mois d’aoust
1711, après quoy les deux armées ont décampé pour aller au siège de Bouchain.
C’ était dans l’appréhension d’avoir un sort semblable au voisinage, que ce
registre a été réfugié de bonne heure à Arras ».
Le 2 juillet 1710, l'armée hollandaise campe à Camblain-l'Abbé et
sur les territoires circonvoisins.
Pénin se trouvait entre les deux armées ennemies, et devait
probablement être pillé par les soldats de l'une et de l'autre armée.
L'armée du roi, à son tour, quand elle campa dans les environs
d'Avesnes-le-Comte, réquisitionna tout ce qui restait de blé, d'avoine, de
chevaux. D'où une première disette en 1710 qui causa des maladies.
L'hiver 1709 avait été long et rigoureux; toutes les semences
gelèrent, avec pour conséquence de très mauvaises récoltes l'année suivante où
le blé vint à manquer : à Beaufort, les gens mangeaient du pain d'avoine (cf.
BMS).
La mortalité est générale en France en 1710, mais elle fut
aggravée dans notre région par la guerre. Des graphiques réalisés d’après le dénombrement des baptêmes,
mariages et sépultures des BMS de Pénin, montrent combien le village a
souffert. Depuis le mois d'août 1709 jusqu'au mois de novembre 1710, la
mortalité fut grande, la famine s'ajoutant au pillage des armées. Le nom de l’épidémie
qui fit des ravages n’est jamais mentionné. Le Docteur Ledru invoque le typhus
dans son « Histoire d’Avesnes-le-comte ».
Certains auteurs emploient le terme de "peste", mais
cette maladie n'a plus fait parler d'elle depuis 1670 dans le Nord. On dénombre
à Pénin 135 décès pour l'année 1710. Le curé, que la chose impressionnait, a
noté le 5 novembre 1710, en marge du registre des sépultures, le nombre de
morts : 98, soit 55 adultes et 43 enfants. Les chiffres ne correspondent pas à
notre dénombrement, mais peut-être n'a-t-il compté que les gens du village,
faisant probablement abstraction des nombreux réfugiés des villages
environnants venus mourir ici (Adrien LEGRU, meunier à Béthencourt, vint se
réfugier à Pénin d'où la famille est originaire ; son épouse mourra à Pénin en
1710. Catherine Defurne, demeurant à Carency, village limitrophe de
Mont-St-Eloi, où se trouvait la gauche de Malbrough, mourut à Pénin le 8
juillet 1710. Le 10 septembre 1710 meurt à Pénin Marie Barbe Balavoine,
demeurant à Maizières. Le 7 octobre 1710 meurt Jacques Boutmy, y étant réfugié.
Un habitant de Pénin mourra à Arras en 1710 (St Aubert ou St
Nicolas-des-fossés).
Par contre, le curé de Pénin, Antoine LAGNIER, est à Avesnes en
1710 où il s'est probablement réfugié. Se réfugieront également à Avesnes des
CORNINFLOS et des LEDRU de Noyelle-Vion, des BEAUCOURT et des BOCQUET de Izel,
des THOMAY de Manin, des ANSART, HATTEVIELLE et des LEMOINE de
Tilloy-lez-Hermaville, des GALLET de Tincques.
Rien que pour septembre et octobre, on compte 89 morts! Ce chiffre
est énorme quand on sait que Pénin comptait 210 âmes en 1698 pour 36 foyers. La
maladie a emporté en octobre le quart des habitants de la localité.
En 1710, à Izel, 228 personnes moururent, victimes d'une maladie
épidémique.
Mme Hardy nous signale qu'en 1710, l'Artois a perdu 24 % de sa
population.
Le Dr Ledru nous rapporte que l'épidémie fit cinq cents mots à
Avesnes. Ces épidémies ne firent pas des ravages que dans la population civile,
mais aussi dans les armées campées dans la région : sur 250 000 hommes au total
dans les deux camps, 40 000 périrent.
Le Dr Ledru rapporte qu'à Avesnes, avant la guerre 14-18, les
laboureurs remontaient encore les os des soldats du Maréchal de Villars.
Ce fut peut-être après 1710 que l'on a baptisé "ruelle
St-Roch", le chemin du "faubourg du soleil levant" (signalons
pour ceux qui ne connaissent pas ce lieu-dit qu'un café arborait l'enseigne
"Au soleil levant" dans les années 30).
Une chapelle construite en 1777 dans la rue d'Arras, est dédiée à
ce saint.
Elle renferme une très jolie statue en bois polychrome de St-Roch.
Au mois de septembre 1711, nouveau retour de l'armée de Villars
qui réquisitionna, fourragea pendant une quinzaine de jours. La sixième partie
seulement des terres fut ensemencée, et une autre disette suivit (1711).
"Au mois de juin, l'armée du roi avait campé à Habarcq et
environs, et les troupes de réserve commandées par le Comte de Broglie y
avaient fourragé tous les sucrions, bleds et autres grains. Une supplique
adressée au Roi lui est envoyée en faveur de 14 villages des environs
d'Avesnes" (Archives Départementales, Série C. 286).
De 1711 à 1713, les religieuses de l'abbaye d'Etrun, dont
dépendait en partie Pénin, se retirèrent dans leur maison-refuge d'Arras.
Villars sauva la France par la victoire de Denain en 1712. La
guerre de succession d'Espagne se termina en 1713 par le traité d'Utrecht. Le
petit-fils de Louis XIV demeura roi d'Espagne. Mais Louis XIV promit que la
France et l'Espagne resteraient deux puissances séparées.
A la fin du règne de Louis XIV, notre village devait être dans un
bien triste état. Les survivants se marièrent entre eux, d'où la relative
facilité avec laquelle des membres des associations généalogiques issus des
quatre coins du département, voire de France, se trouvent des liens de parenté
remontant à cette période.
Pénin connut une épidémie en 1723 : 23 décès; chiffre supérieur à
la mortalité d'une année normale. La maladie est qualifiée de pestilentielle
par le prieur de Grand-Rullecourt, paroisse limitrophe de Beaufort. Les
victimes étaient toutes noires avant de mourir.
Il s'agirait d'une épidémie de « suette miliaire ». Beaucoup moins meurtrière que la peste, elle frappe surtout les adultes et se manifeste par une transpiration abondante (d’où son nom), une forte fièvre et des palpitations cardiaques pouvant entraîner la mort. Maladie capricieuse, elle surgit tantôt dans un lieu, tantôt dans un autre, sans qu’on puisse suivre un trajet ou comprendre une préférence climatique ou tellurique. Son origine reste un mystère. Elle se manifesta pour la première fois en Artois en 1723 et disparut au bout de quelques semaines.
Pendant la maladie de la suette sont
morts à Ligny-Saint-Flochel :
DANVIN, curé, Toussaint BERTHE, Pâquez LEFEVRE, François THOMAS, Luc
PATOU, Martin DUPUIT, Jean Martin GODART, Nicolas TIRBOI ?, Marie Josèphe
FICHEZ..
On retrouvera cette maladie au XIXème siècle : elle est
signalée le 20 août 1866 à Camblain-Châtelain, où elle fera 22 morts en 4
jours. En 1723, elle ne toucha que la partie centrale de l’Artois ; les
localités touchées par l’épidémie se concentrent à l’intérieur d’un
quadrilatère formé par Arras, Saint-Pol-sur-Ternoise, Béthune et
Evin-Malmaison.
EMIGRATION
VERS LE CANADA
Avant
1750, sous le règne de Louis XV, Philippe Augustin CUVILLIER, né à Pénin le
15-09-1728, fils du greffier du Comte de Béthune (qui sera guillotiné) Jean
Philippe CUVILLIER dont le nom est mentionné sur la cloche de Pénin avec son
oncle Adrien CUVILLIER (marguillier), émigre au Canada. Il est
maître-boulanger. Il se marie en 1755 à Québec avec Marie Anne CHEVALIER. Le
23-06-1769, il quitte Québec. En 1770 il est à Pénin quand il demande à Lières
au frère du futur guillotiné un passeport pour repartir au Canada, via
Dunkerque, Londres et Copenhague au
Danemark afin de rendre visite à l’un de ses frères (Pierre ou Ignace). Dès
lors, on perd sa trace…
L’un
de ses petit-fils Augustin dit Austin CUVILLIER (1779-1849) né à Québec, fera
fortune sur les quais du Saint-Laurent. Commissaire-priseur, il deviendra un
homme d’affaires influent, se lancera dans la politique, participa à la guerre
de 1812 contre les Américains dans la milice et sera promu major (commandant en
1837). Il deviendra député à l’Assemblée, lié au parti canadien qui lutte pour
une plus grande participation des Canadiens au gouvernement du Bas-Canada
(Québec de maintenant) alors totalement dominé par des Britanniques nommés par
Londres. En 1841, il devient premier président du parlement du Canada-uni
(Québec et Ontario de maintenant). Il sera l’un des 9 membres fondateurs de la
Banque de Montréal. En 1845, il se retire de la vie politique. Il meurt du
typhus le 11-07-1849 à Montréal. Il a été inhumé dans la crypte de l’église
Notre-Dame. On a donné son nom à une rue de Montréal sise sur des terrains lui
ayant appartenu. Son portrait figure à la chambre des communes d’Ottawa.
C’est
dans cette banque qu’a été tourné le film « Hold-up » dans lequel
Belmondo fait un casse, déguisé en clown…
L'ordonnance de Richelieu avait créé en 1636 les régiments de
milices provinciales, mais la première levée de miliciens n'eut lieu qu'en
1688. Les appels, de même que la durée du service, furent assez irréguliers.
L'ordonnance de 1701 décida que le tirage au sort serait fait dans
les paroisses parmi les garçons ou veufs sans enfants, et âgés de 16 à 40 ans.
Comme s'ensuivit une épidémie révélatrice de mariages vers
1702-1703 (une petite pointe sur notre graphique), on étendit le recrutement
aux jeunes mariés. Ceux qui ne voulaient pas courir les risques du tirage au
sort étaient exemptés moyennant le versement d'une somme de 75 francs
(privilège de l'argent que supprimera la 3ème République). A l'origine de cette
institution, le contingent de milices forma des régiments spéciaux destinés à
la garde des places et côtes. En 1779 Maximilien Joseph LAINE (1749- ), milicien en garnison à Gravelines,
baptise son 4ème enfant à Pénin.
Plus tard, ces recrues furent versées dans les régiments pour les
compléter.
Cette milice ne correspondait pas à la garde nationale. Ses hommes
étaient de réels soldats, meilleurs même que ceux du reste de l'infanterie qui
se recrutaient généralement dans la lie des grandes villes.
Il n’était pas rare de voir des loups rôder dans nos campagnes au
XVIIIème siècle.
A Denier, un chemin porte l’appellation « Quémin d’chés
leus ». On trouve dans le registre paroissial de Berlencourt : Le dix
de juin 1694 fut étranglée par un loup Marie Rose de GRIGNY, fille de défunt
Guilain et Marie THELLIER demeurant au village de Denier, laquelle fut enterrée
le mois et an que dessus au cimetière de Berlencourt… L’appellation de ce
chemin est-il en relation avec ce terrible fait ?
Il y avait autrefois une « Rue des loups » à Averdoingt.
On trouve une histoire curieuse à Manin. Le 16 avril 1738,
Augustin DELEAU (1707-1765), curé de Manin et Beaufort, inhumait à Manin un
enfant de six ans, Antoine-Hubert PARENT. Il écrivait en marge de l’acte que
« cet enfant avoit été dévoré par un loup enragé le 12 du même mois, et
que neuf autres étoient dangereusement blessés ». Vers la mi-avril 1738,
un loup fut vu dans les bois de Manin ; ceux qui répandirent la nouvelle
le représentèrent comme atteint de la rage. Aussitôt, le village fut sur pied,
on s’arma de tout ce qu’on trouva sous la main ; le garde de bois et ceux
des bois voisins étaient porteurs de leurs arquebuses, mais la terreur était si
grande que personne n’osa entrer dans le bois. Un autre jour, pendant que les
ouvriers de la ferme de l’abbaye (d’Etrun) étaient occupés à clore la haie qui
sépare du bois les prairies de cette ferme, le loup furieux s’élança sur eux,
en blessa trois, et, frappé lui-même d’une serpe de bûcheron, il s’enfuit,
emportant l’arme qui était restée enfoncée dans son front. Peu d’instants
après, BABEUR, fermier de Givenchy-le-noble, se rendant à Manin, rencontra
l’animal qui se précipita sur lui et l’égorgea. On ne sait de quel côté se
dirigea le loup, mais il est probable qu’exténué par sa blessure, il soit allé
crever au fond de quelque fourré, loin du village. BABEUR et PARENT périrent
seuls sous sa dent, mais neuf autres personnes avaient été blessées. Elles
partirent en pèlerinage « servir » Saint Hubert en Ardennes. La
légende rapporte que les blessés exécutèrent pieusement les neuvaines et
prières prescrites, outre le voeu de ne point se coiffer durant quarante jours.
Mais la fête de Beaufort arriva trois jours avant le terme fatal ; un des
blessés ne put résister à l’attrait de la « ducasse » et se para de
ses habits les plus beaux. Ne voulant pas qu’une coiffure négligée fît
contraste, il se peigna donc et se rendit à la fête. Mal lui en prit, car les
premières atteintes de la rage l’arrachèrent au plaisir, et trois jours après,
il expirait dans d’affreuses convulsions. Belle histoire...
LE DERNIER LOUP DU PAYS
En 1800, un ouvrier maçon de Lignereuil qui revenait de
travailler, à pied, de Grand-Rullecourt, aperçut un loup derrière lui. Il lui a
jeté le quignon de pain qu’il avait gardé au fond de sa musette et s’est vite
engouffré dans la première maison de Blavincourt. Les habitants du village,
alertés, ont organisé une battue et on tué l’animal à coups de fourches. Sa
dépouille, empaillée, était encore visible au château de Lignereuil chez MM de
Chabot-Tramecourt dans les années 50.
On peut voir à une centaine de mètres de la motte, le château, qui
aligne sur le côté d'une très vaste cour une suite de bâtiments dont la construction
s'est échelonnée de la fin du XVIème à la fin du XVIIIème siècle. On décèle
trois campagnes de travaux.
XVIème La partie la plus ancienne est le manoir en
pierres blanches à deux étages, flanqué de 2 tourelles posées en diagonale, qui
s'élève près de l'entrée.
C'est une belle demeure Renaissance datée de 1594. Son corps de
logis rectangulaire conserve des fenêtres ornées de moulures prismatiques
surmontées de frontons triangulaires. Beaucoup de ses baies ont été obstruées
par de la brique. Le bâtiment est couvert d'un toit à pans. La tour la plus
haute, hexagonale, est munie au dernier étage, d'une bretèche. On y voit un
mâchicoulis complet, et, sur une pierre, un millésime : 1594. La seconde tour,
octogonale, est plus trapue, moins haute. Elle est plus abîmée. Ce manoir
provient de la famille de Béthencourt, qui habitait Pénin au XVIème siècle. On
peut voir les armoiries de cette famille sur le linteau de la porte de la tour
(côté cour intérieure) : "D'argent à la bande de gueules chargée de trois
coquilles d'or".
On peut encore voir le manoir à peu près tel qu'il a été
"croqué" sur les deux aquarelles représentant le village dans les
albums du Duc de Croy (mort en 1610 au château de Beaufort, actuellement
Beaufort-Blavincourt), gouaches exécutées entre 1595 et 1610.
Le rôle des centièmes de 1569 nous dit que le seigneur était
vassal du baron de Rollancourt, mais ne fait pas mention du château. Il
semblerait donc qu'il ait été, à l'époque, indépendant de la seigneurie.
Un vieux terrier (liste des terres appartenant au seigneur, avec
le montant des loyers) datant de 1708, et conservé dans les archives de
Souverain-Moulin, au hameau de Pittefaux, dans le Boulonnais, nous apprend que
Georges des Plancques de Béthune, seigneur de Berlette aurait acheté la
seigneurie et la belle demeure Renaissance à Philippe de Béthencourt, sieur de
Lombize (Belgique), capitaine d'infanterie wallonne.
XVIIème C'est sans doute à
ce Georges, ou à son fils Jean (marié en 1638), qu'il faut attribuer la
construction du corps de logis accolé au manoir primitif, bâtiment en pierre
avec rez-de-chaussée sans mansarde ajouté au XVIIème. Les armoiries de la
famille de Béthune figurent sur le linteau de la porte intérieure de la tour :
"D'argent à la fasce de gueules".
XVIIIème Quant à l'aile
basse à un seul étage en briques et à chaînages de pierre du XVIIIème qui
prolonge le tout, elle fut l'oeuvre de son arrière-petit-fils
Francois-Eugène-Dominique de Béthune (1693-1760), père du guillotiné. On trouve
en 1741 dans les registres paroissiaux de Pénin un tireur de blanc : Pierre
BOUTTEMY (ca1680-1737). Il devait travailler dans l'une des deux ou trois
"boves" du village à extraire la pierre à bâtir. Nicolas BOCQUET
(1698-1760) et son beau frère Jacques LEMAITRE étaient tailleurs de pierre. Ils
devaient probablement scier les blocs à la surface.
François Eugène de BETHUNE était comte de Saint-Venant, vicomte de
Lières, seigneur de Nédon, Auchel, Malfiance, Pénin, député aux États d'Artois.
François-Eugène figure sur le rôle de l'impôt des Centièmes levé
en 1781 pour "le jardin et manoir où est bâtie sa maison contenant
vingt-six mesures cinquante-cinq verges tenantes de liste à la rue d'Arras,...
et d'autre bout à la rue de Manin", ainsi que pour un moulin à vent à
moudre le blé, deux droits de terrage et plus de 300 mesures de terre (126 ha).
Le manoir primitif a été alors remanié dans ses parties hautes et
les tourelles rehaussées. Ces remaniements sont facilement reconnaissables,
parce que en brique, avec aux angles des chaînes de pierre en besace. La tour a
été coiffée d'une toiture d'ardoise et le dôme surmonté d'un lanternon.
La maison ne comprend qu'un rez-de-chaussée surélevé sur un
soubassement en grès. Elle est couverte d'un long toit mansardé. Elle sert en
1996 d'habitation aux propriétaires. Dans la 1ère travée, une haute porte avec
un encadrement à bossage donnant sur la cour et à laquelle on accède après
avoir gravi les marches d'un perron. Les travées suivantes sont éclairées par
de hautes fenêtres légèrement cintrées. Les pièces sont à double exposition.
Les trois dernières travées correspondent à des remises. Leurs grandes portes
cintrées sont surmontées d'un oeil de boeuf.
Sous ce bâtiment s'étendent d'anciennes cuisines utilisées comme
caves par les propriétaires actuels. Les voûtes d'arêtes dépourvues de
doubleaux reposent sur des colonnes de grès coiffées d'un chapiteau à feuille
d'eau centrale formant crochet aux angles. Ces colonnes en grès du XIIIème
pourraient provenir de l'ancienne église avant sa reconstruction en 1784. Une autre partie de ces caves est recouverte
d'un berceau. Devant les deux vastes cheminées devaient s'activer cuisiniers et
servantes. On distingue, aujourd'hui obstruées par de la brique, les ouvertures
qui faisaient office de monte-plats.
Dans le fond de la cour, en retour d'équerre, un porche qui
appartient à la même campagne des travaux. Son arche a été retaillée et
surmontée d'un fronton monumental sommé d'une tour-pigeonnier carrée. Ensuite,
d'anciens communs en pierre (la maison du fermier au XVIIIème) transformés lors
de la séparation de l'Église et de l'État en presbytère pour un certain temps,
(le presbytère initial ayant été attribué comme logement à l'instituteur), puis
des granges.
Tout cela était loué, depuis la Révolution, par les héritiers des
de Béthune à des fermiers, et transformé en bâtiments d'exploitation agricole.
Le tout nous est parvenu assez dégradé, mais ayant conservé son intégrité
architecturale. La ferme-château a été vendue en 1967 par Mme de Nicolay qui a
malheureusement fait enlever les cheminées pour les vendre à un antiquaire.
Elle fut rachetée par Monsieur Boutin qui s'attache à entretenir ce très
important ensemble de bâtiments. Deux gîtes ruraux peuvent accueillir des
amateurs de tourisme vert ; quatre chambres d’hôtes peuvent héberger les
touristes de passage ; vous pouvez réserver une table à la ferme-auberge
les samedi soir et dimanche midi, seuls les groupes peuvent venir s’attabler en
semaine ; spécialité : la pintade aux poires ; tél : 03-21-22-73-37.
L'inventaire de la succession de François-Eugène mort à Pénin en
1760, nous donne un aperçu des fastes du château au XVIIIème siècle. La partie
habitable comprenait : salle à manger, salon, vestibule, grand escalier, chapelle,
bibliothèque, salle des archives, près d'une vingtaine de chambres et une
douzaine de cabinets, sans oublier cuisine, "relaverie" (arrière
cuisine), office, cave aux vins et greniers. Quant aux dépendances, elles
consistaient en écuries, remises, granges, bergerie, étables, pigeonnier, etc.
Le salon, la salle à manger, ainsi qu'une chambre de maître,
étaient décorés de trumeaux avec glaces et tableaux, ou tapisseries
d'Oudenarde, et de dessus-porte à cadre de bois doré. Dans la plupart des
pièces, les murs étaient tendus de papier ou de toile gaufrée, de damas ou de
velours d'Utrecht. Aux fenêtres, il y avait des rideaux de toile damassée, de
toile peinte, de siamoise blanche, de camelot bleu. Les meubles nombreux
dénotent à la fois l'aisance et le souci de confort des châtelains: chaises,
fauteuils, canapés, bergères, les uns cannelés avec des coussins de toile
peinte, les autres recouverts de velours d'Utrecht couleur "petit
gris" ou "jonquille", ou encore de tapisserie à gros points,
consoles à pieds de biche avec dessus de marbre, "encoignures" aux
tablettes garnies de porcelaines, un billard, un clavecin, des tables de
trictrac (jeu de société en vogue au XVIIIème, et qui était apparu au début du
règne de Louis XIV. Il s'apparente au backgammon né un peu plus tard en
Angleterre. Sa démocratisation donnera le jacquet), des tables à quadrille
(autres tables de jeux),... dans les chambres des lits avec ciel, dossier,
courtepointe, bonne-grâce, housses en serge verte ou cramoisi, en taffetas des
Indes, en siamoise rayée, en camelot bleu, en satin jonquille, des prie-Dieu
recouverts de camelot gaufré, des "scribannes" (secrétaires), des
bureaux, des commodes ornées de bronze, des tables de toilette, des armoires,
etc. La cuisine où tournait un tournebroche à poids, regorgeait de marmites, de
casseroles, bassines, poêlons, chaudrons, jambonnières, coquemars
(bouilloires), alambics en cuivre ou en laiton. Dans l'arrière cuisine, les
notaires trouvèrent 42 assiettes d'étain au marteau et 18 plats d'étain à la
rose.
L'argenterie, qui se composait de cuillères, fourchettes,
huiliers, flambeaux, plats et autres pièces, pesait 308 marcs 7 onces,
c'est-à-dire près de 75 kg.
Elle fut estimée 14 826 livres, soit le tiers de la valeur de tout
le mobilier du château, y compris cheptel et récoltes !
Dans les armoires s'empilaient le linge de table et de maison
(près de 200 paires de draps, plus de 4 000 serviettes, 200 nappes, etc.) et
les toilettes de la châtelaine : robes et jupes de soie croisée, de pékin bleu,
de damas cramoisi, de satin des Indes, de taffetas blanc, de toile peinte, des
mantelets de siamoise, de satin gris ou de taffetas noir, des palatines de
différentes couleurs, des corselets de basin, 60 chemises garnies de dentelle,
des bas de soie, des mouchoirs de mousseline, des manteaux de lit fourrés, des
peignoirs, toute une collection de bonnets et de coiffes brodés et garnis de
dentelle.
N'oublions pas la montre en or à répétition de la Comtesse, l'épée
à garde d'argent du Comte, les fusils damasquinés...
Dans la cave, cinq tonneaux remplis de cidre, cinq autres
contenant de la bière forte, 1 500 bouteilles de Bourgogne, 500 bouteilles de
champagne...
Quelle abondance quand le peuple se nourrissait de soupes épaisses
et de pain, et buvait l'eau douteuse des puits ! Dans son "Siècle de Louis
XV", Voltaire reprochait aux hobereaux leur vie fastueuse, les accusant de
mener un train de princes sous les yeux d'un prolétariat chichement salarié.
Les récoltes de 1788 et de 1789 sont déficitaires ; deux fois les blés sont
détruits en partie par un hiver trop rigoureux et en 1788 de violents orages
causent de grands dégâts à la veille de la moisson. D'où la cherté
extraordinaire du blé, surtout en 1789. Aussi la misère est grande. Durant
l'année 1789, des bandes faméliques parcourent les campagnes. Le curé de
Gouy-en-Ternois signale le passage de 350 mendiants par semaine dans son
village ; "ils mouroient de faim à cause du prix excessif du bled et du
seigle" Registres BMS de Gouy 1789.
Dans la bibliothèque, de nombreux ouvrages aux titres les plus
divers : on y traite de l’Histoire, de géographie, des sciences, de
philosophie, de morale, de religion. Mais on pouvait aussi y trouver les
oeuvres de Voltaire. Notre châtelain était un esprit éclairé...
Les écuries du château abritaient pas moins de 27 chevaux dont 12
chevaux de selle. Dans les remises, un magnifique carrosse doublé de velours
d'Utrecht couleur jonquille, une chaise à 4 roues, et un cabriolet.
Les de Béthune-Desplanques connurent ici la "douceur de vivre"...
jusqu'à la Révolution où ils payèrent alors assez lourdement ces années de
bonheur.
Adrien de Béthune (1736-1794) deviendra comte de St Venant,
vicomte de Lières, seigneur de Nédon, Auchel, Pénin, après la mort de son frère
aîné en 1790. Les titres somptueux, multipliés surtout au XVIIIème, ne doivent
pas nous faire trop d'illusion : ceux d'Adrien doivent se traduire en langage
actuel par : ancien colonel de cuirassiers, retraité comme général de brigade,
habitant à Arras un hôtel particulier, rue de Saumon (aujourd'hui n° 64, occupé
par M. Alexandre, chirurgien-dentiste), et propriétaire de plusieurs grands
domaines fonciers dans le Ternois, le Boulonnais et la Flandre : le château de
Pénin (300 ha environ, soit le tiers du terroir), un bois à Auchel, le château
de Lières, un château à Pernes, et le château "Souverain Moulin" à
Pittefaux près de Boulogne, au total un millier d'hectares, belle fortune...
Il viendra résider à Pénin une fois sa carrière militaire
terminée. Il en fera une résidence secondaire, habitant tour à tour à Arras et
dans ses châteaux de Steenvoorde et de Pénin, si bien qu'il lui sera difficile,
en 1793, de produire des certificats de résidence suffisants et qu'il sera
accusé d'immigration.
Adrien de Béthune était épié par les comités de surveillance. Une
nuit, il s'était trouvé mal à la suite d'un accès de goutte. Il avait appelé sa
femme de chambre qui était venue avec un bougeoir. Elle est revenue lui
apporter une boisson chaude. Elle est ainsi passée trois fois devant trois
fenêtres, ce qui a été interprété comme des "signaux". Il fut arrêté
le 12 avril 1793, puis libéré. A la fin du mois, ayant eu vent d'une nouvelle
arrestation, il a demandé à Modeste BOCQUET ** (1772-1858), tailleur d'habits,
de le conduire à son château de Pittefaux, près de Boulogne, en passant par sa
propriété de Lières, caché dans une fourragère sous un tas de fagots
"destiné à un boulanger des environs". Mais il fut découvert près de
Ferfay (le fermier du château de Ferfay était un DORLENCOURT originaire de
Pénin). Adrien fut arrêté et guillotiné le 12 février 1794 à Arras, victime de
la mauvaise foi de Lebon, qui voulait sa tête. Lebon qualifiait
« Desplanques » d’ «infâme», de « vaurien », mais le
châtelain de Pénin, de sa prison, n’oubliait pas les miséreux de son village,
et demandait au Département, « de pouvoir continuer à faire donner
gratuitement aux pauvres de cet endroit du bois pour leur chauffage et des
pommes de terre tant pour leur nourriture que pour planter dans leurs petits
champs ». Les habitants de Pénin organisèrent une marche sur Arras pour
protester contre son exécution.
Son arrière-arrière-petit-fils mariera sa fille à l’un des fils de
Ferdinand de LESSEPS, le fondateur de la Compagnie du canal de Suez...
En 1794, après l'exécution du châtelain, de nombreuses petites
gens qui n'avaient jamais rien possédé de leur vie, éblouis par le luxe que le
maître de céans avait coutume d'étaler à leurs yeux, viendront au château s'approprier
quelques uns des objets luxueux que renferme la riche demeure. Ce fut la cause
d'un drame!
La nuit du 14 au 15 frimaire de l'An 3 (4 au 5 décembre 1794),
Joseph CATTELAIN (1746-1793) (son père, qui épousa une domestique du château,
était originaire de Bailleul-aux-cornailles), l'ancien cuisinier du Comte, va
mystérieusement réveiller ses deux frères Pierre (1750-1806) et Jean-Baptiste
(1747-1816) (beau-fils de Marie-Thérèse BOCQUET, et de Jean DE LA CHASSE,
chirurgien) qui, comme lui, habitent le village, sans vouloir leur faire
connaître le but qu'il poursuit. Il les conduit dans une prairie appartenant à
Elisabeth BOILLY (1752-1820/) x Maximilien LEGRU ( -1793), où se trouve un vieux puits. Joseph
CATTELAIN y a préalablement disposé les poulies et cordages nécessaires à la
descente. Ses frères objectent le danger d'une telle opération en pleine nuit,
mais cèdent néanmoins à ses instances. Ils le descendent.
Celui-ci, arrivé au fond, frappe le briquet, et leur demande peu
après de le remonter. L'ayant tiré environ à douze pieds de haut, ils
l'entendent pousser un cri amer et une pierre tomber au fond du puits, et au
même instant "quelque chose de résonnant". Inquiets, les deux frères
crient au bord du puits : "Frère, frère, parle donc!". Il ne répond
pas. Épouvantes, ils vont chercher du secours.
Joseph LAINE (1749-1792/) et Parfait MOLON (1760-1815) les aident
à remonter Joseph CATTELAIN qu'ils déposent à côté du puits, mort et
ensanglanté. Pierre garde seul le cadavre de son frère, pendant que LAINE et
MOLON vont avertir les officiers municipaux... Dans la matinée du 13, le Juge
de Paix d'Aubigny, Charles ANSART (1735-1799), fait une enquête sur les lieux,
en présence de Martin GAMBIER (1738-1816), maire de la localité. Etienne DURIEZ
(1737- ), consent à se faire descendre dans le puits,
et en remonte un sac ensanglanté avec de nombreux objets d'argent, de vermeil
et d'or, dont la plupart sont marqués des armes du Comte. Les frères CATTELAIN,
prévenus de recel d'effets et d'argenterie, bénéficient d'un non-lieu le 25
frimaire de l'An III.
L'inventaire des objets remontés a donné : une jatte de vermeil
avec son couvercle, une montre d'argent, une brosse ou vergette en argent, un
pot-louche en argent, quatre cuillères à ragoût en argent, un bracelet doré,
une cuillère et une fourchette dorées, quinze cuillères et quinze fourchettes
d'argent, un moutardier d'argent, deux bracelets, un collier de chien en argent
(!), un pot ovale à compote avec une petite cuillère en argent, un plat en
vermeil, deux chandeliers de cuivre argenté, un bénitier en argent, un acrot
(?) en argent, un bracelet doré, une croix en or, une tabatière en or, trois
sceaux, trois porte-carafes en argent, un sceau en argent avec manche en bois,
une tabatière en écaille sertie d'or, un petit couvercle en argent...
Peut-être a-t-il emprunté, pour venir les déposer là, la galerie
souterraine qui s'enfonce sous terre à partir du puits des anciennes cuisines
du château et aboutissant dans un autre
puits ? De quel puits s'agissait-il ? Il devait s'agir d'un puits proche du
château, peut-être celui qui se trouve rue d'Arras (un regard permet d’y
accéder), ou alors celui qui se trouve dans un appentis de la ferme de Alfred BOCQUET rue de St-Pol ?
GUILLOTINES A CAUSE D'UN PERROQUET
Trois autres membres de la famille du Comte de Béthune seront
aussi guillotinés : sa soeur, son beau-frère et sa belle-fille. Cette dernière,
Isabelle de La Viefville, fut guillotinée à Paris le 23 avril 1794, à cause de
son perroquet.
Des patriotes parisiens se rendant à la "Société
Républicaine" entendirent ce volatile royaliste crier sur leur passage
"Vive le Roi!". Indignés, ils la dénoncèrent (cf. : "Arras sous
la Révolution" de Lecesne).
Le fils d'Adrien, Louis (1778-mort à Metz), se lança après la mort
de son père dans la politique muscadine, et apparaît sous la mention "au
service de la République" en l'An VIII. La généalogie familiale en fera
pieusement un "émigré". (cf.: "Autour de Robespierre" de
Alexis Lavoine AD P-de-C D 401 16 ). Ce qui permettra à la famille de rentrer,
sous le Consulat, en possession de tous ses biens saisis par la Nation.
La fille du guillotiné, Marie-Amélie (1768-1818) épousa
Georges-Léonard de Tramecourt (1766-1848), dont la Restauration fera un député
et un pair de France. Ses descendants habitent les châteaux de Lignereuil et du
Cauroy.
La commune a connu sous la Terreur une période assez agitée. Les
nombreuses arrestations qui furent effectuées (18) furent suivies de troubles
dans les deux partis antagonistes.
En l'An III, la catastrophe financière survenue après la chute de
Robespierre, a provoqué la misère. La France était dans un état déplorable,
lasse de six années de guerre.
Les gens du village semblaient assez attachés à l'Ancien Régime.
Beaucoup se feront tirer l'oreille lors des réquisitions de blé ou d'avoine ou
pour la fourniture du salpêtre obtenu par lessivage des murs des caves ou en
brûlant des herbes sèches. Lors de la vente des biens du clergé, certains
cacheront chez eux les objets sacerdotaux, chasubles et ciboires. On boudera
parfois les offices célébrés par le prêtre jureur Ponsardin.
Après la victoire de Valmy sur les Prussiens, qui sauva la France
et la Révolution, un Legru baptisa sa fille née le 20 septembre 1792 du prénom
de "Victoire".
La Révolution a été, pour ceux qui l'ont connue, une période
difficile à vivre, mais elle eut, au moins, le mérite de briser les carcans,
d'ouvrir les barrières sociales, jusqu'alors hermétiquement closes.
Les divergences politiques divisèrent longtemps la communauté. La
querelle se ravivera en 1906.
Philippe Ignace BOSQUET (1746-1802), né à Pénin, avait été
l'intendant de Gillion de Trazégnies, marquis de Bomy. C'est lui qui recevait
les fermages et les redevances seigneuriales. S'est-il montré trop rapace ? La
populace s'est vengée de sa tutelle. Il racontera au tribunal criminel devant
lequel il comparaîtra plus tard, les persécutions dont il fut l'objet.
Le 9 décembre 1789, des gens armés de fusils assiègent sa maison
située sur le rietz, et en cassent les tuiles. Un mois plus tard, la haie de
clôture de son jardin est rompue, des vitres de sa maison sont brisées, trois
coups de fusil sont tirés dans la direction du lit dans lequel il est couché.
Il se réfugie à Aire le 14 janvier 1790 et y reste vingt-sept
mois. Pendant ce temps, les bois qu'il possède à Bomy sont dévastés, ses
moissons pillées, des coups de fusil sont tirés sur l'homme chargé de les
récolter, ses volailles volées, ses arbres arrachés, et sa belle-mère, restée
chez lui, est sommée de quitter la maison.
En avril 1793, Bocquet est mis sur la liste de proscription ; il
prend la fuite et va se cacher à Pénin, où il est né en 1746, et y reste
jusqu'au 28 mai.
Pendant ce temps, des gendarmes le cherchent plusieurs fois à
Aire. Les scellés sont posés sur la maison qu'il occupait. Du 28 mai au 10
juin, il est à Equirre, près d'Heuchin. Puis il s'exile en Wesphalie, passant
par Ypres et Nivelle. Sa maison est vendue comme bien national le 27 Brumaire an
II, à un Hollandais de St-Omer, pour la somme de 11250 livres.
Ayant eu connaissance de la loi du 22 nivôse, et voulant passer
les lignes, il présente sans succès, le 12 ventôse an III, une requête au
général autrichien commandant à Düsseldorf. Après la paix, il obtient du
Magistrat de Schwelm, en Wesphalie, un passeport pour la France. Vers le 10
prairial, il est à Duisbourg ; il passe le Rhin et arrive à Essembourg. A
Neuss, il est interrogé par le Général Lefebvre ; mais il est arrêté le 20
prairial à Aix-la-Chapelle par les ordres du Général Favreau et remis à la
gendarmerie. Reconduit de brigade en brigade jusqu'à Béthune où il arrive le 4
messidor, le District le déclare libre.
Il se retire à Fléchin. Mais ses ennemis ne se sont pas résignés.
Armés de sabres et de fusils, ils viennent l'arrêter. Il gagne Pénin et adresse
en vain une pétition au District de Saint-Omer. Pendant ce temps, ses ennemis
le recherchent à Fléchin, Boncourt, Heuchin, Bergueneuse, à Erin où habite la
marquise Anne Françoise de Trazégnies (1714-1804), veuve du marquis Guillaume
de Croy, soeur du seigneur de Bomy. Enfin, le 25 messidor an IV, entre neuf et
dix heures du soir, il est arrêté à Pénin par quatre gendarmes, et conduit en
prison à Saint-Omer. Il demande l'application de la loi des 22 nivôse et 22
germinal an III.
Le 14 nivôse an V, le Département admet que l'article IV de la loi
du 22 nivôse lui est applicable et qu'il peut donc être provisoirement réputé
émigré. Néanmoins, un arrêté du Directoire du 3 frimaire an VII le rétablit sur
la liste des émigrés.
Le 4 frimaire an IX (25-11-1800), il prête serment de fidélité à
la Constitution de l'An VIII, il est libéré et rentre en possession de ses
biens.
Il meurt à Villers-Sir-Simon en 1808.
Le châtelain de Bomy racheta la maison vers 1840 et construisit
une salle de patronage dans la cour. La commune l’a rachetée pour en faire une
salle des fêtes.
EN 1784,
PENIN VOYAIT PASSER LE PREMIER BALLON DIRIGEABLE
Le 19-09-1784, le « Journal de Paris » annonçait, après un premier essai infructueux, le départ le 18 septembre à 11 heures du jardin des Tuileries à Paris, du premier ballon dirigeable des frères Robert (Anne-Jean, l’aîné (1758-1820) et de Marie-Noël, le cadet (1760-1820) et Colin Hullin (ou Collin Hullin). Vers le milieu de l’après-midi, il atteignait Montdidier. La Somme est traversée. Près d’Albert, on descend si bas qu’on demande à un berger ahuri où l’on est : à 18 lieues de Lille. Après avoir atteint l’Authie, on aperçoit un village : c’est Aubigny, puis Pénin, Berles, Warlus. Bientôt, vers 5 heures, tout Arras est sur les remparts : voilà le ballon. A six heures un quart, un religieux du Mont Saint-Eloi voit la machine. Elle se ririge vers Aix-Noulette. On approche de Béthune. C’est au lieu-dit Le Ballon, entre Beuvry et Sailly-Labourse qu’il atterrit. Bientôt, un estaminet s’appellera « Café du Ballon ». On fera une chanson sur l’air de « Figaro ». On élèvera un monument aux deux frères. On venait d’inaugurer le premier voyage aérien de plus de 100 km, soit 200 km en 6 h 40.
La loi du 14 décembre 1789 avait prévu l’élection, dans chaque
commune, d'une nouvelle municipalité comprenant un maire, un procureur,
plusieurs officiers et plusieurs notables, tous élus au suffrage direct par les
citoyens actifs. Il faut payer un impôt de trois livres pour être électeur et
dix livres pour être éligible. Les citoyens les plus pauvres (10 à 20 % de la
population) sont donc exclus du droit vote (la Révolution de 1789 n'a pas
instauré l'Égalité entre les Français ; il faudra attendre celle de 1848). De
ce fait, les électeurs de 1790, dans les campagnes, sont en majorité des
paysans indépendants.
Le premier maire de la commune fut de 1790 à 1804 : Jean Martin
GAMBIER (ca1738-1816) cité page 50. C'était le cousin et petit-fils des de
Libessart qui furent baillis du village. Rien d'étonnant à cela. La majorité
des élus de 1790 sont des paysans aisés (fermiers). Ils occupent 60 % des
postes de maire alors qu'ils représentent seulement 5 % de la population. Les
paysans moyens (laboureurs et ménagers) se partagent le reste, avec les
artisans ruraux (meuniers, maréchaux-ferrants). Les ouvriers agricoles
(manouvriers) et les tisserands, éliminés par le cens électoral, sont à peine
représentés.
de 1804 à 1807 : Ange Honoré LAVIGNE (1762-1809)
de 1807 à 1809 : Roch CANLERS (1756-1837)
Le "Questionnaire de 1790" nous donne généralement le
nom des premiers maires, mais le "Questionnaire" de Pénin a disparu,
ainsi que les cahiers de doléances du District de Saint-Pol. Dans le registre
de délibérations du Conseil municipal, année 1818, il est fait mention d'un
incendie qui aurait ravagé les Archives du District de St-Pol.
Les premiers maires étaient baptisés du nom
d’ « Officiers Publics ». Ils étaient assistés d’un greffier,
qu’on appellera plus tard « secrétaire de mairie ».
de
1809 à 1812 : Ange Augustin BOCQUET (1755-1825)
de
1812 à 1813 : Adrien DORLENCOURT (1748-1819) né à Anzin-St-Aubin
de
1813 à 1816 : Jacques COUSIN (1763-1829)
de
1816 à 1857 : Hubert DELOEUVACQ (1781-1858) né à Oppy
de
1857 à 1870 : Louis DESPLANQUES (1817-1898)
de
1870 à 1871 : Henri BRASSART (1832-1909) né à Calonne/Lys
de
1871 à 1876 : Louis DESPLANQUES (1817-1898) 2ème mandat
de
1876 à 1880 : Oscar Ulmar DELIGNE (1837-
de
1880 à 1898 : Louis DESPLANQUES (1817-1898) 3ème mandat
de
1898 à 1912 : Joachim LAIGLE (1830-1911)
de
1912 à 1919 : René THILLIEZ (1844-1915)
de
1919 à 1926 : Charles COUSIN (1878-1948)
de
1926 à 1945 : Aimé LAVIGNE (1862-1954)
de
1945 à 1946 : Paul LEGRU (1897-1946)
de
1946 à 1953 : Paul THILLIEZ (1890-1968)
de
1953 à 1959 : Gérard LAVIGNE (1923-1974)
de
1959 à 1965 : Fernand NEVEU (1888-1967)
de
1965 à 1977 : Michel LAVIGNE (1912- )
de
1977 à 1989 : Paul DIEVAL (1926- )
de
1989 à 1995 : Edmée BOCQUET (1932- )
depuis
1995 : Jean Marie LAVIGNE (1949- ), dernier en date ; réélu en 2008.
Lors de la construction de l'église et du château au XVIIIème, ou
à d'autres époques, on a creusé à Pénin des puits au fond desquels on a ouvert
des chambres , des excavations d'où furent extraites les pierres de taille. Les
registres paroissiaux font mention d'un de ces extracteurs de blanc. La
construction terminée, on a approfondi ces puits (ayant un orifice souvent plus
large que les puits d'eau) jusqu'à la nappe phréatique. C'est le cas d'un puits
situé dans l'ancienne ferme de Alfred BOCQUET, rue de Saint-Pol. Michel LAVIGNE
raconte être descendu dans ce puits au temps de sa jeunesse, et avoir aperçu
des galeries s'enfonçant dans le sous-sol, à la hauteur de la nappe d'eau. Ces
carrières souterraines sont la raison pour laquelle les roues des tombereaux
et les sabots des chevaux résonnaient si
fort autrefois, quand un charroi passait
dans ces parages. Le puits n'est plus utilisé aujourd'hui, mais une trappe
permet d'y accéder. De l'autre côté du chemin de St-Pol, chez Macron, un puits
condamné a été rouvert en 1993 par une équipe de spéléologues.
Il existerait plusieurs puits de ce type à Pénin. Un inventaire
serait à faire.
Dans les anciennes cuisines situées dans le sous-sol du château,
un escalier s'enfonce sous terre, donnant probablement accès à d'anciennes
carrières. A sa base, un pilier (fissuré) près duquel un souterrain qui semble
avoir été fermé par une porte. Il est obstrué par des décombres qui
sembleraient provenir d'un incendie (on n’en a pas trouvé trace dans les
annales). Pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale, les Péninois
ont fait appel à l'instituteur, Monsieur Louis FAUQUEMBERGUE (1886- ), sourcier à ses heures, pour rechercher
les anciens souterrains de la mémoire collective, en vue de leur utilisation
comme abris. Il aurait affirmé que ce souterrain reliait le château à la ferme
de Doffines.
A Doffines, au bout de l'enclos, il existe d'anciennes caves
voûtées, au dessus desquelles devait se dresser l'ancienne tour des albums de
Charles de Croye des années 1600.
Une dizaine de maisons de Pénin présentent des caves à plusieurs
niveaux. C'est le cas de la maison de Monsieur Cagniart 9, rue de Villers, qui
était avant la Révolution le siège de l'ancienne brasserie des châtelains. Au
fond d'une belle cave voûtée, une galerie obstruée qui semble se diriger vers
le château.
Une autre cave chez Marcel THILLIEZ 4, rue du Faubourg ; une autre
encore chez Jean-Claude WANBERGUE 2, rue de Berles.
Lorsque le cimetière se trouvait encore à l'ombre de l'église,
avant 1926, on raconte qu'un jour, au cours d'un enterrement, alors qu'on
descendait un cercueil dans une fosse, celui-ci disparut sous les yeux des
assistants médusés. Une ancienne galerie ne s'était-elle pas affaissée ?
Méfions-nous des racontars qui rejoignent la légende. On se
complaît à raconter dans la région que les souterrains des différentes demeures
seigneuriales aboutissaient tous à l'ancienne abbaye du Mont Saint-Eloi, qui
fut très puissante au Moyen Age.
Le sous-sol du Ternois regorge de galeries qui sont la conséquence
de l'exploitation qui en était faite pour fournir les pierres nécessaires à la
construction (Fillescamp, Hermaville, Magnicourt-sur-Canche...). Très souvent,
face aux invasions, les habitants se retranchaient dans ces mêmes
souterrains-refuges ou "muches" pour y chercher la sécurité. Il y a
encore un ou deux siècles, les caves de nombreuses maisons étaient reliées
entr'elles par des galeries ; chacun utilisait de nombreuses
"voyettes" ou raccourcis, n'hésitant pas à franchir les portails des
courtils de ses voisins. Nul n'y trouvait à redire car c'était l'usage ; mais
au siècle dernier, où l'esprit de propriété s'est exacerbé, on a cherché à protéger
son chez-soi, et on a obstrué ces galeries indiscrètes, et devenues inutiles,
qui permettaient de gagner le sous-sol de la maison voisine. Pendant la guerre
14-18, les Arrageois ont rouvert les orifices murés au fond des caves, de peur
d'être ensevelis, emmurés lors des bombardements.
Une association vient d'être créée, qui se propose de faire
l'inventaire et d'explorer ces souterrains et carrières: Sub-Artésia. On peut
s'adresser à Monsieur Guy FRANCOIS 7, rue Jean Jaurès 59280 ARMENTIERES, ou rue
d'Huclier 62130 CONTEVILLE pendant la saison estivale. Aidés par des étudiants
et des jeunes en vacances, ils ont commencé à dégager les anciennes caves du
château, faisant connaître au public ces belles caves du XIVème siècle
auxquelles on accède par les granges. Elles pourraient avoir appartenu à un
édifice aujourd'hui disparu, qui sait, la demeure seigneuriale originelle. Les
chapiteaux de grès (XIIIème) des anciennes cuisines en proviennent peut-être
aussi.
La topographie des puits devrait nous permettre de retracer le
réseau des galeries souterraines :
1 dans la cour du
château ; il jouxtait les anciennes cuisines et on pouvait y puiser de
l’au par une ouverture ; il devait être rebouché quand , sous l’Occupation, un
camion allemand garé dans la cour au-dessus, a vu son train avant s’enfoncer
dans le sol.
1 rue d’Arras (bétonné aujourd’hui, mais une trappe permet d’y
accéder).
3 dans la ferme de Alfred BOCQUET rue de St-Pol, dont 2 rebouchés
; le 3ème a une quarantaine de mètres de profondeur.
1 dans l'entrée de la ferme MACRON (rebouché)
Chez MOLLET Lucien rue d'Ambrines
Chez QUENTIN Émile
En 1927, réparation du puits communal de Doffines (avant la
construction du château d'eau en 1934-35).
et probablement d'autres...
Église consacrée à Saint-Martin, ainsi que 17% des 181 paroisses
et chapelles vicariales du Ternois.
Au XIIème siècle, l'autel de Pénin appartenait déjà aux abbesses
d'Etrun.
Les miniatures numéros 156 et 300 des albums de Charles de Croy
nous montraient une vue de cet édifice, prise du Nord, du chemin venant de
Saint-Pol (le chemin de Tincques n'a été tracé qu'en 1843). Elle apparaissait à
cette époque, c'est-à-dire vers 1605-1610, comme une tour coiffée en bâtière
entre un choeur de deux travées, et une nef de deux travées également, mais
plus basse. Le clocher était entre le choeur et la nef, selon l'usage des
siècles précédents, ce qui fait conjecturer que cette église était du XIVème
siècle (Benoît Caffin).
Les chapiteaux de grès XIIIème des cuisines du château
proviendraient-ils de cet édifice ?
Avant la Révolution, il y avait dans une chapelle particulière de
l'église, une confrérie du Rosaire. L'autel de cette chapelle était décoré d'un
tableau que lui avait donné un de Béthune, abbé de Saint-Bertin à Saint-Omer,
dont le père et la mère ont été inhumés dans l'église. Il avait même eu
l'intention de leur élever, sous les cloches, un monument qu'il laissa
inachevé.
En 1737, Madeleine de Champigny, abbesse d'Etrun dont dépendait en
partie le terroir de Pénin, décida de faire agrandir le choeur, qui était à
l'origine très obscur, étroit et plus élevé que la nef (à cette époque, l'usage
voulait que les réparations du choeur fussent du ressort du décimateur, tandis
que celles de la nef incombait aux habitants). L'abbesse d'Etrun avait le droit
de dîme. Une partie était versée au curé. Il touchait la portion congrue : 154
livres en 1760, revenu assez confortable (cf. "Clergé du diocèse
d'Arras" du Chanoine Deramecourt AD). L'image du curé miséreux, réduit à
la portion congrue, n'est que légende. La plupart sont issus de milieux assez
favorisés, de familles de laboureurs. Peut-être quelques cas rares...
L'église a été reconstruite en 1784, édifice en briques et en
pierre à trois nefs (bénédiction du choeur le 7 janvier 1784 : cf. BMS). Elle
est orientée. A l'ouest, le clocher, plus ancien, grande tour quadrangulaire en
pierre de taille surmontée d'une flèche pyramidale octogonale en bois de
charpente couverte d'ardoises. Elle est légèrement vrillée, bien moins que
celle du clocher de Verchin. Cette tour fortifiée pouvait servir de tour de
guet en cas de troubles.
Le rez-de-chaussée est voûté d'ogives, avec un oeil de boeuf à la
clef. Sur la face sud du clocher, une tourelle d'escalier à vis à marches de grès
percée de meurtrières, conduit à la salle des cloches.
On remarque à l'intérieur le fauteuil du célébrant de style Louis
XV, et une console Louis XVI.
On peut voir à l'intérieur de l'église, une ancienne dalle
tumulaire carrée d'un peu moins d'un mètre de côté, scellée dans le mur. Elle
fut classée en 1913 par les Monuments Historiques. C'est un intéressant
bas-relief en pierre de Tournai du XVème siècle, qui fut préservé lors de la
reconstruction de l'église en 1784 et scellée dans le mur extérieur, à gauche
du grand portail. En 1995, elle a été descellée et mise à l'abri à l'intérieur
de l'édifice. Peut-être vient-il de l'église primitive, de la Chapelle du
Pas-St-Martin ? Il a malheureusement souffert des gelées. Peut-être le Conseil
général votera-t-il une subvention pour sa restauration comme il l’a fait pour
le bas-relief de l'église St Martin de Bruay-en-Artois ?
Les personnages ont été mutilés, défigurés sous la Révolution.
Des interprétations erronées ont fait de cette pierre tumulaire un
ex-voto datant de la consécration de l'église, et représentant un membre de la
famille de Béthune-Desplanques, d'autres comme l'ex-voto d'une chapelle dédiée
à St Roch. Elles la datent du XIVème siècle.
A droite, un priant à genoux tourné vers la gauche, assisté par
saint Jacques tenant un bourdon. L'enfant Jésus se penche vers le priant. Les
personnages sont enfermés dans un cadre rectangulaire. Le biseau est orné de
rosettes. Aux quatre angles devaient se trouver les emblèmes des évangélistes.
Seuls restent l'aigle et l'enfant à gauche, et l'ange à droite ; les deux
emblèmes du bas ont disparu.
En dessous, des inscriptions en minuscule gothique relief méplat,
qui peuvent être ainsi reconstituées malgré leur détérioration : "Chy
devant gist Jehans De Laiens, qui trespassa l'An 1462, le Xème jour du mois
d'aoust. Priez pour son âme".
Une cassure empêche de voir s'il y a trois ou quatre C dans le
millésime, mais d'après le style et les costumes des personnages, il n'est pas
douteux que cette dalle soit du XVème siècle.
De Laiens est un patronyme assez courant dans la région. Il y en
avait encore à Pénin au XVIIIème (cf. acte de sépulture du 8 mai 1707). On le
trouve encore sous la variante Delayens dans la région.
Sur le mur extérieur de la nef, une plaque de marbre gris :
DOM / ICI REPOSE LE CORPS DE DAME HENRIETTE CHARLOTTE JOSEPH PETIT
PROPRIÉTAIRE NEE A BRIAS, DECEDEE A PENIN LE 11 MAI 1834, AGEE DE 90 ANS, VEUVE
DE MR HUBERT FRANCOIS JOSEPH DELOEUVACQ
Il s'agit de la mère du fermier du château Hubert DELOEUVACQ
(1780-1858), qui fut Maire de Pénin de 1816 à 1857. On peut voir la pierre
tombale de Hubert DELEVACQUE père (1780-1858), fermier de Filescamps, dans
l’église de Lattre-St-Quentin.
Les cloches étaient jadis au nombre de trois. Deux ont été décrochées
sous la Révolution pour être fondues. On n'en compte plus qu'une de nos jours.
Voici ce que l'on peut lire sur la panse :
"l'An 1719 suis nommée Marie par Messire
François Eugène Dominique de Béthune (1693-1760 ; frère du guillotiné),
chevalier seigneur de Pénin, et Marie Jacqueline de Béthune (1685-1766) Dame
Verchin de Tramecourt, Messire A(ntoine) La(g)nie(r) (ca1652-1732) doyen et
curé de ce lieu et (Charles) Delibessart (ca1650- ) seigneur de St Laurent (le bailli) ;
J(ean) Cappy (ca1653-1723), homme de fief ; Jean Philippe Cuvillier
(/1693-1774 ; ancêtre n° 524, greffier de Monsieur le Comte de
Béthune)". Au dessous, l'image de Saint Pierre, encadrée de trois écus
ovales aux armes de Béthune, sous couronne de marquis. De l'autre côté, Saint
Paul. Une frise, puis, en bas : "Maître A. De Fossey m'a faite en 1719. P.
Rochard ; A. F. Cuvillier marguillier(s)" (Adrien François CUVILLIER
(ca1677-1730).
Les de Béthune avaient autrefois le privilège d'assister à la
messe dans le choeur, dans une chapelle privée faisant pendant à la sacristie,
comme le font encore de nos jours les châtelains d' Azincourt,
Beaumetz-les-loges, Equirre et Tramecourt, faisant fi des engagements pris le 4
août 1789...
L'église fut vendue comme bien national le 28 vendémiaire An VIII
à Joseph Delecroix d'Arras, pour 115 000 livres.
Une table des pauvres
(sorte de bureau de bienfaisance) existait à Pénin. Elle prendra le nom de
« fabrique » après la Révolution.
Une maladrerie existait en 1698 (des lépreux à Pénin au XVIIème
?). Elle était probablement plus nominale que réelle puisqu'elle a disparu en
1753.
Le bien des pauvres représentait 0,8 % du terroir de Pénin en
1698.
L'administration des
revenus de l'église appartenait aux paysans qui laissent au curé le moins de
part possible dans l'administration du village. Ce sont les paroissiens
convoqués en assemblées générales qui règlent les affaires d'inhumation, de
nomination des pauvres, des aspects matériels tel l'achat d'huile pour les
lampes, ou de chandelles. Un trésorier laïc ou "marguillier" (appelé
aussi parfois "fabricien") recueillait le revenu des quêtes. Les
paroissiens ne devaient pas employer les revenus de la fabrique à l'entretien
de l'église. Le 3 mars 1781, ils sont en procès à ce sujet contre l'abbaye
d'Etrun et les chapelains d'Arras.
Adrien François CUVELIER (ca1677-1730) est marguillier en 1719.
Pierre François LEGRU (1730-1822) est marguillier (au château) en
1791 (faut-il lire "et concierge au château" ?)
La séparation de l'Église et de l'État viendra balayer tout cela
en 1906.
Voici
la liste des curés de Pénin :
en
1569 : Gilles GUIGNON (rôle des centièmes)
en
1689 : Pierre BRISBART (de Lillers ; il partira ensuite à
Bailleul-aux-cornailles)
de
1689 à 1732 : Antoine LAGNIER (ca1652-1732), doyen du district
d'Avesnes-le-Comte en 1710
de
1732 à 1735 : Jacques Alexis LEGROS (
-1735)
de
1736 à 1750 : Jean Baptiste GOTTRANT (ca1699-1750) de Avesnes ?
de
1757 à 1783 : Jean Baptiste LEGILLON (ca1702-1783)
de
1776 à 1792 : François Joseph GUILBERT né ca 1748 à Aire-sur-la-Lys,
assistait
le précédent curé LEGILLON (son oncle ?) depuis janvier 1776
Dans
la cave du n° 3, rue de Maizières, propriété de Monsieur LEPREUX, on peut voir
gravée sur une pierre 0,50 x 0,40 m, cette curieuse inscription en latin :
"ANNO DOMINI 1778 / AEDIFICAVIT SIBI DO/MUM DOMINUS GUIL/LEBERT PASTOR IN
/ PENIN PERRESIGNATI/ONEM SIBI FACTAM / AB AVUNCULO DOMI/NO LEGILLON". Ce
qui se traduit par: "L'an du seigneur 1778, Maître GUILLEBERT, curé de
Pénin, s'est fait construire cette maison grâce à la libéralité que lui a faite
son oncle le sieur LEGILLON".
de
1792 à 1804 : Joseph PONSARDIN (prêtre assermenté)
de
1804 à 1805 : CRASSIER
de
1805 à 1832 : Charles François Modeste DELIBESSART (o1761 à Pénin- décembre 1832
à Pénin) arrière-petit-fils du bailli de Pénin. Démissionnaire en 1833, il fit
don à la commune du terrain sur lequel sont construits l'ancien presbytère
reconverti en logement de fonction pour l'instituteur, l'école et la mairie.
de
1832 à 1851 : LEFEBVRE Louis Joseph, de Coupelle-Vieille ; parti à Bruay
remplacer Ferdinand VAHE
de
1851 à 1855 : VAHE Ferdinand François, né en 1790 à Avesnes-le-Comte ;
remplacé à Bruay par Louis LEFEBVRE
de
1856 à 1862 : DURIEUX Jacques Marie (+ 02-07-1862)
de
1862 à 1879 : HELLOT Amédée (+ avril 1879)
de
1879 à 1890 : CHOQUET Hippolyte Constant ; venait d(Herlin-le-sec ;
partit pour Duisans remplacer Bertrand TAUBOIS le 26-07-1890)
de
1890 à 1892 : TAUBOIS Bertrand ; né à Febvin-Palfart ; venait de
Duisans ; + janvier 1892 ; inhumé à Febvin-Palfart
de
1892 à 1899 : REGNIEZ Clovis ; venait de Saint-Omer oùil était professeur
au Collège St-Bertin ; nommé à Serques en février 1899
de 1899 à 1929 : Louis NUTTE
Rescapé du massacre d'Etrun du 23 mai 1940. Il évacuait Arras avec
sa gouvernante Marie-Louise BOCQUET (1890-1963) en direction de Pénin quand il
a été pris comme otage par les SS. Les Allemands fusillaient les hommes à tour
de rôle sur le tas de fumier d'une ferme de la côte du Pont-du-Gy. Il allait
être la prochaine victime (la vingt-deuxième) et récitait son acte de
contrition quand un officier allemand a arrêté le massacre.
de 1930 à 1931 : René BOYENVAL
de 1934 à 1989 : Fernand LEBEURRE (1906-1989), dernier en date. Il
ne sera pas remplacé.
Dans un siècle ou deux, au train où vont les choses, si le pape
n’autorise pas le mariage des prêtres, c’est peut-être un imam qui leur
succèdera, et on verra se dresser un minaret à la place du clocher.
La paroisse (St Martin) dépend de l'évêché d'Arras.
L'Abbé NUTTE a rédigé un "Livre de paroisse", véritable
Histoire religieuse de Pénin, qui se trouve toujours aux archives diocésaines à
l’évêché 103, rue d'Amiens 62000 ARRAS.
Un cimetière entourait l'église jusqu'en 1936 où on l'a transféré
au nord du village, en dehors de l'agglomération, au bord de la route qui
conduit à Tincques.
Charles DELIBESSART, prêtre ayant officié à Pénin, et son frère Denis DELIBESSART, instituteur (où ?), ont légué en 1850 à la commune, sa maison presbytérale. En 1867, ce bâtiment trop vétuste construit en 1778, est détruit et remplacé par un nouveau dont la construction s'échelonna de 1867 à 1868.
En 1907, après la séparation de l'Église et de l'État, plutôt que
d’accepter de payer un loyer, l'Abbé NUTTE préfère quitter les lieux et aller
loger dans une aile du château, gracieusement mise à sa disposition par les
châtelains. La maison presbytérale, dont le fronton s'ornait d'une croix en
pierre blanche (supprimée depuis), est alors attribuée à l'instituteur. Le
dernier curé officiant à Pénin, l'Abbé LEBEURRE, habitait rue de Maizières.
En 1858, autorisation est donnée à la famille Savary de Doffines
de construire une chapelle, sur le terrain communal, dans la rue du Mazé, à
charge pour elle de supporter les frais de construction, et d'entretenir
l'édifice pendant 40 ans.
UNE ÉCOLE A PENIN AVANT LA RÉVOLUTION
Elle devait se trouver près de l'église ; dans un acte de
sépulture daté du 7 mars 1733, la défunte est déclarée inhumée entre le choeur
de l'église et le jardin du clerc.
Les
maîtres d'école :
Le terme en usage aux XVII et XVIIIème est "clerc laïc"
par opposition à "clerc tonsuré" (quand c'était le vicaire qui
faisait fonction).
Pierre LEFEBVRE (ca1644-1710) clerc de ca1693 à 1710.
Jean Martin CORNINFLOS est clerc et tailleur d'habits de 1713 à
1727.
Jean Baptiste CAPY (ca1688-1714) est sous-diacre en 1714.
Pascal François LEFEBVRE (ca1683-1763) fils du précédent ; clerc
en 1728 et 1747.
Philibert DUVAL x Marie-Jeanne DELATTRE (ca1725-1760) clerc
cléricant en 1760.
Pierre Charles GRUSON (ca1728-1784), natif d'Aubers (59), est
clerc cléricant en 1763
Louis Joseph HAUTECOEUR (1755-1825) (gén HAUTECOEUR p 27) clerc
cléricant en 1785 et 1786 ; il deviendra agent national de Hernicourt sous la
Révolution, fut inquiété sous la Terreur, puis se fera faiseur de bas.
Adrien DORLENCOURT (1718-1819), instituteur de Pénin sous la
Révolution, dit s'abstenir, son frère, curé de Maroeuil, étant émigré. Il
deviendra maire de Pénin.
Sous l'Ancien Régime, le magister était choisi, élu par
l'Assemblée Paroissiale, approuvé par le curé et le châtelain, et en dernier
ressort par l'évêque.
Après avoir fréquenté l'école paroissiale dans sa jeunesse, il
avait fait un an ou deux au collège d'Arras, ou peut-être même n'était-il pas
allé plus loin que l'école de son village natal. Il avait fallu qu'il fût
parfait catholique, qu'il eût une belle voix, et qu'il sût jouer de l'harmonium
; il était chantre aussi. Il devait faire preuve d'une dignité exemplaire : pas
de cabaret, ni de danses. Le clerc était souvent choisi comme témoin aux
mariages et enterrements. On peut l'imaginer en bonnet noir et lunettes
étroites cerclées de fer, dans une salle basse à petites fenêtres, à
"carreaux de vitre" peu limpides, assis à une petite table basse sur
une estrade. Devant lui, une quarantaine d'élèves, garçons d'un côté, filles de
l'autre, sur des bancs sans dossiers, tenant sur les genoux une planche à
écrire percée d'un trou pour la suspendre aux murs blanchis à la chaux.
L'Église imposa la séparation absolue des sexes à partir de sept ans sous
l'impulsion de Louis XIV devenu bigot avec sa seconde épouse, ce qui aboutit
généralement à exclure les filles de l'instruction. Le sol devait être de terre
battue. Chaque élève apportait au magister cinq sols par mois (une livre par
année scolaire de cinq mois), un morceau de bois pour le chauffage, quelquefois
des dons en nature, pain frais, tarte, un pâté ou un rôti lors de la tripée...
Avec ce qu'il touchait comme chantre, sonneur, "mesureur de terre",
percepteur, greffier et même ouvrier agricole, il pouvait se faire une moyenne
de 150 livres par an. C'était une somme honorable qui lui permettait de vivre
beaucoup mieux que les journaliers.
Il avait peut-être même son logement gratuit. Les enfants allaient
à l'école cinq ou six heures par jour, quand il n'y avait pas urgence pour les
travaux agricoles (dans les courts jours = en hiver). L'absentéisme régnait
surtout chez les filles. Résultat, à la Révolution, les deux tiers des hommes
savaient signer leur nom, contre un tiers de femmes.
Il serait faux de croire que les gens ne savaient pas lire avant
la Révolution.
C'est au contraire la Révolution qui a répandu l'analphabétisme
pendant la tourmente. La Convention avait élaboré le projet d'une école
gratuite et obligatoire, mais la guerre en retarda l'application.
Nous
manquons d'informations pour la période allant de la Révolution à 1875.
En
1817, LEMAIRE Pierre François, né vers 1788 à Warlus, est nommé à Pénin.
En
1833, Guizot oblige les communes à entretenir une école primaire.
En
1850, LEMOINE Jean Baptiste, est nommé jusqu'à son décès survenu en 1875.
En
1881, Jules Ferry rend l'enseignement primaire gratuit, puis, en 1882, laïque
et obligatoire.
Liste
des directeurs, avec leur date de nomination (sont omis les adjoints) :
(École
de garçons et École de filles sont séparées jusqu'en 1945)
École
des garçons : les informations nous ont été données par le Registre des
délibérations du Conseil municipal).
En
1875, Jean-Baptiste LEMOINE est remplacé par Jean-Baptiste TISON (1850-
La
quête aux pains traditionnellement effectuée par l'instituteur, lui est
désormais interdite.
1891 : Léon ROGEZ, de Rebreuve-sur-Canche
(1850-1931)
1892 : Adolphe VAST
1904 : Adolphe MASCLET
1920 : Abel BAUDE
1923 : Louis FAUQUEMBERGUE (1886- )
1941 : Marcel VERGEOT
École
des filles :
En
1829, PLUQUET Louise, née en 1802 à Monchy-Breton, est nommée.
Mme
TOURNOIS est mentionnée comme ayant exercé avant Mme BLARELIAL.
En
1873, Mme BLARELIAL, née MARECHAL Sophie, est nommée pour la remplacer.
En
1874, LETINOIS Marceline est nommée.
Mme
BACQUART est mentionnée comme ayant exercé avant Mlle LEMOINE.
En
1881, Mlle LEMOINE prend ses fonctions.
Les
archives de l'école commencent avec :
En
1890 : Pauline LEFEBVRE
1891 : Adelina DANTIN
1902 : Marie BRUNEAU
1918 : Marguerite THELLIER
1922 : Camille BAUDE
1923 : Euphrosine FAUQUEMBERGUE née AIGLIN,
épouse de Louis
1942 : Marcelle SENECHAL
Signalons qu'en 1871, une Joséphine JOMBART, native de Verquin,
ouvre une école primaire privée. Mais nous ne savons pas où se situait cet
établissement. Il ne semble pas que la chose ait duré très longtemps (faute
d'inscriptions suffisantes ?). A moins qu’il ne se soit agi de la préceptrice chargée
de l’éducation des enfants des châtelains...
École
mixte à partir de 1945 :
En
1943 : M. et Mme LIEVIN-SOUILLART
1958 : M. et Mme MONBORGNE-MAILLE
1969 : M. et Mme ROYE André
1981 : M. et Mme TAVERNE Christian
1986 : André GOUDALLE
En 1850, Charles DELIBESSART et Denis DELIBESSART lèguent à la
commune de Pénin une maison d'école (+ presbytère ; voir mentionné plus haut).
En 1861, la municipalité projette la construction d'une école avec mairie
(l'actuelle mairie).
En 1864, projet de construction de 2 écoles pour les 2 sexes. La
chose se concrétise l'année suivante : on procède à la destruction de
l'ancienne maison d'école et on commence la construction d'une nouvelle.
En 1876, démolition de l'ancienne école des filles et construction
de la nouvelle.
Pénin possédait aussi un autre établissement industriel : une
briqueterie, au lieu-dit "la briqueterie", au nord-est du village.
Elle fut dilapidée sous la Révolution. Elle appartenait alors au citoyen Des
Plancques.
1
: Adrien CUVELIER (ca1606-1693) maréchal en 1670
2
: Jean CUVELIER (ca1646-1701) fils du précédent, maréchal de 1694 à 1707
3
: Nicolas DIEVAL (ca1656-1744) maréchal de 1685 à 1725
4
: Philibert ATTAGNANT (1701-1790) maréchal de 1743 à 1758
5
: Jean François DIEVAL (1704-1792) fils de 3 ; maréchal de 1746 à 1775
6
: François Joseph DEPREZ (1720- )
petit-fils de 3 ; garçon-maréchal en 1745 ; maréchal de 1761 à 1781 ; a succédé
à son oncle
7 :
Charles François GAMBIER (1731-1813) est maréchal en 1766
8
: Alexis FLIPPE (1748- ) beau-fils de
5 ; maréchal de 1774 à 1789
9
: François Joseph FLIPPE (1777- )
maréchal en 1808 et 1812, puis parti à Villers
10
: Romain DEPREZ (1757-1830) fils de 5 ; maréchal de 1787 à 1826
11
: Eugène DEPREZ (1810- ) fils de 10 ;
maréchal en 1838
12 :
Charles Louis DELANNOY (1854- ),
garçon maréchal, succède à son père en 1875 (non identifiés).
13
: Oscar FACHE (1887-1941), maréchal de 1912 à 1941 et responsable de la bascule
14
: Hector POYTEAU (de Estrée-Wamin), ancien apprenti d'Oscar FACHE, puis établi
à son compte, au grand dam de son ancien patron.
Nous avons peu d'informations sur les soldats ayant participé aux
campagnes de Napoléon.
Casimir DURIEZ (1784-1806) fusilier à la 2ème Compagnie du 3ème
Bataillon du 34ème Régiment d'Infanterie de ligne, est entré le 22 février 1806
à l'hôpital militaire sédentaire de Frisengue (Bavière), pour y mourir le 25
février 1806 par suite d'une fièvre (après la bataille d'Iéna de 1806 ?) (là il
y a un problème car l’AHPE nous donne Nimègue (Hollande) comme lieu de décès).
Guislain
CUVILLIER (1770 ?-1809), chasseur au 23ème régiment d’infanterie légère
meurt le 27-08-1809 à l’hôpital de Vienne (Autriche).
Benjamin
Louis LEGRU (1789-1811), pionnier, meurt le 01-10-1811 à l’hôpital militaire de
Bruxelles (Dyle).
Benoît
Hubert THELLIER (1792-1814), soldat au 5ème bataillon du train des équipages,
meurt le 28-09-1814 à l’hôpital de Commercy (Meuse).
Mais
ce sont les morts. La tradition orale nous donne :
Augustin
MOLON (1793-1879), a fait la campagne de Russie de 1812.
Il
y en a sûrement d’autres. La liste de ceux qui en sont revenus sera plus
difficile à établir…
Bénoni François DIEVAL (1821-1846) (DIEV**), soldat au 2ème
Régiment de Chasseurs d'Afrique, a participé à la conquête de l'Algérie sous
Louis Philippe. Il est mort de dysenterie à l'Hôpital militaire d'Oran le 17
avril 1846.
Pénin n'a pas été occupé comme le fut Avesnes-le-Comte, mais les
Péninois ont vu passer, fin décembre 1870, un escadron de Uhlans qui venaient
d'Avesnes et effectuaient une reconnaissance en direction de Frévent et
Aubigny. Noémie BILLET (1854-1941), racontait que, effrayée, elle s’était
cachée sous son lit ; la pauvre connut trois guerres, perdit un fils en
14-18 et fut écrasée par un camion allemand en 1941.
Le ministre de l’intérieur a demandé en 1911 ce recensement des
vétérans de la guerre de 1870, en vue de l’attribution de la médaille de 1870.
Voici pour Pénin :
BOUCLY Eugène (x 1874 Appoline DIEVAL)
MOLON Omer (1847-1918)
DIEVAL Léopold (1846-1936)
BOCQUET Hippolyte (1846-1929), les 4 susdits mobilisés pendant la
guerre.
CAMUS Alcide, incorporé dans les corps francs.
J’ai appris un jour qu’un Péninois avait participé à la charge de
Reichoffen, mais je ne sais plus qui…
Le 1er Thermidor an III de la République (19 juillet 1795) furent
institués les "gardes champêtres". Ce modeste fonctionnaire deviendra
le symbole de la loi, ces trois lettres gravées sur la plaque qu'il porte
fièrement accrochée à son baudrier de cuir, lui barrant la poitrine et servant
à retenir son sabre. Il remplace l'ancien sergent du seigneur ; maintenant, il
est nommé par le maire, élu des citoyens.
1817 à 1824 : BOCQUET Jean-Baptiste (1755-1824)
1824 : pour remplacer son prédécesseur qui vient de mourir :
BEAUCOURT Amand Lambert ( -1836) non
identifié
1836 : pour remplacer Amand qui vient de mourir : LELEU Denis
François Joseph, ancien militaire
1850 : LEGRU Gervais François, ancien militaire, (1819- )
De ... à 1910 : CARON Henri (né à Avesnes) jusqu'à sa mort en
1910.
1910 : MOLON Alphonse (Branche 2 ; époux de Ermance TOURNOIS). Il
remplace son prédécesseur décédé, jusqu'à sa propre mort en 1949.
1949 : DELABY Alexandre
Eugène DURIEZ (1923- ) ?
Au
sens propre, charivari désigne une mauvaise musique. Ce mot servait au siècle
dernier à désigner un bruit confus, un concert de poêles, chaudrons et autres
instruments semblables, accompagné de cris, de sifflets et de huées que l'on
avait coutume de faire, la nuit, devant la maison d'époux ou épouses adultères,
ou devant la maison de gens veufs âgés qui se remariaient.
En 1890, les Péninois
étaient divisés en deux camps bien retranchés. Les bien-pensants se
regroupaient derrière leur curé, et les infidèles, sous le pavillon de
l'instituteur. Cette année-là, à la suite de dénonciations plus ou moins
justifiées, le prêtre fut changé de résidence. Quelques mois plus tard, le camp
opposé mena une campagne des plus actives contre l'instituteur et
l'institutrice entre lesquels une idylle était née. Un beau soir, ces deux
fonctionnaires eurent la désagréable surprise de trouver sous leurs portes une
pancarte ainsi conçue : "Nous engageons la jeunesse de Pénin à rehausser
par sa présence les fêtes et réjouissances qui auront lieu durant l'hiver à
l'occasion des relations qui existent entre l'instituteur et
l'institutrice".
Cette motion eut un commencement d'exécution dans la soirée du 8
décembre 1890.
Un groupe de jeunes gens,
munis de fouets, chaudrons, cornets et autres instruments, donna une aubade
sous les fenêtres de la maison de l'institutrice. Mais l'enseignante ne
l'entendit pas de cette oreille et, le lendemain, elle porta plainte au
Parquet. Une instruction fut ouverte. On parvint difficilement à découvrir cinq
des auteurs de cette mauvaise plaisanterie, entre autres deux jeunes gens âgés
respectivement de 16 et 17 ans. Ils comparurent devant le Juge de paix
d'Aubigny et furent condamnés chacun à 15 F d'amende, à l'exception de N.B. qui
fut gratifié en outre de 2 jours de prison pour violences légères envers un
sieur D. qu'il avait rencontré au moment où se donnait le charivari. Les
charivariseurs firent appel, et l'affaire vint devant le tribunal correctionnel
de St-Pol. Ils nièrent comme la première fois les faits relevés à leur charge,
en essayant de présenter un alibi. Ils ne nièrent toutefois pas que, le même
jour, le 8 décembre, vers 4 heures de l'après-midi, ils avaient battu des mains
en voyant sortir de chez l'instituteur, l'institutrice qu'ils apostrophèrent
ensuite par ces mots : "Elle en revient, elle ira encore !". Le
défenseur des prévenus plaida leur innocence pour le charivari auquel ils
seraient restés étrangers, prétendit-il, et il ajouta que les paroles adressées
à l'institutrice ne constituaient pas la contravention de tapage injurieux.
Après une suspension d'audience, le tribunal rendit un jugement par lequel il
réduisit la peine d'emprisonnement à 3 journées de travail, et maintint les
peines d'amendes primitivement prononcées.
La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l'Église et de
l'État prescrivait l'inventaire des objets du culte et du mobilier des églises.
A Pénin, les "blancs", les propriétaires, catholiques intransigeants
regroupés autour de l'Abbé NUTTE, encouragés par l'évêché et l'encyclique
« Vehementer » du 11 février 1906 condamnant la loi, se barricadèrent
dans l'église pour empêcher le maire Joachim LAIGLE et les "rouges",
les brassiers, les Socialistes, de procéder à l'inventaire. Ajoutons une
troisième catégorie, que nous appellerons les "roses", qui préféra
s'abstenir pour éviter les représailles. A cette époque, les élections étaient
précédées d'exhortations sévères du prêtre au cours du prêche du dimanche, et
les châtelains faisaient porter des billets dans les écarts par leur garde pour
inciter les gens à "bien" voter. Propagande électorale déjà. Un
mannequin de paille à l'effigie du curé fut promenée à travers le village puis
brûlée. L'homme de Dieu se vengea cruellement, et de petits cultivateurs se
virent du jour au lendemain confisquer les terres qu'ils louaient au château
pour avoir seulement osé crier "Vive la République !" ou pire encore
"A bas la Calotte !". Ils furent réduits à la triste condition de
manouvriers.
Tel fut Héléonore BOCQUET
Lors de la "ducasse" (la fête du village) de juillet
1906, deux bals eurent lieu: un bal "blanc" et un bal
"rouge". Cela causa quelques drames familiaux, car il arriva qu'un
fiancé emmenât sa belle danser à l'un ou l'autre bal contre le gré des parents
de la demoiselle. La tradition des deux bals se perpétua quelques années.
Cette année-là, quelques
personnes durent être enterrées civilement pour avoir lu un journal mis à
l'index par le curé. Prêcher le Pardon et l'appliquer font deux...
En
1907, l'Abbé NUTTE quitte le presbytère (bâti en 1867-1868), ne voulant pas
payer de loyer, pour aller habiter une aile du château mise gracieusement à sa
disposition par les châtelains... De sa faute, ses successeurs seront privés de
cette belle maison utilisée depuis comme logement de fonction pour
l'instituteur.
LA GUERRE 14-18
Pénin se trouvait en arrière du front, et les troupes françaises
(le 54ème Rt d'Artillerie de Lyon, des régiments de Sénégalais), des Canadiens
et des Anglais, venaient en repos dans le village. Des jeunes filles se
rendirent parfois à tel bal organisé à Berles par les troupes britanniques...
Cela se termina parfois par un mariage : en 1914, André IMBAUD, soldat
lyonnais, épousa Rose CHRETIEN.
Épisode navrant : le 31-10-1916, un soldat anglais est fusillé au
bas de la rue de St-Pol, à titre d’exemple, pour avoir refusé de retourner au
front, et enterré comme un chien dans une toile de tente, sans une messe. Les
soldats qui se trouvaient aux premières lignes, exposés à la mitraille, les
tympans déchirés par les explosions pendant des heures et des jours, avaient
les nerfs soumis à dure épreuve, et plus d’un « craquait ». Aucune
honte à cela...
On
dénombre 19 morts au cours de la Grande-guerre :
1914
CARON
Germain Maurupt (Marne) 6 septembre
DELEPINE
Émile Lambres 12 octobre
1915
HOCHART
Chrysol Minaucourt (Marne) 9 janvier
BOCQUET
Léon au fortin de Beauséjour, commune de
Minaucourt-le-Mesnil-les-Hurlus (Marne) près du camp militaire de Suippes 28
février
DEMERIN
Jules Le-Mesnil-lès-Hurlus
(Marne) 4 mars
FUMERY
Ferdinand Watronville (Meuse) 7 décembre
1916
DUCAMP
Gaston Fromereville (Meuse) 13 mai
DELANNOY
Albert Massiges (Marne) 2 juin
DIEVAL
Jean Soyecourt (Somme) 20 juillet
THILLIEZ
Jules Soyecourt
(Somme) 21 juillet
DELANNOY
Maurice Salonique (Grèce) 25 août
DEMERIN
Félix Souain
(Marne) 31 octobre
1917
MOLON
Charles Prosnes (Marne) 8 avril
FLORENT
Théophile Louvemont (Haute-Marne) 20 août
1918
CHRETIEN
Georges Chauny
(Aisne) 23 mars
DEBRET
Oscar Grand-Rozoy (Aisne) 29 mai
FACHE
Alphonse Mont-Kemmel
(Nord) 30 mai
GILBERT
Albert Soissons
(Aisne) 30 mai
THILLIEZ
Léon Sommerdath 19 novembre
En 1911, installation d'une bascule face à la mairie.
En 1920, projet de distribution de l'énergie électrique par la
société "La Béthunoise" : 450 habitants, 105 foyers, mais seulement
68 abonnés.
1923 : électrification des rues et des bâtiments communaux
1923 : électrification du hameau de Doffines
1920 : projet de construction d'un monument aux morts
1920 : les enfants de Villers-Sir-Simon viendront à l'école à
Pénin ; situation identique en 1926
1925 : installation d'une cabine téléphonique chez QUENTIN
Georges, charron. Son fils Marcel est chargé de porter les télégrammes (il fera
carrière aux PTT).
1925 : création du nouveau cimetière
1934-35 : construction d'un château d'eau
1938 : création d'un corps de sapeurs pompiers et achat d'une
pompe à incendie
1945 : suite à l'adduction du village en eau potable, le terrain
d'un abreuvoir rue de Maizières est vendu aux riverains Paul LEGRU et Jules
BAYART
1948 : le secrétaire de mairie enregistre les délibérations du
Conseil municipal au stylo à bille (l'Américain Reynolds l'a inventé pendant la
guerre pour les aviateurs dont l'encre des stylos gelait en vol, et le baron
Bic l’a généralisé vers 1950).
RÉJOUISSANCES
POPULAIRES LORS DE LA FÊTE NATIONALE
Dans les années 20, la population du village organisait elle-même
les réjouissances, orchestrées par le maire et l'instituteur : course à sac au
café Quentin, colin-maillard à mouchoirs au café Delépine à l'enseigne "Au
soleil levant", colin-maillard à petits pains au café Capron, mât de
cocagne au café Deprez, joute flamande sous la grand-porte du café Boilly-Bouchendhomme
rue de Villers, café chaud des dames au café Fache. A Izel avaient lieu des
concours de chiens ratiers.
Comme son nom l'indique, le "café chaud des dames" était
un concours réservé aux femmes. Il avait lieu près de l'église, au café tenu
par l'épouse du maréchal-ferrant Oscar FACHE (1887-1946) p 366. La gagnante
était celle qui avait réussi à avaler, la première, une tasse de café
bouillant, au grand dommage de son palais !...
Le 22 mai 1940, les Allemands arrivent à Pénin par la route de
Villers-Sir-Simon. Non loin du cimetière, dans la pâture FLIPPE-DELEPINE, ils
abattent un Noir, soldat perdu de l'armée française en déroute. Cette scène eut
pour seul témoin Arsène LEFEBVRE, qui se trouvait chez André FLIPPE à ce moment-là.
Les Welshguards avaient aménagé des tranchées et des banquettes de tir dans le
bosquet Guilain tout proche. C'est dans une de ces tranchées que les Allemands
enterreront son corps. Peu de personnes seront au courant et aucun ne s'est
encore inquiété de donner une sépulture plus digne à ce soldat français.
Le Comité du Souvenir Français envisage de demander l'autorisation
à la Préfecture, d'effectuer des sondages pour le localiser et lui donner une
sépulture plus décente. Pieuses intentions. Le projet ne fut jamais réalisé.
Les Péninois en ont vu passer des centaines de 1942 à 1944.
Le bunker d'Eperlecques, le plus gros blockhaus d'Europe, était
destiné au lancement de la fusée V2 que l'équipe de Von Braun perfectionnait à
Pennemunde, port de l'Allemagne orientale, pour écraser Londres (à 200
kilomètres), et peut-être New-York.
Le vendredi 27 août 1943, 187 forteresses volantes américaines de
la 8ème Air Force, des B17, décollent du Nord de l'Angleterre, pour effectuer
la mission n° 87 : larguer 368 tonnes de bombes sur le blockhaus, entre 18h45
et 19h15, par vagues successives de 40 à 60 appareils. Le plan de vol était de
traverser la Manche, cap sur Hardelot, Hesdin, St-Omer pour le 1er groupe,
Hesdin-Pernes-Gosnay pour le 2ème groupe, et Hesdin-Pernes, Poix pour le 3ème.
Il était prévu de faire diversion pour détourner la chasse
allemande. La 9ème Air-Force devait attaquer la station de guidage de Gosnay
(Pas-de-Calais) et la base de Poix (Somme), une importante base de chasse
allemande. Les B17 sont escortés par des chasseurs Spitfires pilotés par des
Anglais et des Français. La chasse allemande engagea ce jour-là plus de 200
appareils. L'un de ces Spitfires est descendu en flammes au sud de Saint-Pol.
Vers 17H30, le B17 29-716 du 351ème groupe en formation de 124
appareils, se trouvait à la verticale de la R.N. 39, entre Ligny et Averdoingt,
Cap sud, quand il fut touché par la Flack. Il quitta sa formation, laissant
échapper une fumée blanchâtre. Les Péninois virent passer au-dessus d'eux le
bombardier en perdition, et virent sauter 7 membres d'équipage en parachute.
L'appareil percuta le sol à l'ouest de Villers-sir-Simon, en bordure d'un
chemin de terre reliant Villers à Givenchy. Un 8ème sauta avant l'explosion et
tomba, son parachute en flammes. Deux autres ne purent sauter et périrent dans
l'explosion.
Premier pilote : pilote Suit William, 1er/s Lieutenant ; deuxième
pilote : le copilote Crayson James, 2ème/s Lieutenant ; mitrailleur de queue :
Mount Lionel, sergent.
Une aile de l'appareil resta curieusement plantée dans le sol.
Ironie du sort, parmi les pilotes de chasse ayant escorté les
bombardiers lors de ce bombardement, figuraient deux héros de l'aviation :
Pierre Closterman, qui remporta la 3ème de ses 33 victoires, ainsi que René
Mouchotte, qui fut touché par la chasse allemande, et dont l'avion (jamais
retrouvé) dut s'abattre dans la Manche.
Le 14 janvier 1944, des bombardiers américains survolent à nouveau
l’Artois. Ils sons escortés par des chasseurs de la 8ème Air force.
L’un des chasseurs, un P-47D5-RE « Thunderbolt » piloté par le 1er
Lt Robert Conroy est touché par la Flak (DCA allemande) près d’Arras, avant
d’être abattu vers 15 h 30 par un Messerschmitt piloté par l’as allemand
Mieutsch (sa 56ème victoire). Le pilote blessé (2 balles dans le
corps) saute en parachute et atterrit à Barly. L’avion s’écrase à Pénin.
Augustin Flippe qui fut témoin du crash retrouvera des vestiges de l’avion à
5-6 m de profondeur (Hugues Chevalier)
3 parachutages eurent eu lieu dans la plaine entre Pénin, Berles
et Izel-les-hameau. Les containers renfermaient surtout des explosifs dont des
mineurs-résistants venaient prendre livraison, pour des opérations de sabotage
(les Anglais rechignaient à livrer des armes aux résistants FTP communistes),
parfois des pigeons voyageurs destinés à repartir, après un repos de 24h,
porteurs de messages.
Lors de la nuit du 20 au 21 mai 1943, un parachutage est effectué
par la RAF à Hermaville, à proximité du bois d'Habarcq. Un second parachutage
est prévu le lendemain au même endroit, mais les plans sont changés, et c'est à
Doffines qu'il à lieu, terrain qui porte le nom de code
"Guadalquivir". Le message de la BBC qui l'annonce est : "PICPUS
PASSERA CE SOIR A L'ÉCRAN". Le largage a lieu dans la nuit du 21 au 22 mai
à 23 heures. Une importante équipe de réception est sur place, constituée pour
la plupart de résistants de Hermaville. Le bombardier largue 5 containers qui
sont cachés dans un abri situé dans le jardin de Henri LAVIGNE (1881-1953) à
Doffines . Au cours de la journée du 22, les "colis" sont emmenés
dans une étable de la ferme de Léon MASCLET à Hermaville, puis transférés dans
la nuit du 25/5 dans une carrière située dans le "bois d'Habarcq" à
Hermaville où ils seront cachés. Mais l’emplacement de ce dépôt sera livré aux
Allemands par un certain « Marius » du BOA passé au service de
l’ennemi après le démantèlement de l’OCM (cf « La longue traque » de
Gilles Perrault aux éditions France Loisirs page 456).
Madame Madeleine HUCLIER, épouse de de Jacques LANIEZ, qui
habitait Doffines, participa à la réception de ces parachutes avec sa mère Rose
DELRUE, épouse de Fernand HUCLIER, cultivateur au hameau de Doffines. Médaillée
de la Résistance, Rose préféra renoncer à sa décoration quand elle sut qu’elle
devait l’acheter. Personne n’avait eu l’idée de la lui offrir...
René DUCROCQ (1912- ),
Roch DUCROCQ (1925-1988), Raphaël DUCROCQ (1923- ) et Henri HIE étaient des braconniers
acharnés. L'occupation n'a pas ralenti leurs activités. Le braconnage n'avait
pas alors la mauvaise connotation qu'il a maintenant. La chasse étant réservée
aux officiers allemands, le braconnage était assimilé dans l'esprit des
patriotes à un sport cocardier.
C'est la nuit qu'ils opèrent, en éblouissant le gibier. Ils
surprennent parfois un lièvre au gîte. Henri HIE ouvre la marche en portant un
phare qu'il a démonté sur le camion de son employeur (il est mécanicien), suivi
d'un comparse qui porte la batterie. Un jour, les gendarmes français qui
passent sur la route de Maizières les aperçoivent et repèrent leur chien blanc
: Lulu. Le lendemain, ils viennent enquêter dans le village, à la recherche
d'un problématique chien blanc. Heureusement, l'un des frères a eu la bonne idée
de teindre son compagnon à quatre pattes à l'aide d'un fongicide servant à
conserver les graines. Mais la teinture est de bonne qualité et Lulu gardera
longtemps sa couleur jaune sale.
Les trois frères, outre leurs activités de braconniers, font de la
Résistance avec leur père.
Le trio pousse ses incursions nocturnes sur les terroirs des
communes voisines, suscitant la jalousie d'un autre braconnier de Maizières,
qui les dénonce aux Allemands comme Résistants. Les vert-de-gris viennent
perquisitionner dans la ferme familiale. Ils ne trouveront ni armes, ni
explosifs, mais seulement de vieilles baïllonnettes de la guerre 14-18 que des
Anglais en repos dans le village avaient abandonnées. Raphaël a le réflexe de
sortir un pistolet qui se trouvait dans un placard et de le jeter à travers le
soupirail de la cave. Y étant descendu sous prétexte de remonter du charbon, il
a à peine jeté quelques pelletées sur l’arme compromettante qu’il s’aperçoit
qu’un allemand vient à sa rencontre. Il s’en est fallu de peu, mais les
Allemands sont bien renseignés et n'en faudra pas plus que quelques armes
blanches retrouvées dans le grenier, pour que le père, Henri DUCROCQ
(1887-1959) , soit déporté en Allemagne. D'abord emprisonné à Arras, il est
ensuite interné à la prison de Loos. Il a vu réintégrer dans sa cellule après
un interrogatoire musclé, un autre résistant prisonnier, Jean SEBERT,
complètement groggy. C'est au retour de sa captivité qu'il racontera cette
anecdote devant Augustin FLIPPE et son épouse Jeanine SEBERT, qui est la fille
de Jean, originaire de Avesnes-le-Comte.
Curieux hasard, c'est Henri qui a vu pour la dernière fois Jean
vivant, car nul n'a plus entendu parler de lui après son arrestation (le nom de
Jean SEBERT a été donné au stade d'Avesnes-le-Comte).
Les Allemands obligeaient régulièrement les cultivateurs à leur
livrer sur réquisition des denrées alimentaires, des porcs, etc. Augustin
FLIPPE (1892-1970) père, se soumettait à ces réquisitions. Un autre
cultivateur, qui croyait pouvoir s'y soustraire, fut convoqué à la Kommandatur
et emprisonné quelque temps. Furieux et jaloux, il dénonça notre Augustin aux
F.F.I., comme collaborateur, ce qui n'était pas le cas. Un beau jour de
septembre 1944, Augustin était en train de dîner en famille quand il vit
arriver dans sa cour des voitures ornées de la fameuse croix de lorraine peinte
en blanc sur le capot. D'authentiques F.F.I. sans doute, mais aussi des
résistants de la dernière heure, désireux de jouer les fanfarons, et dénués de
discernement. Il "collent" Augustin contre un mur. Ce dernier a beau
nier les accusations. Heureusement pour lui, surviennent Léon CUVILLIER
(1882-1951) et Léa DUCROCQ (1889- ), qui viennent le disculper et lui évitent
ainsi d'être injustement fusillé.
De nombreux apprentis justiciers rendent des sentences aussi
sommaires qu’immédiates, commettant erreurs et débordements, s’en prenant
parfois à des individus que la vox populi tient pour des collaborateurs (il
s’agit parfois de vagues ragots, calomnies, inspirés par de vieilles rancunes)
alors que leur dossier se révèle désespérément
vide. On verra à Molinghem des
éléments avinés tondre sur la place publique une vraie résistante qui avait
caché des aviateurs britanniques. Suivant le dernier ouvrage de Philippe de
Gaulle, il n’y eut pas plus de deux cent mille Vrais Résistants en France…
Les avions canadiens se
débarrassaient parfois dans la nature des bombes qu'ils n'avaient pas eu le
temps de larguer sur leurs objectifs. C'est ainsi que l'une d'elles atterrit un
jour à Pénin dans un pré, au lieudit "la sablière".
Non amorcée, elle n'explosa pas.
Le 21 octobre 1945, le Général De Gaulle organisa un référendum.
C'est ce jour-là que Roger
DUCROCQ (1931- ), Jean BIALAS
(1932- ) (habite aujourd'hui
Blavincourt), qui n'ont encore que treize ans et douze ans, et Augustin FLIPPE
junior (1934- ), onze ans, prennent
l'initiative hardie de débarrasser le territoire de la commune de cet
encombrant souvenir. Roger s'empare d'explosifs que ses frères résistants avaient
gardés dans un grenier. Avec ses camarades, il creuse des trous d'hommes à
bonne distance de la bombe. Au dernier moment, le cadet de la bande, Augustin,
se "dégonfle", préfère renoncer à ce projet et reste chez lui. Roger
et son copain prennent la précaution d'éloigner les veaux à l'autre extrémité
du pré. Roger dévisse une plaque sur corps de l’engin, et introduit de la poudre récupérée dans des cartouches.
Après avoir allumé la mèche, ils vont s'abriter dans leurs trous. Une
formidable explosion retentit. Le souffle projette la terre du parapet sur eux
. Le grand boum a alerté toute la population du village et le garde champêtre
frappe à toutes les portes pour s'enquérir de l'identité des audacieux
artificiers.
Cette coutume survécut à Pénin jusqu'à ces dernières années, comme
avant l'apparition des faire-part. Lors d'un décès, après qu'eut sonné le glas,
la "crieuse de morts" allait de porte en porte dans le village
annoncer le nom du défunt, ainsi que le jour et l'heure des obsèques. L'épouse
du fossoyeur-sonneur François DENEUVILLE (1920- ) exerçait encore cette charge en 1985.
Pénin est un village à vocation agricole. Le village compte de
nombreuses exploitations.
Les fermes de Pénin sont le type même des fermes de l'Artois.
Elles étaient jadis construites en torchis appliqué sur un lattis de tilleul et
passé à la chaux. Pour le préserver de l'humidité, un soubassement (appelé
solin dans le pays), en silex ou en grès qu'on allait chercher à
Camblain-l'Abbé. Il est rare de rencontrer aujourd'hui le torchis, qui a été
remplacé par la brique et le ciment. C'est une ferme à cour fermée (la région a
toujours été en état de guerre à travers les XVIème et XVIIème siècles). On
retrouve cette disposition dans la description de la ferme idéale chez
Voltaire. Il y a toujours un chien lié à l'entrée, qui sert en quelque sorte de
système d'alarme contre les voleurs de poules. Dans les délibérations du
Conseil Général au XIXème siècle, on fait mention de bandes de rôdeurs venues
de Flandre et de Belgique, qu'il s'agissait de combattre. La disposition des
bâtiments est généralement la suivante : en bordure de la route s'ouvre la
grange, facilement accessible aux chariots de foin, qui auraient peine à manoeuvrer
dans la cour exiguë, où trônait autrefois un énorme tas de fumier encombré de
volaille. On y accède par une solide porte cochère, la "grand-porte".
Au fond de la cour s'élève la maison d'habitation, qui comprend une grande
salle commune dite "maison".
L'ameublement est de style picard. A droite de l'âtre, l'escalier
de la cave.
La cheminée a été bouchée et son manteau abrite aujourd'hui une
gazinière ou un feu à mazout. Jouxtant la pièce principale, cheminées adossées,
le "fournil", où on faisait encore le pain avant la guerre 14. La
porte du four s'ouvre sur le foyer pour faciliter l'évacuation des braises. Il
est bâti au-dessus de l'escalier de cave. Quelques chambres peu nombreuses,
appelées "cabinets".
Divers autres bâtiments, tels que étables, ancienne écurie,
laiterie, salle de traite, poulailler, complètent l'exploitation. Pour des
raisons d'hygiène, le fumier a disparu du centre de la cour, et a été transféré
dans la "pâture" attenante. De grands hangars à structure métallique
sont apparus, intégrant remises, stabulation libre, salles de traite, silos...
Les cultivateurs d'hier allaient vendre les produits de leur
exploitation sur les marchés d'Avesnes-le-Comte (le mercredi), de Saint-Pol (le
lundi), d'Aubigny-en-Artois (marché aux veaux le mardi et marché au beurre le
jeudi), d'Arras (le jeudi), et de Tincques (le mardi).
Seuls subsistent de nos jours ceux de Arras et de Saint-Pol ; les
autres ont disparu. Les paysans utilisent maintenant les circuits commerciaux
de la coopérative agricole.
Ces deux dernières générations ont connu dans ce domaine une
véritable Révolution, comparable à celle qu'a connue l'industrie dans la
seconde moitié du XIXème. Il s'est produit plus de changements en quelques
décennies qu'en un demi-millénaire. L'arrière grand-père a connu la charrue en
bois et la faux, le grand-père la charrue "Brabant", la
moissonneuse-faucheuse puis la moissonneuse-lieuse, tandis que le paysan de
1995 utilise maintenant le tracteur avec charrue multisocs, la
moissonneuse-batteuse. Les poulets sont engraissés sous d'immenses hangars,
tandis que les veaux sont élevés en batterie. On a assisté depuis les années 50
à un véritable bouleversement. Fini le cliché classique cher à nos coeurs du
coq trônant sur le tas de fumier au centre de la cour. L'agriculture a du se
moderniser pour répondre aux besoins de l'Europe verte. En 1966, 100 000
moissonneuses-batteuses en France, plus de 1 million de tracteurs. La petite
exploitation familiale a vécu. Elle a cédé la place à ce qu'on pourrait appeler
des "entreprises" agricoles nécessitant de gros capitaux et une
comptabilité suivie, gérée par ordinateur. Les jeunes exploitants sont conviés
à des stages de gestion. Certains petits cultivateurs s'endettèrent jusqu'au
cou pour se mécaniser, pour acheter un tracteur, une moissonneuse-batteuse,
matériel qu'ils ne purent rentabiliser. Ils connurent la faillite et durent
céder, partir travailler dans des ateliers, des conserveries.
Certains ont été embauchés dans des silos, des syndicats
agricoles. Beaucoup de jeunes partent chaque jour travailler à Saint-Pol ou à
Arras dans les bureaux de la Préfecture. Les agriculteurs âgés éprouvent de
sérieuses difficultés à trouver des successeurs. Peu de fils reprennent
l'exploitation de leur père. Ils quittent la terre. Si bien que la population
de Pénin est en baisse, comme celle de beaucoup de petites communes rurales. Un
graphique de la population dénonce une chute très nette du nombre d'habitants
après 1852, année summum dans l'histoire de l'exploitation du charbon dans le
Pas-de-Calais (année qui a vu se creuser le plus grand nombre de puits).
Beaucoup de Péninois ont été attirés par les houillères de Bruay ou Béthune. La
baisse continue : on ne bâtit pas à Pénin comme dans certaines communes des
environs, Berles-Monchel ou Tilloy. On dénombrait 346 h en 1968 contre 356 en
1962. Alors qu'on comptait encore après la guerre une cinquantaine
d'exploitations agricoles se consacrant essentiellement à la culture du blé et
de la betterave, d'une superficie moyenne de 20 ha (cf. Annuaire Ravet-Anceau),
il n'en subsiste plus aujourd'hui qu'une vingtaine, d'une superficie moyenne de
36 ha, les plus petites n'ayant pu survivre. Depuis la guerre, il meurt, en
France, une ferme tous les quarts d'heure! Dans une dizaine d'années, au train
où vont les choses, il n'en restera plus à Pénin que 7 ou 8. Les économistes
nous annoncent que d'ici le 3ème millénaire, il n'y aurait plus que
600 000 paysans en France, contre 1,2 million aujourd'hui, et 16 000 dans la
Région Nord-Pas-de-Calais au lieu de 32 000 actuellement...
Autre phénomène, notre
agriculture souffre d'un excès de production, un excès de réussite. Situation
paradoxale. Pour réduire les excédents de production, le gouvernement américain
a promulgué un plan de conservation des sols, imposant aux cultivateurs une
sorte de jachère. Chaque année, un certain pourcentage des champs est retiré de
la culture ; on y sème une couverture végétale.
La Communauté Économique Européenne de Bruxelles a décidé d'imiter
les Américains en "gelant" une partie des terres pour éviter l'afflux
d'excédents.
Le retrait des terres
arables s'est fait à compter de la campagne 1988/1989. Les demandes viennent
principalement des régions Centre, Aquitaine et Poitou-Charentes, mais aussi,
fait paradoxal, de notre plaine du Nord si fertile! Le Centre National pour
l'Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles (CNASEA) estime que
les demandes de gel des terres en France représentaient en mai 1989 environ
5000 hectares. Les agriculteurs qui le font bénéficient de primes, mais
s'engagent à retirer de la production pendant une période de 5 ans une surface
d'au moins 1 ha d'un seul tenant et correspondant au moment de la demande à au
moins 20 % des terres arables de l'exploitation.
Les terres retirées de la production doivent avoir été cultivées
l'année précédente. Jusqu'à présent, les deux tiers des demandes émanent
d'agriculteurs âgés de moins de 55 ans, mais ces chiffres sont encore trop peu
nombreux pour être significatifs. On estime qu'à la fin de cette décennie, au
moins six millions d'hectares actuellement cultivés en France n'auront plus
d'usage agricole. Et personne n'ose citer de chiffres pour la décennie
suivante... Des pans entiers de notre territoire retourneraient à la friche. La
France risque de se transformer à brève échéance en un véritable désert vert.
Face à cette situation dramatique, les technocrates de la C.E.E. croient
trouver une solution miracle en préconisant un reboisement intensif. Impensable
quand on sait que des milliards d'habitants de la planète meurent encore de
faim. Mais les pays les plus riches, les pays producteurs de pétrole, préfèrent
dépenser leurs pétrodollars en achetant des armes plutôt que de nourrir
correctement leurs populations.
Lorsqu’éclatera la 4ème guerre mondiale, la fermeture
des robinets ou l’augmentation du prix du baril de pétrole, l’Europe fera
remettre ces parcelles en culture pour cultiver colza et betteraves servant à
la fabrication d’éthanol, essence « verte » ...
LES MAIRES
DE
PENIN
de 1790 à 1804 : Jean Martin GAMBIER
(ca1738-1816) page 2
de 1804 à 1807 : Ange Honoré LAVIGNE (1762-1809) page 3
de 1807 à 1809 : Roch CANLERS (1756-1837) page 4
de 1809 à 1812 : Ange Augustin BOSQUET
(1755-1825) page 5
de 1812 à 1813 : Adrien DORLENCOURT
(ca1748-1819) né à Anzin-St-Aubin page 6
de 1813 à 1816 : Jacques COUSIN (1763-1829) page 7
de 1816 à 1857 : Hubert DELOEUVACQ (1780-1858)
né à Oppy page 8
de 1857 à 1870 : Louis DESPLANQUES (1817-1898) page 9
de 1870 à 1871 : Henri BRASSART (1832-1909) né à
Calonne/Lys page 10
de 1871 à 1876 : Louis DESPLANQUES (1817-1898)
2ème mandat page 9
de 1876 à 1880 : Ulmar DELIGNE (ca 1837 page
11
de 1880 à 1898 : Louis DESPLANQUES (1817-1898)
3ème mandat page 9
de 1898 à 1912 : Joachim LAIGLE (1830-1911) page
12
de 1912 à 1919 : René THILLIEZ (1844-1915 page
13
de 1919 à 1926 : Charles COUSIN (1878-1948) page
14
de 1926 à 1945 : Aimé LAVIGNE (1862-1954 page
15
de 1945 à 1946 : Paul LEGRU (1897-1946) page
16
de 1946 à 1953 : Paul THILLIEZ (1890-1968) page
17
de 1953 à 1959 : Gérard LAVIGNE (1923-1974) page
18
de 1959 à 1965 : Fernand NEVEU (1888-1967) page
19
de 1965 à 1977 : Michel LAVIGNE (1912- ) page
20
de 1977 à 1989 : Paul DIEVAL (1926- ) page
21
de 1989 à 1995 : Edmée BOCQUET (1932- ) page
22
depuis 1995
: Jean Marie LAVIGNE (1949-, dernier en date. page 23
|
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8 GAMBIER Jean ° ca 1636 + 22-03-1716 x /1663 |
GAMBIER Antoine ° et + x DOUCHET Marie ° et + |
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4 GAMBIER Philippe ° ca 1663 + 22-05-1735 à Pénin |
9 LELEU Marie °
ca 1638 +
19-11-1694 à
Pénin |
LELEU Jacques dit « Bruay » ° et + |
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x 03-04-1688 cm 2J9 |
10 DEFURNE Guislain ° + 21-01-1695 x /1650 |
DEFURNE Guislain °
et + x ROUSSEL Guislaine °
et + |
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|
2 GAMBIER Charles ° 17-11-1695 + 14-01-1771 laboureur |
5 DEFURNE Marie ° ca 1664 + 04-07-1714 à Pénin |
11 BOUTTEMY Marie ° ca 1648 + 24-07-1708 à Pénin |
BOUTTEMY Augustin ° et + x /1648 ° et + |
|
1 GAMBIER Jean Martin ° 1738 + 1816 |
x 17-04-1720 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1802 à 1804 |
3 DE LIBESSART Anne ° ca 1695 + 12-03-1759 à Pénin |
6 DE LIBESSART Charles Fçois ° ca 1650 +
1720/ sieur de St Laurent |
12 DE LIBESSART Charles ° + x |
DE
LIBESSART °
et + x °
et + |
|
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x 26-05-1693 à Pénin |
13 PLEE Marguerite ° + |
PLEE ° et + x ° et + |
|
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|
7 DARRE Marie Philippe ° ca 1655 + 27-10-1710 à Pénin |
14 DARRE ° + x |
DARRE ° et + x ° et + |
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15 ° + |
° et + x ° et + |
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|
8 LAVIGNE Antoine ° ca 1631 + 11-03-1706 x 09-07-1660 |
LAVIGNE Adrien ° et + x DUFRESNE N. ° et + |
|
|
|
4 LAVIGNE Adrien Fçois ° ca 1681 + 28-08-1744 à Pénin |
9 HUCLIER Michèle °
ca 1639 +
30-09-1709 |
HUCLIER Philippe ° et + x DANIEL Martine o et + |
|
|
|
x 31-01-1711 |
10 HERNEQUET Etienne ° + x |
HERNEQUET °
et + x °
et + |
|
|
2 LAVIGNE Ange ° 30-10-1733 + 18-05-1809 charpentier |
5 HERNEQUET M. Adrienne ° ca 1690 + 05-09-1744 |
11 LIEBERT Marie ° + |
LIEBERT ° et + x ° et + |
|
1 LAVIGNE Ange Honoré ° 1762 + 1823 |
x 05-05-1761 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
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maire de 1804 à 1807 |
3 LEGRU Marie Rosalie ° 23-10-1735 à Ricametz + |
6 LEGRU Maximilien ° 12-07-1701 + 15-04-1785 |
12 LEGRU Philippe ° ca 1671 + 16-08-1723 x 09-02-1700 à Tincques |
LEGRU Adrien °
et + x CUVELIER Claire °
et + |
|
|
|
x 16-11-1734 à Pénin |
13 BLON M. Catherine ° ca 1678 + 10-04-1759 |
BLON Philippe ° et + x DECQ Jeanne ° et + |
|
|
|
7 LAIGLE M. Catherine ° ca 1710 + 07-01-1771 |
14 LAIGLE Martin ° ca 1660 + /1735 x ca 1690 à Izel |
LAIGLE Louis ° et + x HUCLIER Louise ° et + |
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|
15 DUGARIN Catherine ° + 1735/ |
DUGARIN ° et + x ° et + |
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8 CANLERS Philippe ° ca 1650 + /1696 x 03-06-1660 |
CANLERS Martin ° et + x BOCQUET Marie ° et + |
|
|
|
4 CANLERS Vincent ° ca 1680 + 1716/ à |
9 LAVIGNE Antoinette ° +
1696/ |
LAVIGNE Adrien ° et + DUFRESNE N. |
|
|
|
x /1709 |
10 CARPENTIER ° + x |
CARPENTIER °
et + x °
et + |
|
|
2 CANLERS Jean Baptiste ° 05-02-1712 + 06-01-1786 |
5 CARPENTIER Thérèse ° ca 1681 + 16-04-1716 |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 CANLERS Roch Julien ° 1756 + 1837 |
x 19-01-1745 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1807 à 1809 |
3 BRINGON M. Jeanne ° 16-06-1715 + 12-02-1777 |
6 BRINGON Robert °
+ 20-02-1768 |
12 BRINGON André ° ca 1725 + 29-04-1714 x /1680 |
BRINGON °
et + x °
et + |
|
|
|
x 28-03-1711 à Pénin |
13 RICQUART Françoise ° + /1719 |
RICQUART Guislain ° et + x LADERRIERE N. ° et + |
|
|
|
7 THILLIEZ Marie Thérèse ° ca 1687 + 15-03-1762 |
14 THILLIEZ Adrien ° ca 1654 + 14-11-1704 x /1682 |
THILLIEZ ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 BAYART Jeanne ° ca 1650 + 26-09-1710 |
BAYART ° et + x ° et + |
|
|
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|
8 BOSQUET Jean Paul ° ca 1643 + 18-03-1703 x /1666 |
BOSQUET Nicolas ° et + x BOUCHER Antoinette ° et + |
|
|
|
4 BOSQUET Joseph ° ca 1679 + 17-08-1723 |
9 DELABRE M. Madeleine °
ca 1646 +
28-05-1710 |
DELABRE Antoine ° et + ROBART Antoinette |
|
|
|
x 13-11-1703 |
10 FLIPPE Guillaume ° ca 1649 + /1739 x /1679 |
FLIPPE °
et + x °
et + |
|
|
2 BOSQUET Philippe Jph ° 31-07-1712 + 14-12-1771 greffier laboureur |
5 FLIPPE Jacqueline ° ca 1679 + 15-09-1739 |
11 GAIANT Marie ° + /1739 |
GAIANT ° et + x ° et + |
|
1 BOSQUET Ange Augustin ° 1755 + 1825 |
x 10-09-1743 à Villers/Simon |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1809 à 1812 |
3 CUVELIER M. Françoise ° 14-08-1721 + 15-04-1775 |
6 CUVELIER Fçois Ignace ° ca 1689 + 13-11-1752 |
12 CUVELIER Jean ° ca 1646 + 21-08-1701 x 21-07-1671 |
CUVELIER Adrien °
et + x HOCHART Marie °
et + |
|
|
|
x 04-05-1720 à Villers/Simon |
13 LAVIGNE Marie ° ca 1649 + 02-09-1721 |
LAVIGNE Adrien ° et + x ROUSSEL Jeanne ° et + |
|
|
|
7 CAPY Marie Anne ° ca 1694 + 1767 |
14 CAPY Adrien ° ca 1665 + x 31-03-1689 |
CAPY Guislain ° et + x DELATTRE Jeanne ° et + |
|
|
|
|
15 BRISBART Marie ° 1659 ou 1661 à Lillers + 13-12-1734 |
BRISBART Claude ° 1603 et + x /1661 ENGRAND Marie ° et + |
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|
8 DORLENCOURT Pierre ° 1652 Ames + 1738 Auchel x /1680 Berles |
DORLENCOURT Jean ° et + x 1650 ?? DEPARIS Marie °1620 ?? et + |
|
|
|
4 DORLENCOURT Pierre ° 1680 + 1738 àCauchy/tour |
9 CANDELIER Marie °
Berles +
1710 Cauchy |
CANDELIER Georges ° et + x Savy-Ber ? BOUTTEMY Marie |
|
|
|
X 1700 |
10 POHIER Barthélémy ° 1640?
Ferfay + x /1675 |
POHIER Hugues °1575
et + x DELHOTEL Jeanne °1580
et + |
|
|
2 DORLENCOURT Eloy ° 1702 + 1778 |
5 POHIER Marie Jeanne °27-09-1677 Amettes + |
11 DELERUE Marie ° + |
° et + x ° et + |
|
1 DORLENCOURT Adrien ° 13-01-1748 à Anzin-St-A + 09-05-1819 maire de 1812 à 1813 |
Cm 2J13 1740 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 GARIN Marie Anne ° + |
6 ° + |
12 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
époux de Véristine GAILLARD |
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 COUSIN Pierre °09-07-1658Fruges + X28-02-1696Fruges |
COUSIN Jacques ° et + X 1655 Fruges DELOZIERE Philippine ° et + |
|
|
|
4 COUSIN Pierre François °18-02-1696Fruges + à |
9 LEPRESTRE Marie
Jacqueline °
Fruges 62 + |
LEPRESTRE François ° et + X07-09-1666Fruges LIMOZIN Jacqueline |
|
|
|
X30-11-1721 Embry |
10 VERDURE Jean ° ca 1647 +09-08-1724 Embry Xca 1691 Embry |
°
et + x °
et + |
|
|
2 COUSIN Pierre Joseph ° + |
5 VERDURE Marie Elisabeth ° Embry 62 + |
11 LELEU Jeanne ° ca 1665 +28-11-1729 Embry |
LELEU Claude °ca1632et+ca1711 x GAYEN Marie Madeleine ° ca 1645 et + |
|
1 COUSIN Jacques Joseph ° 1763 + 24-01-1829 à Conteville-en-T |
X18-08-1749 Hézecques 62 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1813 à 1816 x17-08-1791Laires M. Ursule WALLART O ca 1771 Beaumetz-les-Aire +11-06-1810 Pénin |
3 DESMONS Marie Thérèse ° + |
6 DESMONS Pierre ° Senlis 62 + |
12 DEMONS Jacques ° + x |
DESMONS Jacques °
1635 et + 1667 x de
WANDONNE Catherine °
1635Senlis et + |
|
|
|
X 25/06/1708 Matringhem 62 |
13 BRICHE Catherine ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 SAINT JEAN Jeanne Françoise ° 03-02-1681 Matringhem 62 + |
14 SAINT JEAN Jean Charles ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ROBBE Martine ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
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8 DELOEUVACQ CharlesAntoine ° + /1745 cm 05-01-1689 |
DELOEUVACQ Pierre ° et + x BONIFACE Anne ° et + |
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|
4 DELOEUVACQ Jean François ° + à |
9 DUBRON Antoinette °
1661 +
14-03-1741 |
DUBRON ° et + |
|
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cm 04-05-1722 |
10 DELCAMBRE ° + x |
DELCAMBRE °
et + x °
et + |
|
|
2 DELOEUVACQ HubertFrançois °1731Camphin59 + 17-02-1801 à Lattre-St-Qu pierre tombale |
5 DELCAMBRE CatherineFçois ° ca 1689 + 24-12-1775 |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 DELOEUVACQ Hubert Joseph ° 1781 à Opy + 09-02-1858 |
x 23-07-1776 à Servins 62 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1816 à 1817 fermier au château |
3 PETIT Henriette Char ° 25-07-1744 à Brias 62 + 11-05-1834 à Pénin 90 a |
6 PETIT CharlesAntoine ° 1715 à M-B + |
12 PETIT Jean Pierre ° + X 27-01-1705 à Monchy-Bret |
PETIT °
et + x °
et + |
|
|
pierre tombale |
X 31-07-1742 à Lattre-St-Q |
13 MOREL MarieAngélique ° 1671 Hermin + 1741 |
MOREL ° et + x ° et + |
|
|
|
7 LECLERCQ Marie Lucrèce ° 1720 à Brias + |
14 LECLERCQ Jean Adrien ° + x |
LECLERCQ ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 BOUILLEZ M. Marguerite ° + |
BOUILLEZ ° et + x ° et + |
|
|
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8 DESPLANQUES Louis Gabriel ° + x1732Magnicour |
DESPLANQUES Nicolas °et+1731Maiziè x /1703 DUCLAY MarieAnne ° et + |
|
|
|
4 DESPLANQUES Jérôme Gabriel °1733Magnicour + /1792 à |
9 COURCOL MarieCatherine °1712Amnrines +1791Arras |
BAILLIENCOURT Jérôme °1676et+1748 x LEDRU Marie Anne °1685et+1720 |
|
|
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X 1773 |
10 HECQUET Jean François °1725 Beauvoir + 1778 E-W x 1745 E-W |
HECQUET Jean
François °1695et+1758 x
1722 BRAZIER Marie
Anne °1697et+1758 |
|
|
2 DESPLANQUES Louis Joseph ° ca 1777 E-W + 09-06-1841 à Maizières |
5 HECQUET Marie Anne Thérèse ° 1751 E-W + 1809 E-W |
11 BRAZIER Marie Thérèse ° 1722 E-W + 1808 E-W |
BRAZIER Simon ° et + x BRUNELLE Marie Jeanne ° et + |
|
1 DESPLANQUES LouisThéophile ° 1817 + 1898 |
X 03-12-1800 à Lignereuil |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
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maire de 1857 à 1870 1871 à 1876 1880 à 1898 |
3 BOCQUET Amélie Félicit °1779Bouveling à + 10-12-1854 à Berlencourt |
6 BOCQUET François Jph °1755Tatinghem +1780 Galametz |
12 BOCQUET Casimir °1733Tincques +Tatinghem x Tatinghem ? |
BOCQUET CharlesFrançoi °1702et
+1738 x DELAIRE MarieFrançoise °
et + |
|
époux 1ères n. de Félicité GAMBIER époux 2èmes n. de Zulmé ANSART |
|
X/1779Rougefay |
13 FAVEAU Marie Joseph ° + |
FAVEAU Jacques ° et + x LEFEBVRE MariePétronill ° et + |
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|
|
7 VINCENT Marie Joseph °1754Rougefay + |
14 VINCENT Jacques ° + x |
VINCENT ° et + x ° et + |
|
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|
|
15 BURON Marie Barbe ° + |
BURON ° et + x ° et + |
|
|
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8 BRASSART Antoine ° 14-01-1737 + 05-03-1789 x |
BRASSART François ° et + x BOULET Anne ° et + |
|
|
|
4 BRASSART Pierre Antoine ° ca 1777 à Mont-Bernanc + à |
9 HUGUES Marie
Fçoise °
ca 1741 +
1789/ |
HUGUES ° et + x |
|
|
|
x 22-10-1806 à St Floris |
10 PRIEZ ° + x |
PRIEZ °
et + x °
et + |
|
|
2 BRASSART Omer ° 20-08-1808 + |
5 PRIEZ M. Alexandrine ° ca 1774 + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 BRASSART Henri ° 1832 à Calonne/Lys + 1909 |
x à St-Floris |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1870 à 1871 |
3 LEVEQUE Justine ° ca 1808 à St-Floris + à |
6 LEVEQUE ° + |
12 LEVEQUE ° + x |
LEVEQUE °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 DELIGNE Martin Joseph ° 1725 + Liévin x 1752 Hersin |
DELIGNE Nicolas Martin ° et + x 1723 GRUELLE Marie Anne Jph ° et + |
|
|
|
4 DELIGNE Kilien Jph Flo ° 1767 Gouy-Se + à |
9 DUCARIN Marie
Anne °
1726 Hersin +
1807 Izel |
° et + |
|
|
|
x |
10 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
2 DELIGNE Vaast Ferdinan ° 1801 à Izel-hameau + |
5 GOUILLARD Hyacinthe ° ca 1775 + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 DELIGNE Ulmar ° ca 1837 + |
x |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1876 à 1880 x Mélanie CAQUILLE (ca1844- |
3 LEFEBVRE Isabelle Eulal ° ca 1810 à Izel ? + à Izel ? |
6 LEFEBVRE ° + |
12 LEFEBVRE ° + x |
LEFEBVRE °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 LAIGLE Jean François ° à Maizières + /1746 x 26-09-1735 |
LAIGLE Martin ° et + x DUGARIN Catherine ° et + |
|
|
|
4 LAIGLE Joachim ° ca 1740 +
07-04-1787 à |
9 LEGRU Cécile °
16-02-1715 +
1775/ |
LEGRU Adrien ° et + LOCQUET M. Catherine |
|
|
|
x 13-06-1775 à Pénin |
10 BOCQUET Philippe Jph ° 31-07-1712 + 14-12-1771 x 10-09-1743 à Villers/Simo |
BOCQUET Joseph °
et + x FLIPPE Jacqueline °
et + |
|
|
2 LAIGLE Augustin ° 06-12-1776 + 02-04-1832 percepteur |
5 BOCQUET Nathalie Jph ° 30-08-1749 + 20-02-1813 |
11 CUVELIER Marie Fçoise ° 14-08-1721 + 15-04-1775 |
CUVELIER Fçois Ignace ° et + x CAPY Marie Anne ° et + |
|
1 LAIGLE Joachim ° 1830 + 1911 |
x 12-06-1810 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1898 à 1912 |
3 LOIRE Albertine ° 09-05-1788 à Pénin + à Pénin |
6 LOIRE Marc Joseph ° 25-04-1762 + |
12 LOIRE Jean Martin ° 19-01-1712 + 18-09-1787 x |
LOIRE Jean
Adrien °
et + x LEFEBVRE Marie °
et + |
|
|
|
x 02-07-1787 à Pénin |
13 VOISIN Marie Joseph ° ca 1721 + 31-01-1778 |
VOISIN ° et + x ° et + |
|
|
|
7 MARTIN Modeste Fçoise ° + |
14 MARTIN François Marc ° + 26-11-1789 x |
MARTIN ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 WAGON Marie Thérèse ° + |
WAGON ° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 THILLIEZ Jean Antoine ° 27-08-1723 + 02-04-1789 x 18-02-1757 |
THILLIEZ Jean Baptiste ° et + x DAILLY Anne Fçoise ° et + |
|
|
|
4 THILLIEZ Jean Baptiste ° 20-05-1762 + à |
9 BOCQUET M.
Hélène °
12-12-1729 +
10-02-1803 |
BOCQUET Antoine ° et + BOILLY Marie |
|
|
|
x 09-08-1820 |
10 LECOINTE Jean Baptiste ° 08-05-1735 + 23-04-1807 x 19-11-1765 |
LECOINTE Jean
Bte °
et + x BOILLY M.
Jeanne °
et + |
|
|
2 THILLIEZ Modeste ° 14-01-1804 + 23-03-1875 |
5 LECOINTE M. Charlotte ° 30-12-1766 + |
11 LEGRU Aldegonde ° 10-06-1738 + 1820/ |
LEGRU Maximilien ° et + x LAIGLE M. Catherine ° et + |
|
1 THILLIEZ René Joachim ° 1844 + 1915 |
x 30-12-1840 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1912 à 1919 |
3 FLIPPE Aglaé ° à Villers/Simo + à |
6 FLIPPE François Jph ° 10-02-1777 + |
12 FLIPPE Alexis ° 17-07-1743 + x 27-10-1773 |
FLIPPE Louis °
et + x HOLLANDE M.
Elisabeth °
et + |
|
|
|
x20-01-1808 à Pénin |
13 DIEVAL M. Rosalie ° 12-05-1748 + |
DIEVAL Jean Fçois ° et + x LAVIGNE M. Rose ° et + |
|
|
|
7 DUCROCQ Marie Joseph ° 13-05-1781 + |
14 DUCROCQ Philibert ° 06-05-1733 + 30-04-1806 x 27-02-1781 |
DUCROCQ Philibert ° et + x BOCQUET Marie Jeanne ° et + |
|
|
|
|
15 WAGON Marie Joseph ° + 1803 |
WAGON Jean Philippe ° et + x LECLERC Marie Joseph ° et + |
|
|
|
|
8 COUSIN Hilaire ° + x |
COUSIN ° et + x ° et + |
|
|
|
4 COUSIN Charlemagne ° Tincques + à |
9 THILLOY Vénérante ° + |
THILLOY ° et + |
|
|
|
x 17-10-1837 à Pénin |
10 BOCQUET Amand Jph ° 04-11-1777 + 27-07-1817 x 1809//1813 |
BOCQUET Félix °
et + x DELTOUX M. Albertine °
et + |
|
|
2 COUSIN Gustave ° 14-08-1843 + 06-05-1911 |
5 BOCQUET Marie Fçoise ° 04-02-1813 + 06-01-1865 |
11 DESEQUE Catherine ° + 1853 |
DESEQUE ° et + x ° et + |
|
1 COUSIN Charles Alfred ° 1878 + 1948 |
x à Bours |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1919 à 1926 |
3 ROBBE Marie
Catherine ° à + 05-07-1901 à Magnicourt/C |
6 ROBBE ° + |
12 ROBBE ° + x |
ROBBE °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 LAVIGNE Barthélémy ° 12-02-1755 + 18-01-1832 x 08-11-1796 |
LAVIGNE Adrien ° et + x CUVELIER Anne ° et + |
|
|
|
4 LAVIGNE Florentin ° 02-11-1799 + 12-01-1882 à |
9 BOCQUET Rosalie °
29-12-1772 +
27-02-1829 |
BOCQUET Jean Bte ° et + x FLAMBRY M. Rosalie |
|
|
|
x 07-11-1829 à Izel-lez-Ham |
10 CARON ° + x |
CARON °
et + x °
et + |
|
|
2 LAVIGNE Augustin ° 25-01-1828 + 06-06-1906 cultivateur |
5 CARON M. Albertine ° ca 1801 + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 LAVIGNE Aimé ° 1862 + 1954 |
x /1862 à ? |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1926 à 1945 |
3 VASSEUR Clémence ° à + à |
6 VASSEUR ° + |
12 VASSEUR ° + x |
VASSEUR °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 LEGRU Rémi ° 18-02-1801 + x 05-07-1825 |
LEGRU Elie ° et + x DELANNOY Marie ° et + |
|
|
|
4 LEGRU Alphonse ° 04-07-1832 + 1914 à |
9 DEMERIN M.
Aldegonde °
10-03-1793 +
27-12-1869 |
DEMERIN Jean Charles ° et + x BOUTTEMY Bernardine |
|
|
|
x /1865 à Bailleul/cor |
10 BRUNET ° + x |
BRUNET °
et + x °
et + |
|
|
2 LEGRU Vaast Rémi ° 03-04-1865 + 1919 menuisier |
5 BRUNET Pauline ° 1839 + 1916 |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 LEGRU Paul ° 1897 + 1946 |
x 08-04-1896 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1945 à 1946 |
3 BACQUET Eugénie ° 1858 à + 1935 à |
6 BACQUET Eugène Antoine ° + |
12 BACQUET ° + x |
BACQUET °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 NICOLAS Célina Elisabe ° + |
14 NICOLAS ° + x |
NICOLAS ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 THILLIEZ Jean Baptiste ° 20-05-1762 + x 09-08-1820 |
THILLIEZ Jean Antoine ° et + x BOCQUET Marie Hélène ° et + |
|
|
|
4 THILLIEZ Modeste ° 14-01-1804 + 23-03-1875 à |
9 LECOINTE M.
Charlotte °
30-12-1766 + |
LECOINTE Jean Baptiste ° et + x LEGRU Aldegonde |
|
|
|
x 30-12-1840 à Pénin |
10 FLIPPE François Jph ° 10-02-1777 + x 20-01-1808 |
FLIPPE Alexis °
et + x DIEVAL M.
Rosalie °
et + |
|
|
2 THILLIEZ René Joachim ° 18-05-1844 + 19-05-1915 maire de 1912 à 1919 |
5 FLIPPE Aglaé Julie ° Villers/Simon + |
11 DUCROCQ Marie Jph ° 13-05-1781 + |
DUCROCQ Philibert ° et + x WAGON Marie Jph ° et + |
|
1 THILLIEZ Paul ° 1890 + 1968 |
x 05-05-1915 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1946 à 1953 |
3 LEGRU Alphonsine ° 01-12-1863 à Monchy-Breto + 13-05-1924 à Pénin |
6 LEGRU Alphonse ° 04-07-1832 + 1914 |
12 LEGRU Rémi ° 18-02-1801 + x 05-07-1825 |
LEGRU Elie °
et + x DELANNOY Marie °
et + |
|
|
|
x /1865 |
13 DEMERIN M. Aldegonde ° 10-03-1793 + 27-12-1869 |
DEMERIN Jean Charles ° et + x BOUTTEMY Bernardine ° et + |
|
|
|
7 BRUNET Pauline ° 1834 + 1916 |
14 BRUNET ° + x /1834 |
BRUNET ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 LAVIGNE Augustin ° 25-01-1828 + 06-06-1906 x /1862 |
LAVIGNE Florentin ° et + x CARON M. Albertine ° et + |
|
|
|
4 LAVIGNE Aimé ° 11-06-1862 + 07-02-1954 à |
9 VASSEUR Clémence ° + |
VASSEUR ° et + |
|
|
|
x 01-12-1888 |
10 BEAUCOURT Henri Alexandr ° + x 19-10-1869 |
BEAUCOURT Henri °
et + x LEGRU Pauline °
et + |
|
|
2 LAVIGNE Fernand ° 10-09-1889 + 04-08-1942 cultivateur |
5 BEAUCOURT Berthe ° + |
11 DEPREZ Zénaïde ° 04-01-1841 + |
DEPREZ François ° et + x FLIPPE Anne Fleurine ° et + |
|
1 LAVIGNE Gérard ° 1923 + 1974 |
x 24-09-1920 à Croisette |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1953 à 1959 |
3 HOCHARD Camille ° à + à |
6 HOCHARD ° + |
12 HOCHARD ° + x |
HOCHARD °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 NEVEU Nicolas ° 1768àArras + 1838àChelers x /1796 |
NEVEU NicolasBonaven °1728 et +1808 x cm 1760 CARPENTIER Marie Thérèse ° et + |
|
|
|
4 NEVEU Benjamin ° 1808àChelers + 1868àChelers à |
9 LECLERC Elisabeth °1772Magnicou +
1844àChelers |
° et + |
|
|
|
X 1846 |
10 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
2 NEVEU Aristide ° 1860àChelers + 1947àChelers |
5 RICQUART Célina ° 1822 + 1883àChelers |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 NEVEU Fernand ° 1888àChelers + 1967 |
x |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1959 à 1965 |
3 CALLAUX Mathilde ° à + à |
6 CALLAUX ° + |
12 CALLAUX ° + x |
CALLAUX °
et + x °
et + |
|
époux de Gabrielle BOILLY |
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 LAVIGNE Augustin ° 25-01-1828 + 06-06-1906 x |
LAVIGNE Florentin ° et + x CARON M. Albertine ° et + |
|
|
|
4 LAVIGNE Louis Augustin ° 09-12-1857 + à |
9 VASSEUR Clémence ° + |
VASSEUR ° et + |
|
|
|
x 14-06-1881 |
10 LAIGLE Joachim ° 27-10-1830 + 27-10-1911 maire x 02-05-1860 |
LAIGLE Augustin °
et + x LOIRE Albertine °
et + |
|
|
2 LAVIGNE Henri ° 12-11-1881 + 02-04-1953 |
5 LAIGLE Berthe ° 25-01-1862 + |
11 LEROUX M. Pélagie ° 1830 + |
LEROUX Joseph ° et + x MARTIN Henriette ° et + |
|
1 LAVIGNE Michel ° 1912 + |
x 02-09-1905 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1965 à 1977 |
3 LAMIOT Adeline ° à + à |
6 LAMIOT Gustave °1860Hernicour + 1905 |
12 LAMIOT Jean Baptiste °1823 +1876 x |
LAMIOT Florent °1772et+1830 X
/1818 POILLON Thérèse °1783et+1856 |
|
|
|
x |
13 POHIER Roseline °1830 +1912 |
POHIER Pierre Fçois °1805et+1865 X /1837 MARQUANT Marie °et+1877 |
|
|
|
7 LOMBART Marie ° 1863 + 1911 |
14 LOMBART ° + x |
LOMBART ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 DIEVAL Emile ° 01-08-1848 + x 02-08-1869 |
DIEVAL Guislain ° et + x SOYEZ Constance ° et + |
|
|
|
4 DIEVAL François ° 25-06-1871 + 30-05-1967 à |
9 LEMAIRE Zélie °
ca 1841 + |
LEMAIRE ° et + |
|
|
|
x 26-09-1894 à Pénin |
10 THILLIEZ François ° 01-08-1842 + 22-11-1916 x 24-11-1868 |
THILLIEZ Modeste °
et + x FLIPPE Aglaé °
et + |
|
|
2 DIEVAL Georges ° 14-04-1896 + 11-01-1978 cultivateur |
5 THILLIEZ Aurélie ° 21-03-1874 + 21-02-1959 |
11 BOCQUET Henriette ° 02-02-1845 + 15-01-1934 |
BOCQUET Jean Baptiste ° et + x FLAMBRY Victorine ° et + |
|
1 DIEVAL Paul ° 1926 + |
x 11-10-1919 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1977 à 1989 |
3 ROGEZ Adèle ° 1896 à + 1980 à |
6 ROGEZ Alcide Fçois ° + |
12 ROGEZ ° + x |
ROGEZ °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 HERBET Pauline ° + |
14 HERBET ° + x |
HERBET ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 BOCQUET Lucien ° 16-02-1827 + 20-03-1907 x 01-07-1851 |
BOCQUET Pierre ° et + x HAUTECOEUR Marie ° et + |
|
|
|
4 BOCQUET Léon Paul ° 10-10-1865 + 07-01-1902 à |
9 ROGEZ Flore °
1830 +
1913 |
ROGEZ Charlemagne ° et + x LEGRU Philippine |
|
|
|
x 02-10-1886 à Bailleul-Cor |
10 VIART ° + x |
VIART °
et + x °
et + |
|
|
2 BOCQUET Alfred Léon ° 15-09-1891 + 26-03-1969 cultivateur |
5 VIART Zulma ° 1865 + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 BOCQUET Edmée ° 1932 + |
x 25-08-1923 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire de 1989 à 1995 |
3 CANDAS Adrienne ° à + à |
6 CANDAS Jean Baptiste ° + |
12 CANDAS Fleury ° + x19-11-1844 Ambrines |
CANDAS Jean
Hubert °
et + x GOUDEMETZ Augustine °
et + |
|
|
|
X12-9-1882Péni |
13 CAPY Adélaïde ° + |
CAPY Nicolas ° et + x LEDRU Delphine ° et + |
|
|
|
7 DELANNOY Céline ° + |
14 DELANNOY Célestin ° + x |
DELANNOY ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 HECQUET Virginie ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 LAVIGNE Louis Augustin ° 09-12-1857 + x 14-06-1881 |
LAVIGNE Augustin ° et + x VASSEUR Clémence ° et + |
|
|
|
4 LAVIGNE Henri ° 12-11-1881 + 02-04-1953 à |
9 LAIGLE Berthe °
25-01-1862 + |
LAIGLE Joachim ° et + x LEROUX M. Pélagie |
|
|
|
x 02-09-1905 à Pénin |
10 LAMIOT Gustave ° + x |
LAMIOT °
et + x °
et + |
|
|
2 LAVIGNE Michel ° 01-11-1912 + maire de 1965 à 1977 |
5 LAMIOT Adeline ° + |
11 LOMBART Marie ° + |
LOMBART ° et + x ° et + |
|
1 LAVIGNE Jean Marie ° 1949 + |
x 26-10-1946 à Hermaville |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
maire depuis 1995 |
3 FLORENT Valentine ° à + à |
6 FLORENT ° + |
12 FLORENT ° + x |
FLORENT °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
4 ° + à |
9 ° + |
° et + |
|
|
|
x |
10 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
2 ° + |
5 ° + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 QUI SERA LE SUIVANT ? ° + |
x |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 ° + |
6 ° + |
12 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
LES POILUS
DE
PENIN
On dénombre 19 morts au cours de la guerre 14-18
:
1914
CARON
Germain Maurupt
(Marne) 6 septembre page 2
DELEPINE
Émile Lambres-les-Douai
(Nord) 12 octobre page 3
1915
HOCHART
Chrysol Minaucourt
(Marne) 9 janvier page 4
BOCQUET
Léon Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus
(Marne) 28 février page 5
DEMERIN
Jules Le-Mesnil-lès-Hurlus
(Marne) 4 mars page 6
FUMERY
Ferdinand
Watronville (Meuse) 7 décembre page 7
1916
DUCAMP
Gaston Fromereville (Meuse) 13 mai page 8
DELANNOY
Albert Massiges
(Marne) 2 juin page 9
DIEVAL
Jean Soyecourt
(Somme) 20 juillet page
10
THILLIEZ
Jules Soyecourt
(Somme) 21 juillet page
11
DELANNOY
Maurice Salonique (Grèce) 25 août page
12
DEMERIN
Félix Souain
(Marne) 31 octobre page
13
1917
MOLON
Charles Prosnes (Marne) 8 avril page
14
FLORENT
Théophile Louvemont (Haute-Marne)20 août page 15
1918
CHRETIEN
Georges Chauny
(Aisne)23 mars page
16
DEBRET
Oscar Grand-Rozoy
(Aisne)29 mai page
17
FACHE
Alphonse Terdeghem
(Nord)30 mai page
18
GILBERT
Albert Soissons
(Aisne)30 mai page
19
THILLIEZ
Léon Sommerdath
(Allemagne) 19 novembre page
20
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8 N. ° + X |
N. ° et + x ° et + |
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4 CARON Louis Philippe ° 17-02-1831 à Beaufort + à |
9 CARON Catherine °
13-08-1798 +
23-01-1854 |
CARON Alexis °1763et+1806 X1783Beaufort LANDRY Florentine |
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X 25-11-1862 Izel-les-Hamea |
10 BILOT Pierre ° 1775 + 1854 X12-08-1829Ize |
BILOT Jean
Baptiste °
et + x CHOISY MarieAngélique °
et + |
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|
2 CARON Henri ° 01-03-1863 Avesnes-le-Com + |
5 BILOT Coralie August ° 24-06-1833 Izel-les-hamea + |
11 DUMONT Augustine ° 1803 + |
DUMONT Philippe °1778et+ x FRANçOIS Augustine °1780et+ |
|
1 CARON Germain Hippol ° 24-07-1888 à Pénin + 06-09-1914 à Maurupt (Marne) |
x 21-09-1885 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
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3 DELANNOY Marie Julie ° 02-05-1860 à Pénin + |
6 DELANNOY Auguste ° 1810 + |
12 DELANNOY Nicolas ° 1767 + X 1787 Izel |
DELANNOY Jean Baptiste °
et + x VASSEUR Marie
Guilaine °
et + |
|
époux de Germaine LECIEUX |
|
X 12-04-1842 à Valhuon 62 |
13 DELANNOY Séraphine ° 1769 + |
DELANNOY Pierre ° et + x DERISBOURG Marie Anne ° et + |
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7 LEJEUNE Ambroisine ° 26-10-1817 à Valhuon 62 + |
14 LEJEUNE FrançoisIgnace ° 1782 + 1846 X 16-05-1810 Ligny-sur-Canc |
LEJEUNE Florent °1747et+1794 X 1771 HERMAN Anne Françoise °1745et+1808 |
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15 GACQUERE Pacifique ° 1790 L/C + |
GACQUERE François ° et + x BEAUMONT Marie Joseph ° et + |
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8 ° + x |
° et + x ° et + |
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4 DELEPINE Maxime Joseph ° 1809 + 1865 à |
9 ° + |
° et + |
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|
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X 05-11-1838 Blangy/Ternois |
10 LANVIN Henri Joseph ° 1790 + 1869 x 21-07-1813 à Fressin |
LANVIN Jean
Baptiste °1741et
+1801 x DEBUICHE MarieAugustine °1751et
+1807 |
|
|
2 DELEPINE Jean Baptiste ° 18-11-1842 Blangy/Ternois + 16-12-1928 Blangy/Ternois |
5 LANVIN MarieAngélique ° 1819 à Fressin + 1858 |
11 DENNE M.UrsuleBrigit ° 1794 + 1820 |
° et + x ° et + |
|
1 DELEPINE Emile Joseph ° 17-01-1876 à Blangy/Terno + 12-10-1914 à Lambres-les- Douai (Nord) |
x 09-05-1871 Blangy/Ternois |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 PUCHOIS VictorineJulie ° 17-04-1846 Blangy/Ternois + 06-12-1912 Blangy/Ternois |
6 PUCHOIS Charles Joseph ° 1823 + 1876 |
12 PUCHOIS Charles Joseph ° 1783 + 1865 X 05-07-1809 Blangy/Ternois |
°
et + x °
et + |
|
époux de M. Henriette THILLIEZ |
|
X 05-11-1845 Blangy/Ternois |
13 CALET Amélie Joseph ° + |
° et + x ° et + |
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|
|
7 BOULOT Julie Aimable ° + |
14 BOULOT Joseph Pierre ° 1794 + 1873 X 06-11-1813 Blangy/Ternois |
° et + x ° et + |
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|
15 PEUVREL AngélinePélagi ° 1790 + 1865 |
° et + x ° et + |
|
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8 HOCHART Jenri Joseph ° 1757 G/T + X04-11-1777G/T |
HOCHART CharlesAlexand °1724et+1789 X 1746 G/T HOGUET MarieAngélique °1723et+1798 |
|
|
|
4 HOCHART FrançoisJoseph ° 1781 G/T + 1830 G/T à |
9 BETHENCOURT MarieAngélique °
1753 +
1823 |
BETHENCOURT Léger °1724et+1781 X 1748 G/T ROGEZ Anne O1728et+1785 |
|
|
|
X 02-05-1818 à Gouy/Ternois |
10 LIEVAL Jean Baptiste ° 1753 + 1802 X08-04-1788H-H |
LIEVAL Jean
Philippe °1713et+1742 X
1742 G/T CITERNE Marie
Anne °1721et+1768 |
|
|
2 HOCHART ChrisoleNicola °24-02-1827àGT + |
5 LIEVAL ClotildeJoseph ° 1794 G/T + 1844 Pénin |
11 BENOIT Marie Joseph ° 1761 + 1818 |
BENOIT Jean François °1708et+1783 x PLANCHAN MarieAngélique °1708et+1783 |
|
1 HOCHART Chrysole ° 15-09-1888Pé + 09-01-1915 à Minaucourt (Marne) |
x 22-01-1856 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 DIEVAL EliseAdelineJ °01-10-1831Pén + |
6 DIEVAL RustiqueJoseph ° 1778 + 1844 |
12 DIEVAL AlexandreJosep ° 1747 + 1795 X 01-07-1777 à Pénin |
DIEVAL Liévin °1708et+1766 X
1743 Fou/Ri LEMAITRE MarieCatherine °1718et+1784 |
|
époux de Elise DUVAL ? |
|
X 24-06-1812 A Pénin |
13 HUCLIER Marie Adrienne ° 1751 + 1802 |
HUCLIER PierrePhilippe ° et + X 1744 Pénin DUMONT Jeanne ° et + |
|
|
|
7 DIEVAL MarieAngéline ° 1790 + 1855 |
14 DIEVAL Constantin ° 1760 + 1812 X 20-10-1789Pé |
DIEVAL Jacques ° et + X 1757 Pénin VIART Jeanne ° et + |
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15 LELEU Hyacinthe ° 1761 + 1832 |
LELEU Jean Martin ° et + x BERTHE Séraphine ° et + |
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8 ° + x |
° et + x ° et + |
|
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4 ° + à |
9 ° + |
° et + |
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|
x |
10 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
2 N. ° + |
5 ° + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
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1 BOCQUET Léon ° 28-01-1892 + 28-02-1915 au fortin de Beauséjour |
x sa |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
(Marne) |
3 BOCQUET Cécile ° 23-01-1871 à Pénin + 21-05-1904 à Pénin |
6 BOCQUET Benoît ° 03-03-1835 + 21-05-1904 |
12 BOCQUET François ° 15-08-1802 + 13-09-1883 x 10-11-1829 à Pénin |
BOCQUET Ferdinand °
et + x
1803 BOSQUET Nathalie °
et + |
|
|
|
x 18-07-1866 à Villers/Simon |
13 DEMERIN M. Florentine ° 01-02-1801 + 07-10-1865 |
DEMERIN Félix ° et + x 1795 CUVELIER Marie Anne ° et + |
|
|
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7 RICQUART Ernesta ° 25-06-1843 + 02-05-1924 |
14 RICQUART Charlemagne ° 1805 + 09-03-1875 x 13-09-1831 à Villers/Simo |
RICQUART Fçois Géry ° et + x 1794 PETIT Praxède ° et + |
|
|
|
|
15 ROUSSEL Fidéline ° 25-07-1812 + 09-07-1856 |
ROUSSEL Fçois Fleury ° et + x 1810 RICQUART M. Catherine ° et + |
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8 N. ° + x sa |
N. ° et + x ° et + |
|
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|
4 DEMERIN Félix ° 08-06-1820 + 19-09-1888 à |
9 DEMERIN Sylvie °
11-05-1785 +
15-09-1845 |
DEMERIN Jean Charles ° et + x 1784 BOUTTEMY Bernardine o et + |
|
|
|
x 03-06-1845 à Pénin |
10 MAYEUR Jean Philippe ° + x |
MAYEUR °
et + x °
et + |
|
|
2 DEMERIN Alfred ° 15-12-1849 + 19-05-1920 |
5 MAYEUR Aglaé ° 1822 Ruitz + |
11 GODART Rosalie Jph ° + |
GODART ° et + x ° et + |
|
1 DEMERIN Jules ° 03-09-1886 + 04-03-1915 Le-Mesnil-les-Hurlus (Marne) |
x 29-07-1873 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
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époux de BertheTHILLIEZ |
3 DEPREZ Victorine ° 31-01-1852 + 10-02-1936 |
6 DEPREZ Florent ° 05-03-1789 + 05-08-1873 |
12 DEPREZ Romain ° 18-11-1757 + 10-08-1830 x |
DEPREZ François °
et + x 1745 BRASSART M. Catherine °
et + |
|
cousinde Félix |
|
x 17-09-1850 |
13 THOMAS Florentine ° 1764 Roellecourt + 1812 |
THOMAS ° et + x ° et + |
|
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7 BARAS Marie ° 1822 Givenchy + |
14 BARAS Valery ° 25-06-1787 + x 21-12-1821 |
BARAS Ferdinand ° et + x 1777 GOND Célestine ° et + |
|
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|
15 TOUPET Marie Jph ° 28-02-1796 + 18-04-1877 |
TOUPET Maximilien ° et + x MARTIN Henriette ° et + |
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8 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
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4 FUMERY Louis ° 1814 + à |
9 ° + |
° et + |
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|
X 1837 |
10 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
2 FUMERY HenriFerdinand ° 1857 + 1938 |
5 CANIPET Virginie ° 1816 + 1896 |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 FUMERY FerdinandEtien ° 24-04-1883 à Marest 62 + 07-10-1915 à Watronville (Meuse) |
x 22-01-1883 à Marest 62 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
Epoux de Marie LEGRU |
3 ROBBE Céline ° 1863 + 1913 |
6 ROBBE Fortuné ° 1824 + 1895 |
12 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 MEQUIGNON Catherine ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
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|
8 DUCAMP Célestin ° ca 1792 + X22-08-1821Vil |
° et + x ° et + |
|
|
|
4 DUCAMPS Florimond ° + 14-01-1864 à Villers-sir- |
9 ROUSSEL JulieRectitude °
1800 + |
ROUSSEL Alexis ° et + X GODART Marie Béatrice |
|
|
|
X 08-08-1860 à Pénin |
10 HOGUET Fleury Joseph ° 1794 + X03-03-1840Pén |
HOGUET Nicolas °
et + x LEFELLE Rosalie °
et + |
|
|
2 DUCAMP Alphonse ° 18-05-1861 à Pénin 62 + |
5 HOGUET Marie Louise ° + 21-12-1868 A Villers-sir- |
11 MOLON Marie Anne ° 1799 + 1868 |
MOLON ParfaitNicolas ° et + x CORNINFLOS MariePacifique ° et + |
|
1 DUCAMP GastonAlphonse ° 04-11-1880 à Lignereuil62 + 13-05-1916 à Fromereville (Meuse) |
x 07-02-1880 à Lignereuil62 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 RICART Blanche ° 14-05-1862 à Lignereuil62 + |
6 RICART François ° 1832 + 1860 |
12 RICQUART Benoni ° 1802 + X22-06-1830 A Sars-le-bois |
RICQUART Géry °
et + x PETIT Praxède °
et + |
|
|
|
x |
13 BEUGNET Désirée ° + |
BEUGNET PierrePhilippe ° et + x GAVORY Jeanne ° et + |
|
|
|
7 WAMBERGUE Sophie ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 DELANNOY Pierre Joseph °04-05-1780Izel + X04-05-1808Pénin |
DELANNOY Pierre Antoine °1746 Izel et + X 1780 Izel CHOISY Catherine °1754 Izel et + |
|
|
|
4 DELANNOY Julie Adélaïde °21-06-1826Pénin +
|
9 SALOPPE Marie
Anne °23-02-1784Pénin + |
SALOPPE Guislain ° et + X PEUVREL Victoire |
|
|
|
X sa |
10 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
2 DELANNOY Gabriel °13-03-1862Pénin + |
5 ? ° + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 DELANNOY AlbertJulienArsén ° 23-06-1894 à Pénin 62 + 02-06-1916 Massiges Marne |
x |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 ROUZé Marie ° ca 1872 + |
6 ° + |
12 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 DIEVAL Laurent ° 10-08-1784 + x 12-02-1811 |
DIEVAL Jean Guislain ° et + x 1781 BLERY Pacifique ° et + |
|
|
|
4 DIEVAL Victor ° 24-05-1819 + 22-09-1902 à |
9 PETIT Reine °
ca 1784 + |
PETIT Charles ° et + x Maizières LIEVAL Albertine o et + |
|
|
|
x 22-08-1875 |
10 CANDAS Jean Hubert ° 29-10-1794 + x 21-08-1816 |
CANDAS Hubert °
et + x
1785 BOCQUET M.
Védastine °
et + |
|
|
2 DIEVAL Léopold ° 26-02-1846 + 16-10-1936 |
5 CANDAS Stéphanie ° 20-01-1817 + |
11 GOUDEMETZ Augustine ° 28-03-1785 + 03-06-1844 |
GOUDEMETZ Nicolas ° et + x RICOURT Alexandrine ° et + |
|
1 DIEVAL Jean Léopold ° 15-05-1884 + 20-07-1916 à Soyecourt 80 |
x 23-07-1872 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
époux de Azélie LAVIGNE |
3 BOILLY Célina Marie ° 04-12-1846 + |
6 BOILLY Jean Baptiste ° 08-02-1812 + |
12 BOILLY Liévin ° 15-08-1767 + 10-01-1844 x |
BOILLY Liévin °
et + x
1752 LEFEBVRE Rosalie °
et + |
|
|
|
x 29-04-1840 à Villers/Simon |
13 BILLET Marie Anne ° 08-09-1770 + 12-06-1844 |
BILLET Toussaint ° et + x 1759 BERBANT Marie Anne ° et + |
|
|
|
7 LAGACHE Elisabeth ° 08-07-1813 + |
14 LAGACHE Pierre ° 1785 + x 19-10-1808 à Pénin |
LAGACHE Jean Baptiste ° et + x 28-07-1766 CAPRON Julie ° et + |
|
|
|
|
15 DELANNOY M. Catherine ° 19-05-1784 + 22-08-1851 |
DELANNOY Jean Baptiste ° et + x 25-06-1783 PLANCHANT M. Charlotte ° et + |
|
|
|
|
8 THILLIEZ Jean Baptiste ° 20-05-1762 + x 09-08-1820 |
THILLIEZ Jean Antoine ° et + x 1757 BOCQUET M. Hélène ° et + |
|
|
|
4 THILLIEZ Modeste ° 14-01-1804 + 23-03-1875 à |
9 LECOINTE M.
Charlotte °
30-12-1766 + |
LECOINTE Jean Baptiste ° et + x 1765 LEGRU Aldegonde o et + |
|
|
|
x 30-12-1840 |
10 FLIPPE Fçois Joseph ° 10-02-1777 + x 20-01-1808 |
FLIPPE Alexis °
et + x
1773 DIEVAL M.
Rosalie °
et + |
|
|
2 THILLIEZ François ° 01-08-1842 + 22-11-1916 |
5 FLIPPE Aglaé ° Villers/Simon + |
11 DUCROCQ Marie Joseph ° 13-05-1781 + |
DUCROCQ Philibert ° et + x 1781 WAGON Marie ° et + |
|
1 THILLIEZ Jules ° 10-10-1870 + 21-07-1916 à 80 Soyecourt |
x 24-11-1868 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
époux de M. Mathilde DELANNOY |
3 BOCQUET Henriette ° 02-02-1845 + 15-01-1934 |
6 BOCQUET Jean Baptiste ° 09-09-1810 + 10-03-1888 |
12 BOCQUET Adrien Fçois ° 09-07-1772 + 14-03-1858 x 07-07-1807 |
BOCQUET Adrien
Fçois °
et + x
1770 DEMERIN Marie °
et + |
|
cousin de Léon |
|
x 18-01-1842 |
13 LECOINTE Rufine ° 26-09-1770 + 26-02-1855 |
LECOINTE Jean Baptiste ° et + x 1765 LEGRU Aldegonde ° et + |
|
|
|
7 FLAMBRY Victorine ° 28-07-1814 + 10-11-1899 |
14 FLAMBRY Sulpice ° 08-11-1787 + x pas à Pénin |
FLAMBRY Thomas ° et + x DERICQUEBOURG Alexandrine ° et + |
|
|
|
|
15 PETIT Victoire ° + |
PETIT ° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 N. ° + x |
N. ° et + x ° et + |
|
|
|
4 N. ° + |
9 ° + |
° et + |
|
|
|
x sa |
10 DELANNOY Pierre ° 04-05-1780 à Izel + x 04-05-1808 |
DELANNOY Pierre °
et + x CHOISY Catherine °
et + |
|
|
2 DELANNOY Ludovic ° 13-03-1862 + |
5 DELANNOY Julie Adélaïde ° 21-06-1826 + 22-08-1887 |
11 SALOPPE Marie Anne ° 23-02-1784 + |
SALOPPE Pierre Guisla ° et + x PEUVREL Victoire ° et + |
|
1 DELANNOY Maurice ° 30-11-1896Pé + 25-08-1916 à Salonique |
x 29-10-1887 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 DELANNOY Marie Mérance ° 14-07-1865 à Pénin + |
6 N. ° + |
12 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
|
x sa |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 DELANNOY HermineMarieJp ° ca 1839 + |
14 DELANNOY Pierre Joseph ° ca 1797 + 1865 Pénin X 1825 Pénin |
DELANNOY Jean Baptiste °1753et+1815 X 1783 Pénin PLANCHANT MarieCharlotte °1759et+1805 |
|
|
|
|
15 BOCQUET Marianne Julie ° 1803 Pénin + 1884 Pénin |
BOCQUET Amand Joseph ° et + x MOLON Marie Anne ° et + |
|
|
|
|
8 N. ° + x sa |
N. ° et + x ° et + |
|
|
|
4 DEMERIN Félix ° 08-06-1820 + 19-09-1888 à |
9 DEMERIN Sylvie °
11-05-1785 +
15-09-1845 |
DEMERIN Jean Charles ° et + x BOUTTEMY Bernardine o et + |
|
|
|
x 03-06-1845 à Pénin |
10 MAYEUR Jean Philippe ° + x |
MAYEUR °
et + x °
et + |
|
|
2 DEMERIN Alphonse ° 17-12-1866 + 07-01-1925 |
5 MAYEUR Aglaé ° 1822 Ruitz + |
11 GODART Rosalie Jph ° + |
GODART ° et + x ° et + |
|
1 DEMERIN Félix ° 18-11-1888 + 31-10-1916 à Souain (Marne) |
x 21-02-1882 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
cousin deJules |
3 LEGRU Claire ° 21-12-1861 + |
6 LEGRU Gervais ° 19-11-1819 + |
12 LEGRU François Jph ° 21-09-1778 + 11-01-1864 x |
LEGRU Maximilien °
et + x BOILLY Marie °
et + |
|
|
|
x 18-03-1847 à Pénin |
13 DUPUICH Marie ° 20-02-1793 + |
DUPUICH Jean Baptiste ° et + x FINET Aimable Rosali ° et + |
|
|
|
7 GAMBIER Mélanie ° 02-03-1817 + |
14 GAMBIER Nicolas ° 02-03-1783 + x /1817 |
GAMBIER Charles Fçois ° et + x 1780 FLAMENT Augustine ° et + |
|
|
|
|
15 MICHAUX Véronique ° 1839 + |
MICHAUX ° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 MOLON Jean Louis ° 25-06-1786 + 12-03-1864 x 12-02-1806 |
MOLON Jean Baptiste ° et + x 1783 HEUREUX M. Euphrosine ° et + |
|
|
|
4 MOLON Alphonse ° 14-05-1817 + 04-07-1897 à |
9 LECLERCQ Delphine ° + |
LECLERCQ ° et + |
|
|
|
x 27-11-1844 |
10 FELVIN ° + x |
FELVIN ° et + x °
et + |
|
|
2 MOLON Norbert Zéphyr ° 05-09-1857 + 28-07-1920 |
5 FELVIN Virginie ° + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 MOLON Charles ° 06-04-1897 + 08-04-1917 à Prosnes (Marne) |
x 13-03-1892 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
célibataire |
3 PEUVREL Théodosie ° à Manin + |
6 PEUVREL Charles ° + |
12 PEUVREL ° + x |
PEUVREL °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 PLANCHET Marie ° + |
14 PLANCHET ° + x |
PLANCHET ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 FLORENT Théodore ° 20-07-1774 + x 08-05-1810 |
FLORENT Nicolas Fçois ° et + x OBRY M. Rose ° et + |
|
|
|
4 FLORENT Théophile ° + à |
9
à Pénin LAIGLE Albertine °
19-03-1778 +
27-02-1828 |
LAIGLE Joachim °ca1740et+1787 x 13-06-1775 BOCQUET Nathalie o1749et+1813 |
|
|
|
x 24-08-1847 à Pénin |
10 BULTEZ Pierre Philipp ° + x |
BULTEZ °
et + x °
et + |
|
|
2 FLORENT René ° + |
5 BULTEZ Augustine ° + |
11 LEGRAND Praxède ° + |
LEGRAND ° et + x ° et + |
|
1 FLORENT Théophile ° 07-02-1895 + 20-08-1917 à Louvemont (Haute-Marne) |
x 17-02-1880 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 LENOBLE Claire ° + |
6 LENOBLE Etienne Louis °enfant trouvé + 1910 |
12 N. ° + x sa |
°
et + x °
et + |
|
|
|
x 30-12-1856 à Pénin |
13 LENOBLE M. Marguerite ° + |
LENOBLE ° et + x ° et + |
|
|
|
7 BOCQUET Dalila ° 12-10-1834 + 15-02-1865 |
14 BOCQUET Théodore Jph ° 02-04-1800 + 08-12-1875 x 10-01-1827 à Pénin |
BOCQUET Pierre Jph ° et + x 08-04-1793 BRASSART M. Elisabeth ° et + |
|
|
|
|
15 MARTINAGE Alexandrine ° + |
MARTINAGE Augustin ° et + x 1800 ROUSSEL Félicité ° et + |
|
|
|
|
8 CHRETIEN Alexandre ° + x |
CHRETIEN ° et + x ° et + |
|
|
|
4 CHRETIEN Pierre Joseph ° + à |
9 LAJUS Sophie ° + |
LAJUS ° et + |
|
|
|
x 23-01-1866 à Pénin |
10 BOCQUET Pierre ° 29-06-1808 + 09-02-1895 x /1838 |
BOCQUET Philippe °
et + x
1804 COET Désirée °
et + |
|
|
2 CHRETIEN Choisy ° 21-07-1872 + |
5 BOCQUET Camille ° 14-09-1838 + 25-08-1882 |
11 BLONDEL Marie Ismérie ° + |
BLONDEL ° et + x ° et + |
|
1 CHRETIEN Georges ° + 23-03-1918 à Chauny (Aisne) |
x 02-01-1897 à Haute-Avesne |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 CHRETIEN Zénaïde ° + |
6 CHRETIEN ° + |
12 CHRETIEN ° + x |
CHRETIEN °
et + x °
et + |
|
|
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
4 ° + à |
9 ° + |
° et + |
|
|
|
x |
10 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
2 ° + |
5 ° + |
11 ° + |
° et + x ° et + |
|
1 DEBRET OscarIldephons ° 10-08-1895 Lattre-St-Quen + 29-05-1918 à Grand-Rozoy (Aisne) |
x |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 ° + |
6 ° + |
12 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
célibataire |
|
x |
13 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 FACHE Augustin ° 03-09-1775 + 01-03-1851 x 01-08-1810 |
FACHE Adrien ° et + x 1774 MALPAUX M. Joseph ° et + |
|
|
|
4 FACHE Narcisse ° 02-08-1811 + 17-04-1860 à Manin |
9 LEDRU Sabine °
15-09-1777 +
20-09-1842 |
LEDRU André ° et + x 1777 ALLART Sabine o et + |
|
|
|
x 12-12-1837 à Manin |
10 HAMIEZ Etienne °28-10-1789 + x 10-02-1813 |
HAMIEZ Etienne °
et + x
1789 BRIDE Rosalie °
et + |
|
|
2 FACHE Oscar ° 17-04-1850 + 09-02-1912 |
5 HAMIEZ Rose ° 12-02-1816 + 02-12-1877 |
11 TRUFFIER Félicité °09-01-1793 + 1816/ |
TRUFFIER Nicolas ° et + X 1788 CAUPAIN Félicité ° et + |
|
1 FACHE Alphonse ° 22-04-1878 + 30-05-1918 à Terdeghem (Nord) |
x 09-10-1875 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
|
3 BILLET Noémie ° 07-10-1854 + 16-04-1941 |
6 BILLET Catherine ° 1816 + 1869 |
12 BILLET Jean Baptiste °1798 + 1856 x 09-11-1815 |
BILLET Jean
Baptiste °
et + x
24-04-1787 CARON Marguerite °
et + |
|
marié 2 fois |
|
x sa |
13 BOUTTEMY Marie Félicité ° 1787 + 1764 |
BOUTTEMY Jean François ° et + x 04-02-1786 HOURIEZ Catherine ° et + |
|
|
|
7 ° + |
14 ° + x |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
|
8 GILBERT Nicolas Joseph ° 1785 + 1848 X 1808 |
GILBERT Gabriel °1744et+1826 X 1777 DELALAIN Marie Joseph °1751et+1830 |
|
|
|
4 GILBERT Nicolas Louis ° 1815 + 1866 à |
9 PETIT MarieFerdinand °
1785 +
1862 |
PETIT Henri °et+ X DUMONT Marie Joseph |
|
|
|
X 29-01-1857 à Maizières 62 |
10 BALAVOINE Jean Baptiste ° 1800 + 1884 X 1827 Gouy-T |
BALAVOINE Charles
Jph °1759et+1818 X1783Maizières VIGNACOURT Marie
Rose °1761et+1843 |
|
|
2 GILBERT Anatole ° + |
5 BALAVOINE Emerentine Marie Rose ° 1828 + 1917 |
11 WAILLY Sophie Joseph ° 1793 + 1876 |
WAILLY Simon ° et + x PETIT Alexandrine ° et + |
|
1 GILBERT Albert ° 26-06-1898 + 30-05-1918 à Soissons (Aisne) |
x 30-12-1876 à Pénin |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
célibataire |
3 LENOBLE Marie Félicité ° 02-02-1857 + |
6 LENOBLE Etienne °enfant trouvé + 1910 |
12 ° + x |
°
et + x °
et + |
|
|
|
x 30-12-1856 |
13 LENOBLE M. Marguerite ° + |
° et + x ° et + |
|
|
|
7 BOCQUET Dalila ° 12-10-1834 + 15-02-1865 |
14 BOCQUET Théodore ° 02-04-1800 + 08-12-1875 x 10-01-1827 à Pénin |
BOCQUET Pierre Jph ° et + x 1793 BRASSART M. Elisabeth ° et + |
|
|
|
|
15 MARTINAGE Alexandrine ° + |
MARTINAGE Augustin ° et + x 1800 ROUSSEL Félicité ° et + |
|
|
|
|
8 THILLIEZ Jean Baptiste ° 20-05-1762 + x 09-08-1820 |
THILLIEZ Jean Antoine ° et + x 1757 BOCQUET Marie Hélène ° et + |
|
|
|
4 THILLIEZ Modeste ° 14-01-1804 + 23-03-1875 à |
9 LECOINTE M.
Charlotte °
30-12-1766 + |
LECOINTE Jean Baptiste ° et + x 1765 LEGRU Aldegonde o et + |
|
|
|
x 30-12-1840 |
10 FLIPPE François Jph ° 10-02-1777 + x 20-01-1808 |
FLIPPE Alexis °
et + x
1773 DIEVAL M.
Rosalie °
et + |
|
|
2 THILLIEZ René Joachim ° 18-05-1844 + 19-05-1915 |
5 FLIPPE Aglaé Julie ° à Villers/Simon + |
11 DUCROCQ Marie Jph ° 13-05-1781 + |
DUCROCQ Philibert ° et + x 1781 WAGON Marie Jph ° et + |
|
1 THILLIEZ Léon ° 15-06-1886 + 19-11-1918 à Sommerdath (Allemagne) |
x 05-05-1915 |
-------------- |
-------------- |
-------------- |
|
prisonnier |
3 LEGRU Alphonsine ° 01-12-1863 + 13-05-1924 |
6 LEGRU Alphonse ° 04-07-1832 + 1914 |
12 LEGRU Rémi ° 18-02-1801 + x 05-07-1825 |
LEGRU Elie °
et + x
1790 DELANNOY Marie °
et + |
|
cousin de Jules |
|
x /1865 |
13 DEMERIN M. Aldegonde ° 10-03-1793 + 27-12-1869 |
DEMERIN Jean Charles ° et + x 1784 BOUTTEMY Bernardine ° et + |
|
|
|
7 BRUNET Pauline ° 1934 + 1916 |
14 BRUNET ° + x |
BRUNET ° et + x ° et + |
|
|
|
|
15 ° + |
° et + x ° et + |
FAMILLES
RECONSTITUEES (communes limitrophes)
AMBRINES
DUSSAUSSOY
FAUQUEMBERGUE
FLAMBRY
FOUCART
AVERDOINGT
BLOCQUET
BLONDEL
DIONET
DORLENCOURT
DUPUICH
FONTAINE (DE)
HANOT
HOURIEZ
JACQUEMONT
NERIN
PATOU
ROHAUT
VIART
AVESNES-LE-COMTE
BAUDET
BON
CORNU
LOUCHARD
MALBRANQUE
MATHON
PETIT
PIERRON
ROGEZ
SEBERT
THILLIEZ
WAGON
BAILLEUL-AUX-CORNAI
BARAS
BERTOUX
FLIPPE
GRISLAIN
BEAUFORT-BLAVIN
BEAUFFORT (DE)
BRACQUART
DOUCHET
DUCATEL
GODEL
GOSSE
LAVIGNE
LAVOISNE
LETURGEZ
MAYEUR
OLIVIER
PETIT
PIERRON
TISON
TRUFFIER
BERLES-MONCHEL
BOCQUET
BOUTTEMY
CANDELIER
CHRETIEN
DELORY
DIEVAL
FICHEZ
FLECHEL
GRISLAIN
SAINT-LEGER
TIRTAINE
CANETTEMONT
DEBRET
DECROIX
MALBRANQUE
NEVEU
DENIER
BRACQUART
LESIEUX
ETREE-WAMIN
BRAZIER
CATOUILLART
HECQUET
GIVENCHY-LE-NOBLE
CATOUILLART
COURCOL
FLAMENT
GODEL
MORIAUCOURT
GOUY-EN-TERNOIS
HOCHART
HOGUET
GRAND-RULLECOURT
LETURGER
HERMAVILLE
FLORENT
HESTRUS
CARRAULT
HOUVIN-HOUVIGNEUL
BOUCHER
BOUCRY
DAMIENS
DEBRET
DECROIX
FORTIER
GREGOIRE
LEFEL
MACRON
PETAIN
ROUGET
SALOPPE
IZEL-LES-HAMEAU
ANSART
BILLOT
BOCQUET
BOUILLARD
BRIDOUX
CAMPAGNE
CAPY
CATOUILLARD
CORNU
DELANNOY
DELEURY
HAUTECOEUR
HAVET
LONGBIEN
MAYEUR
MIELET
PLATEL
THELLIER
> THILLIEZ
LATTRE-ST-QUENTIN
CORNU
FAUCON
HOYEZ
WARNIER
LIGNY-ST-FLOCHEL
BERTHE
BILLET
FONTAINE (DE)
PATOU
POILLON
MAGNICOURT/CANCHE
LAGNIEZ
MAIZIERES
BALAVOINE
BOCQUET
BRACQUART
CARNEL
FLIPPE
LEBRUN
LIEVAL
GILBERT
PUCHOIS
VIGNACOURT
MANIN
ALLART
ANSART
CHOISY
FACHE
PECQUEUR
PLATEL
MINGOVAL
CAPET
DEPREZ
MONTCAVREL
MAILLY (DE)
NOYELLE-VION
AVERLAND
BENOIT
BEAUCOURT
COLLETTE
DELABY
HAUTECOEUR
HERPIN
LEU
PRUVOST
ROUSSEL
REBREUVE-SUR-CANCHE
DENEUVILLE
JONCQUET
POULAIN
REBREUVIETTE
BAUDRY
CATOUILLART
CAUET
PETAIN
SARS-LE-BOIS
ALLART
BAUCHET
BAYART
BEUGNET
BILOT
BRACQUART
CAULIER
COURCOL
CUVILLIER
DELAYENS
GODART
HANOT
RICQUART
VAAST
SAVY-BERLETTE
BACQUEVILLE
BRINGON
CHRETIEN
LEGRIS
MIELET
RICQUART
SOMBRIN
POULAIN
TILLOY
BILOT
TINCQUES
BACHELET
BEAUCOURT
BERTHE
BETHENCOURT
(LE)BLON
BOCQUET
BOUCHENDOMME
DELION
DESPLANQUES
DIEVAL
GALLET
LAMIOT
LOCQUET
MASCLEF
POULAIN
TIRTAINE
WACHEUX
VILLERS-BRULIN
BOILLY
TIRTAINE
VILLERS-SIR-SIMON
BOILLY
CANDAS
GAMBIER
Relevé des BMS de Pénin 1693-1792, et communes limitrophes
Relevé M de Pénin 1792-1892
Relevés M 1737-1792 des communes entourant Pénin dans un rayon de 10km
BMS des paroisses d’Arras (une vingtaine) avant 1737
Terrier de Pénin de 1708 du Comte de Béthune : Archives privées du château de Souverain-Moulin : Microfilm AD côte : 1 Mi 1115 R1 + copie papier
Terrier de Pénin de 1698 pour le Chapitre d'Arras : AD
Index 2J8 , 2J9, 2J10, 2J11, 2J12, 2J13 et 2J14 de la Collection Béthencourt, par Mme DESMARETZ de l’Association Arpège
"La vie rurale dans le nord du baillage artésien d'Avesnes-le-Comte de1693 à 1727" Thèse de Mme HARDY
" Répertoire des noms de personnes artésiens en 1569" par Berger et Warin
"Les noms de famille dans le Pas-de-Calais en 1820" par Boyenval et Bougard
"Epigraphie du Pas de Calais" par Rodières
Articles de René DUCROQUET parus dans VDN
Articles de Marcel BAYART parus dans VDN
"Invasion 40" de André COILLIOT 71, rue Raoul Briquet 62 BEAURAINS
"Histoire de l'Abbaye d'Etrun" du Comte de Héricourt.
"Histoire d'Etrun" de Lesueur de Moriamé ed 1899 réédité 1975
"La famille de Bailliencourt dit Courcol" de Henry de B. dit C. 1950
"Généalogie DE BAILLIENCOURT" Manuscrit de Casimir DE SARS DE SOLMONT à la Bibliothèque municipale de Valenciennes.
« Généalogie de la famille COURCOL dite De Bailliencourt » par Ternas et Du Chastel de la Howardries ed. 1878
« Baillescourt et la famille Proyart » de Fernand Decroix et Pierre Daudruy éd. 1957
"La terreur dans le district de St-Pol" de G. Sangnier
"Les émigrés dans le district de St-Pol" de G. Sangnier
"Voyage dans l'Inde, de Victor Jacquemont" par Guizot, Ministre de l'instruction Publique
"Correspondance de Victor Jacquemont" par Prosper Mérimée
"JACQUEMONT" ouvrage édité en 1959 par le Museum d'Histoire Naturelle
"Victor Jacquemont" par P. WARIN et M. BOUTTé Bulletin AGP n° 2 1984
« La vie et les conspirations du général Malet » par Frédéric Masson
"L'Abbé Prévost" contrats de mariage publiés par P. Warin Bulletin AGP n° 5 1985
"Les Laisné" de Jacques LAISNé
"France Nord" de François DENOEU
"Lières" de François CREPIN
"Souvenirs de famille" du Chanoine E.LEGRU 1934
"Histoire d'Avesnes-le-Comte" par Philippe LEDRU édité en 1878 ; réédité en 1977
"Généalogie des Longueval" par DOM GOSSE, manuscrit propriété de J P LONGUEVAL à Montcavrel 62170 MONTREUIL
"Arras sous la Révolution" par Lecesne
"Autour de Robespierre" par Alexis Lavoine AD Arras D 401-16
"Généalogie Gosson" par Amédée de Ternas
"Histoire généalogique de la maison DE GOSSON" par le Vicomte Ch. De Gosson Compiègne éditions de 1909 et 1910 AD
« Généalogie de la famille Gosson » dans « Souvenirs de la Flandre wallonne ».
"Histoire d'Artois" de Dom Devienne
"Chroniques de Flandre et d'Artois" de Louis Brésin. Analyse et extraits pour servir à l'histoire de ces provinces de 1482 à 1560 par E. Mannier Paris 1880 ; réédité en 2010
"Généalogie DE BASSECOURT" Manuscrit de Casimir DE SARS DE SOLMONT à la Bibliothèque municipale de Valenciennes.
"Généalogie DE BASSECOURT" Miroir de Goethals t2 Collection Rodières D163 T2
"Généalogie DE LONGUEVAL" Miroir de Goethals t2
"Notice historique et généalogique de la Maison HAUTECLOQUE" par Alfred de HAUTECLOCQUE éd. Cercle généalogique de Picardie 130, chaussée Marcadé 80100 ABBEVILLE
« Généalogie DE HAUTECLOCQUE » manuscrit H. Godin à la bibliothèque St-Vaast d’Arras
"La Maison de RENTY d'Artois" par le Colonel GRAFF 1967 AD
"Généalogie de la maison de Bryas" 9ème volume des "Archives généalogiques et historiques de la noblesse française" par M. Lainé Paris 1843
« Généalogie DE BETHENCOURT » par de La Gorgue Rosny p 166/167
« Généalogie DE BETHENCOURT » par Casimir de Sars de Solmont
« Généalogie DE BETHUNE » par Casimir de Sars de Solmont
« Généalogie BAYART » par Casimir de Sars de Solmont
« Généalogie DU PUICH » Rodières : Nobiliaire d’Artois MS 90 Tome 3
« L’orfèvrerie de la jurande d’Arras » de Nicole CARTIER
« Histoire généalogique de l’ancienne et illustre maison DE BEAUFFORT » de Alphonse Bremond
« Histoire de Manin » par Frédéric De Richoufftz de Manin
« Généalogie DE MONCHEAUX dit « Adin » par Rodières
« Généalogie DE POIX » dans « Souvenirs de la terre wallonne » Tome XV par Amédée De Ternas
« Les origines artésiennes de la famille Le Gentil de Méricourt » par Robert Le Gentil
« Généalogie de la famille DE BONNIERES » par Denis Du Péage
« Histoire de Béthune » de Béghin
Thèse de Werner Paravicini (en allemand) éditée en 1975 par l’institut germanique de Paris : « L’Etat bourguignon et sa classe dirigeante sous Charles le Téméraire ».
Article de Didier BOUQUET paru dans le n° 57 du Bulletin de l’AGP année 1998
« Les familles artésiennes » de Didier Bouquet parues dans le bulletin de l’AGP
« Descendance des seigneurs de (V/W)erloing(t) » par Meur ARNOU.
« Pouvoir au village et Révolution » de Jean-Pierre Jessenne.
« Qui étiez-vous hussards ? » de Louis VANDENDRIESSCHE éd. Paillart 2000 (chapitre LAVIGNE)
« Dictionnaire du Nord et du Pas-de-Calais » éd. Larousse 2001
« Le procès Briois » pièces annexes : compte-rendu à l’Abbesse d’Etrun de 1637-1638
Avec la collaboration de Mme CARIN, Joseph ZIEMCZAK, Henri LEFEBVRE, Didier BOUQUET, Christian ANSART, Meur BRACQ, Francis LETHO...
« Bulletin de la Commission des Monuments Historiques
de 1904 » : communication de 1903 du Comte Auguste Menche de Loisne
au sujet du « Livre d’Heures à l’usage d’Arras » imprimé par Philippe
Pigouchet en 1499.
« Livre d’Heures à l’usage d’Arras » imprimé par
Philippe Pigouchet en 1499. British
Museum, déposé « British
Library », St Pancrace 96 Euston Road LONDRES NW1 2DB ; côte :
BMC VIII 121 IA.40348 (1640) 00008549